Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le jeudi 21 septembre 2017

Port Lligat, cap de Creus, Costa Brava.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le mardi 19 septembre 2017

Musée Dali à Figueras

Le théatre-musée Salvador Dali de Figueras est une promenade onirique qui permet de se faire une idée de la variété et de l'ingéniosité des réalisations du maître catalan.

 

 

Toutes les influences se rejoignent dans ces oeuvres souvent drôlatiques : Velasquez, Piranese, Bouguereau, Meisonnier, Cezanne, Miro, Gaudi et même son ennemi intime, Picasso (*).

Recherches stéréoscopiques, mises en abyme, poésie vaporeuse, horreurs de la déportation, rêves surréalistes, pitreries et autodérision se côtoient dans ce splendide musée installé dans un théâtre comme l'a voulu cet acteur de génie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 (*) A ce propos, une anecdote qui dit l'intelligence et l'humour de Dali.

Comme on évoquait Picasso devant lui et qu'on lui demandait ce qui les rapprochait l'un de l'autre il répondit " Picasso est espagnol, moi aussi; il est catalan, moi ausssi, c'est un grand peintre, moi aussi; il est communiste, moi non plus !" 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 20-09-2017 à 20:50:58  (site)

Autre anecdote. Dali est venu un jour à Cherbourg il y a fort longtemps. J'étais jeune alors. Se promenant dans la ville, il a aperçu une tête-enseigne de cheval sculptée, fort réaliste, pendue au-dessus de la devanture d''une boucherie chevaline. Il est reparti avec ... Florentin

 
 
 
posté le lundi 18 septembre 2017

Promenade à Cadaques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le jeudi 14 septembre 2017

Et une réforme, une !

C’est un syndrome français : le nouveau ministre de l’Education Nationale, Monsieur Blanquer, y va de sa réforme.

 

       On n’a pas eu le temps de mettre en place - et encore moins de mesurer les effets de la réforme Peillon ou Vallaud-Belkacem - qu’on passe déjà à autre chose. En l’occurrence il s’agit d’une suppression pure et simple de la plupart des mesures de la précédente ministre.


     La réforme des collèges voulue par le nouveau ministre se déploie en quatre axes :


  • Possibilité pour les établissements et les communes de revenir à la semaine de quatre jours ( lundi, mardi, jeudi et vendredi) ou de conserver la semaine de quatre jours et demi.

  • Fin des devoirs à la maison pour les collégiens et instauration – ou plutôt restauration – des « études dirigées » ce qui obligera au recrutement, en heures supplémentaires de professeurs « volontaires ».

  • Rétablissement, au choix des établissements, de l’option de latin ( et de grec ?) sur trois heures par semaine en 4e et en 3e.

  • Fin des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) et de l’accompagnement personnalisé de la 6e à la 3e.

     

    Tout n’est pas mauvais dans ces mesures telles qu’elles sont annoncées. Mais outre qu’il va falloir à présent observer comment, pratiquement, elles vont se mettre en place ( je pense notamment aux études dirigées et à l’option langues anciennes), il est à craindre que les nombreuses dérogations prévues ne réduisent ces changements à bien peu de choses.

     

    Les intentions du nouveau ministre vont plutôt dans le bon sens. Je me suis assez rebiffé tout au long de ma carrière contre les désastreuses initiatives inspirées par les pédagogistes fumeux pour ne pas apprécier quelqu’un qui dit que la mission de l’école est d’apprendre aux enfants à lire, écrire et compter, qui veut bannir le fumeux concept de "prédicat" et retrouver le verbe, le sujet et le complément direct ou indirect, et qui souhaite que l’enseignement de l’Histoire soit chronologique et non plus thématique.

    Mais précisément cette longue expérience m’a appris à me méfier des annonces et à ne croire que ce que je vois.( cf. articles en lien pour la période 2010-2017)

 


 
 
posté le mercredi 13 septembre 2017

"Le roi te touche..."

Monsieur Macron nous a expliqué que sa pensée était trop "complexe" pour pouvoir être dévoilée en une simple interview.

 

Du coup, désespérant de l'intelligence de ses interlocuteurs, il les prend dans ses bras, leur enlace l'épaule, les touche.

A Saint-Martin, ce fut un festival.

Cette irritante manie en fait un héritier de Nicolas Sarkozy qui ne pouvait s'empêcher de tripoter les gens.

A moins que Jupiter-Bonaparte ne veuille faire revivre les roi thaumaturges " le roi te touche, Dieu te guérit !" 

 

 

  

 


 
 
posté le lundi 11 septembre 2017

Un train de tortue.

Le gouvernement d'Edouard Philippe a totalement raté la gestion de la crise extrêmement grave que traversent les deux collectivités de Saint-Martin et de Saint Barthélémy aux Antilles Françaises.

 

 

 

     Il n'y a pas - n'en déplaise aux commentateurs - qu'un ratage de communication.

C'est une catastrophe en ce qui concerne l'organisation sur place.

 

     Deux comparaisons sont cruelles pour le premier ministre et le président de la République : la maîtrise et l'anticipation des autorités américaines en Floride d'une part, et celle du gouvernement néerlandais dont dépend la moitié de l'île de Saint-Martin. 

 

 

     On rame à nous expliquer que Monsieur Macron ne pouvait pas se rendre sur place en raison de l'annonce d'un deuxième cyclone, José. Cet argument est absurde et de mauvaise foi.

Si les gendames et les militaires ont pu être envoyés sur place immédiatement après le passage d'Irma, le président qui met tant d'énergie à endosser le costume de chef des armées, pouvait également se rendre sur place sans danger.

Il y sera demain : c'est moutarde après dîner.

 

     On semble avoir été surpris par les scènes de pillage qui ont suivi la catastrophe. C'est incompréhensible puisqu'on sait d'expérience que cela se produit systématiquement, hélas, à chaque fois que survient un tel désastre.

La France dispose de forces importantes dans la Caraïbe. La légion étrangère est stationnée en Guyane. Rien n'était plus simple et plus évident que d'anticiper ces désordres en envoyant des renforts, surtout à Saint-Martin.

Les hollandais, eux, ont déployé leurs forces armées, pourtant bien moins considérables, et aucun pillage(*) n'a eu lieu à Sint-Marteen, la partie hollandaise de l'île, alors que notre malheureuse ministre, Mme Girardin, voyait des magasins dévalisés sous ses yeux !

 

La France" En Marche" a adopté un train de tortue. 

 

(*) Sur ce point, il semblerait, à en croire certaines autorités néerlandaises, qu'un certain nombre de pillages aient également eu lieu du côté hollandais, mais en moins grand nombre que du côté français. La différence, c'est que les Pays Bas ne disposent pas dans la zone caraïbe d'autant de moyens que la France

 

  

 


 
 
posté le lundi 11 septembre 2017

Initiales.

 Nicolas Hulot, on s'en souvient (voir article en lien) avait rebaptisé sa Fondation Nicolas Hulot (FNH) en une modeste Fondation pour la Nature et pour l'Homme. Nicolas=Nature, Hulot=Homme ! Excusez du peu.

 

Emmanuel Macron (EM), dans le même esprit d'exquise modestie, appelle son mouvement En Marche (EM).

 

Il serait amusant de trouver un nom de parti sur les initiales de Marine Le Pen (MLP), sur celles de Jean-Luc Mélenchon (JLM), sur celles de Laurent Wauquiez (LW), etc.Voyons...par exemple :

 

MLP "Mettez Les Pouces";

JLM "Je Les Mange";

LW "Le Waouh". 

Le concours est ouvert. 

Articles liés
Un nouveau messie : N. H.
 


 
 
posté le dimanche 10 septembre 2017

C'est whouaouh !

 

 Exclamation d'une jeune fille après avoir participé à un concert de rapp à Nouméa :

 

 

 

Quand/on (sans liaison) est sur scène, on se dit whouaouh*, quoi !

 

 

* A ne surtout pas confondre avec "waouh !" qui est à "whouaouh" ce que "fi" est à "pff".

 


 
 
posté le vendredi 08 septembre 2017

Il faut écouter Cassandre

La soeur de Pâris et fille de Priam roi de Troie, Cassandre, est un de ces personnages mythologiques dont on invoque souvent le nom sans toujours bien savoir ce quon dit.

 

 

Ajax arrache Cassandre au temple ( fresque de Pompéi) 

 

      " Cessez de jouer les Cassandre" lance-t-on à celui qui prévient qu'on se fourvoie sur un chemin dangereux et qui annonce un malheur à venir.

En disant cela on fait entendre que l'oiseau de mauvais augure - autre mythe intéressant - est un personnage d'un pessimisme absurde dont les avertissements sont vains et n'aboutissent qu'à assombrir gratuitement la vie des autres. On est même tout près de l'accuser d'être la cause des malheurs qu'il annonce.

 

     C'est un absolu contresens.

Cassandre, princesse troyenne d'une grande intelligence, voit plus clair et plus loin que ses concitoyens.

Elle avertit que l'ambassade de son frère Pâris à Athènes sera un désastre; elle prédit que la venue d'Hélène à Troie apportera de grands malheurs; elle tente en vain d'empêcher les Troyens de faire entrer dans leurs murs le monumental cheval que les grecs ont abandonné en quittant leur rivage et dont elle sait qu'il recèle un piège fatal à sa cité.

 

 

                                             Cassandre. Gaston Bussière (1862-1928)

 

 

 

Cette dernière prophétie est, de toutes les autres, celle qui permet le mieux de comprendre que Cassandre, loin d'être cet esprit sombre et détraqué qui voit le mal partout, est une observatrice attentive et lucide du monde et des hommes.

Elle connaît les grecs; elle sait leur intelligence et leur ruse; elle ne peut pas croire qu'après un siège si long et si sanglant, ils quittent la Troade en laissant une offrande sur la grève. Ce ne peut évidemment être qu'un piège. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Mais les Troyens, grisés par la joie du départ de leurs ennemis mortels, ne sont plus capables d'un jugement serein et sain. Ils n'écoutent pas les tragiques avertissements de leur princesse et font entrer dans leurs murs le fatal cheval...

 

     Il faut écouter Cassandre. 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Vavilov  le 09-09-2017 à 00:27:14

Plus prosaïquement on accuse le thermomètre de donner la fièvre...
L'allégorie s'appliquerait-elle à notre époque ?
et qui est Cassandre?

2. Frank-Marie-THOMAS  le 10-09-2017 à 11:02:16  (site)

@ Vavilov

Oui, c'est à peu près cela.
On ne veut pas écouter ce qui fait peur; le vrai effraie. Céline a très bien parlé de ces chiennes de traineau qui sentent les failles avant tous les autres chiens; il y a comparé les écrivains qui, comme lui, se font détester parce qu'ils sont plus lucides que les autres.
Un Michel Onfray, par exemple, me paraît un assez bon représentant de ces Cassandre qu'on n'écoute plus.
La faute, aussi, à tous ceux qui vivent en parasites sur les "mauvaises nouvelles" et dont le dessein n'est absolument pas d'éclairer leurs contemporains, mais de faire sensation et de vendre du papier.
On veut bien jouer à se faire peur, mais sans voir peur.

 
 
 
posté le mercredi 06 septembre 2017

Je touche du bois !

 

Je me réjouis de pouvoir contribuer efficacement au redressement national et au retour du plein emploi. Pour être plus exact, je m'en réjouirai vraiment lorsque la chose sera faite.

 

 

En attendant ces jours heureux, comme des centaines de milliers de Français, je suis trois fois frappé au porte-monnaie : deux fois directement et une fois par défaut.

     - Comme retraité, je vais payer une CSG augmentée ( sans que je sache d'ailleurs si cela concerne la première partie de cet impôt ou les deux) de 1,7%.

     -  Comme détenteur d'une assurance-vie, le prélèvement fiscal que je vais devoir payer sur la plus-value va passer de 22 à 30%.

     -  Et comme je dépasse le seuil prévu pour la suppression de la taxe foncière, je vais continuer à la régler chaque année, avec la perspective plus que probable de la voir augmenter sensiblement, les maires étant dans l'obligation de compenser le déficit que cette mesure va creuser dans les comptes de leur commune.

 

On comprend dans ces conditions que mon bonheur, qui s'apparente à celui d'une personne qui fait un cadeau et qui se réjouit de rendre quelqu'un heureux, ne soit assombri que par la crainte - justifiée par une assez longue expérience - que mes dons ne parviennent pas à leurs bénéficiaires supposés.

Je touche du bois ! 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 06-09-2017 à 20:52:53  (site)

Je ris jaune avec vous. Avec les traits un tout petit peu moins tirés. Je ne suis que locataire ! Florentin

2. johnmarcel  le 08-09-2017 à 02:45:47  (site)

Mon assurance-vie, ouverte en premier lieu pour ma retraite, est presque vide, ayant utilisé une bonne partie de l'argent pour la construction de ma maison en Indonésie et pour des investissements, dans le café et les transports...
Ma pension de retraite peut être versée directement par la CRAV à mon compte en banque indonésien, ou alors je garde mon compte en France et ma banque fait le transfert sans frais puisqu'il s'agira d'un transfert à longue échéance.
Un bémol toutefois, les banques indonésiennes veulent l'argent en dollars américains.

3. babylone 2429  le 08-09-2017 à 18:53:40

Franck, le prélèvement de la CSG c'est +1,7 point.
Cela se traduit par une augmentation de 7,5 à 9,2 % pour les salariés et pour nous les retraités de 6,6 à 8,3% pour les pensions de retraite.
Source Le Particulier de septembre 2017.

 
 
 
posté le dimanche 03 septembre 2017

A propos d'un sondage.

On nous le répète sans cesse : un sondage n'est qu'une photographie de l'opinion publique à un instant T, et plus significative est l'évolution de cette opinion sur un laps de temps long.

C'est alors la tendance générale qui compte, et non plus un chiffre pris en lui-même. 

 

 

 

De ce point de vue la baisse ou, pour parler plus exactement, la brutale dégringolade du président de la République et du premier ministre durant cet été, devrait être un signal d'alarme pour eux-mêmes et pour tous ceux qui les soutiennent ou font mine de le faire.

 

Observons les chiffres de ce sondage de la Sofres, ils parlent d'eux-mêmes.

Entre juillet et fin août, Messieurs Macron et Philippe sont respectivement passés de 54 % à 41 % et de 47 % à 39 %. Soit 13 points de chûte pour le premier et 8 points pour le second.

 

Il peut y avoir plusieurs explications à cette baisse inaccoutumée que j'avais pressentie au vu de la désastreuse participation aux élections législatives et des premières décisions du nouveau pouvoir (voir articles en lien) .

     - On peut y voir d'abord la volatilité et la légèreté d'une opinion fondée sur des impressions et des intuitions plus que sur la réflexion et la connaissance. C'est le reproche de fond que certains adressent au suffrage universel.

     - Ces chiffres calamiteux peuvent aussi traduire la déception des électeurs de gauche comme de droite qui ont sincèrement cru que le nouveau pouvoir allait agir dans le sens de leurs attentes et qui, les uns comme les autres, constatent qu'une fois de plus, ils ont été floués.

     - Il est probable, en plus, que les espérances nées de la promesse maintes fois réitérée par Monsieur Macron de "faire de la politique autrement" et d'en finir avec "le vieux monde", confrontées aux mesquineries arrivistes des uns et à la permanence de pratiques népotistes des autres, aient engendré une cruelle désillusion.

     -  S'ajoute à ce qui précède la forte impression d'impréparation, voire d'inaptitude d'un grand nombre de députés de la majorité rendant illégitime leur prétention à occuper tout le terrain politique et à ne tenir aucun compte des critiques des oppositions.

     - Enfin, pour clôre cette énumération forcément partielle, il est certain que l'annonce d'une cascade de mesures dont la plupart vont frapper l'écrasante majorité des classes dites moyennes de la population française (qui ont constitué le socle électoral de "En Marche") ont fortement contribué à la baisse spectaculaire de popularité du couple exécutif. 

 

Au point où en sont les choses, pour que cette érosion cesse, voire pour que la situation se retourne, il faudrait que les mesures annoncées produisent un effet réellement propice à la baisse durable du chômage et au rétablissement de la sécurité.

On peut toujours y rêver. 

 

 


 
 
posté le vendredi 01 septembre 2017

Les "anonymes" ont un nom !

Une fois de plus, à l'occasion des obsèques de la regrettée Mireille Darc, les commentateurs y sont allés de l'opposition entre les célébrités et les "anonymes".

 

 

Les acteurs célèbres, les journalistes, certains politiques connus ont un nom.

Le vulgaire, la foule, le bon peuple ému par la perte de cette femme charmante sont relégués dans la grisaille des personnes sans visage, de ceux qui, justement, ne sont "personne" au point même de ne pas avoir de nom.

 

Il s'agit là d'une manifestation particulièrement détestable et irritante de ce syndrome de l'euphémisme qui caractérise notre temps.

Car tous ces gens entourant le cercueil de la défunte actrice ne sont pas des "anonymes", mais des inconnus.

 

Il semble aux journalistes incultes qui parlent sur les images, que le mot "inconnu" est violent et même blessant. Ils s'imaginent atténuer l'idée en substituant au mot juste une approximation censée être plus respectueuse mais en réalité profondément insultante .

Il est en effet moins grave de porter un nom inconnu que de ne pas en avoir du tout, non ?   

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 01-09-2017 à 15:35:53  (site)

Voyez comme on est. Inattentifs. Je n'ai pas sursauté, comme vous, en entendant le mot "anonymes". Mais, je suis sensible à votre raisonnement. Il est vrai que les journalistes ne sont pas assez précis dans l'utilisation des mots qu'ils emploient. Ils vont trop vite et font forcément dans l'approximation, une approximation parfois coupable évidemment..

 
 
 
posté le jeudi 31 août 2017

Montesquieu (1689-1755)

 

 

 

 

 

 J'aime les paysans,

ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 01-09-2017 à 15:38:31  (site)

Mais ce n'est ps une raison pour vouer les paysans à la seule culture des pommes de terre ...

 
 
 
posté le mercredi 30 août 2017

Née le 29 août 2017.

 

 

 

 


 
 
posté le samedi 26 août 2017

Quand Macron s'oublie.

C'est récurrent chez lui : Monsieur Macron vient encore d'exprimer le mépris que lui inspire le peuple en général, et le peuple français en particulier.  S'il était âgé, on dirait qu'il s'est oublié.

 

 

     Circonstance aggravante, ses derniers propos, qui datent d'il y a trois jours, ont été prononcés à l'étranger, en Roumanie.

On se souvient qu'il s'était déjà laissé aller, durant la campagne, en Algérie, à condamner la France pour "crime contre l'humanité". Mais - si l'on peut trouver des excuses à cette faute - il n'était alors que candidat et ne représentait pas encore notre pays. 

On n'a sûrement pas oublié non plus sa très douteuse plaisanterie à propos des kwassa-kwassas à Mayotte (voir articles en lien). 

 

     Cette fois-ci c'est fort différent : Emmanuel Macron est président de la République. A ce titre il est censé incarner dans tous les pays où il est reçu, la réputation, l'honneur et les intérêts de notre nation. 

Pourtant, oublieux de ses devoirs élémentaires, il a osé, sur une tribune, devant la communauté française de Bucarest, proférer les paroles suivantes :

 

"Les Français n'aiment pas les réformes. Dès qu'on peut  éviter les réformes, on ne les fait pas. C'est un peuple qui déteste les réformes." 

 

     Passons charitablement sur le style extrêmement pesant de ces paroles.

Sur le fond elles sont non seulement inacceptables pour la raison que je viens de dire, mais parfaitement fausses et stupides.

Les Français sont un très vieux peuple à qui on ne la fait pas si facilement. Ils ne refusent pas "la réforme" - mot magique des technocrates - par principe ou par je ne sais quelle cauteleuse frilosité; ils repoussent les mauvaises mesures et les initiatives injustes.

Loin d'être le signe de leur bêtise, comme semble le dire Macron, leur réticence devant la "réforme" - qui est à la vie économique et sociale ce que la saignée et le clystère  étaient à la médecine de Molière - est au contraire une preuve de prudence, de clairvoyance et de bon sens.

 

     Toutes qualités dont, depuis plus d'un an, je doute que soit doté le jeune ambitieux qui nous gouverne. 

 

 


Commentaires

 

1. Galate2  le 26-08-2017 à 12:59:54  (site)

Je n'aurais pas dit mieux

 
 
 
posté le samedi 26 août 2017

Il est vraiment drôle !

 


 
 
posté le vendredi 25 août 2017

Et voici le CDI...C !

On connaissait le CDD, contrat précaire "à durée déterminée"; le CDIndéterminé n'avait plus de secret pour nous; voici venir, en cette fin d'été macronienne, un petit jeune tout frippé : le CDI "de Chantier".

 

     Cette belle figure de style qui allie élégamment des notions antagonistes, l'oxymore, est la traduction stylistique et rhétorique de la trop célébre formule de notre nouveau président " en même temps". C'est cet abracadabra, ce "sésame ouvre-toi", continuation, d'ailleurs, des synthèses molles de François Hollande, qui rythme désormais officiellement notre vie politique.

 

     Le clair et l'obscur, le chaud et le froid, la gauche et la droite réconciliés en une " ténébreuse et profonde unité", comme dit Baudelaire.

Avec un tel passe-partout les portes les plus hermétiquement fermées devraient s'ouvrir sans peine.

 

     Mais  quelque habitués que nous soyons à cette acrobatie sémantique et stratégique, le "CDIC" ne laisse pas de nous surprendre.

Ainsi, dorénavant, il serait possible et même banal d'être embauché pour une durée indéterminée - c'est à dire de façon permanente- mais bornée par la fin d'un chantier ! Un "toujours" provisoire, en quelque sorte.

Ce pourrait être, pourquoi pas, le pendant d'un "jamais" temporaire.

 

     Une fois de plus le génie inventif des énarques qui nous gouvernent a découvert la clé à tous nos problèmes : recouvrir du voile émoustillant de la séduction, le cadavre putréfié de nos espérances. 

Articles liés
A propos d'un sondage.
 


 
 
posté le mercredi 23 août 2017

Creuse (3)

La ville de Guéret n'a pas de charme particulier.

Mais il semble que la municipalité soit dirigée par des personnes de goût si l'on en juge par le fleurissement particulièrement original et varié qui orne ses places et ses rues. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le mercredi 23 août 2017

Ils ne sont plus Charlie !

La une de l'hebdomadaire Charlie Hebdo de ce jour fait scandale. Je m'étonne qu'on s'en étonne et je suis navré qu'on s'en indigne.

 

 

 

 

 

 

     Depuis son origine et grâce à l'esprit de ses pères fondateurs, ce journal se délecte de tout ce qui peut froisser les habitudes de pensée et la morale traditionnellement admise, surtout quand se cache derrière sa prétendue rigueur toute l'hypocrisie du monde.

 

     Charlie Hebdo, on le sait, fait de la lutte contre les religions, toutes les religions, le fond de ses articles et le sujet de la majeure partie des dessins qui les illustrent.

Je me souviens de l'indignation de ce parangon de morale qu'est Isabelle Balkany lorsque parut en première page l'image de Dieu le père, la tête ornée du triangle de la sagesse, avec le titre :

l'assassin court toujours.

 

     Cette semaine c'est une affreuse image de deux corps écrasés par la camionette blanche sur les ramblas de Barcelone avec ce titre :

 

islam religion de paix... ETERNELLE !

 

qui suscite un concert d'indignation, comme celle exprimée ce matin par l'ancien ministre socialiste Le Foll sur BFMTV.

 

     Qu'on soit frappé par la violence de cette cruelle ironie peut s'entendre. Mais qu'on fasse mine de s'indigner du fameux "amalgame" entre islam et islamisme est une tartufferie doublée d'une stupidité dangereuse.

Pourquoi ne distinguerait-on pas, pendant qu'on y est, chétienté et christianisme ?

Le Coran, grand et noble texte, tout comme la Bible, contient des trésors de sagesse, il est vrai, mais aussi des appels à la violence.

Ceux qu'on nomme les islamistes en les distinguant des musulmans pacifiques, ne font que puiser dans le texte les passages qui vont dans le sens de leurs passions fanatiques.

Mais il est vain - et cela a très bien été montré par Michel Onfray - de nier que la violence soit le fait de la religion elle même et de prétendre qu'elle en est une déformation idéologique. L'éditorial de Riss explicite et justifie la caricature de une :

 

" Depuis (le 7 janvier 2015) un travail de propagande est parvenu à distraire nos esprits et à dissocier ces attentats de toute question religieuse. Aujourd'hui plus personne ne s'interroge sur le rôle de l'islam dans l'idéologie de Daesh. Le bourrage de crâne a réussi à nous faire admettre que le "fait religieux" ne doit pas être discuté. Il s'impose à nous, et ceux qui osent le remettre en question sont traités d'anticléricaux primaires d'un autre âge. "

 

     J'assume d'être un anticlérical " primaire d'un autre âge" et je soutiens que le mal est dans la foi religieuse elle même, quelle qu'elle soit, qui n'a jamais été porteuse que de fanatisme et de massacres au nom d'un  prétendu dieu de prétendu amour. 

 


Commentaires

 

1. Vavilov  le 24-08-2017 à 23:03:47

l'homme semble aimer la guerre avec ou sans religion:
communisme 130 millions de morts
(Stéphane Courtois Simon Sebag Montefiore)
" génocide vendéen (Ronald Sécher)
la Vendée ne mettait pas la république en danger ... les guerres de la république naissante qui n'était pas attaquée... Napoléon et ses guerres " ( tous ces faits rapporté par Michel Onfray et tiré de Jaurès ...)
la polémologie n'a pas besoin de recourir au fait religieux comme phénomène explicatif des guerres.
Coran: 300 versets violents sur 6000 (A.-M Delcambre) plus les hadiths, la vie du prophète chef de guerre.
Certes le "aimer vous les uns les autres" seul enseignement de l'évangile n'a pas empêcher les chrétiens de se mal conduire

2. Frank-Marie-THOMAS  le 25-08-2017 à 09:01:25  (site)

@ Nicolaï Vavilov

Je ne dis pas, cher lecteur, que toutes les guerres de l'histoire ont une cause religieuse, sur ce point je suis en accord avec vous; je dis que toutes les religions monothéistes ont été cause de guerres. Surtout civiles, d'ailleurs, et d'une férocité accrue par l'aveuglement fanatique.
Vous m'avouerez sûrement que ce n'est pas la même chose.

3. Vavilov  le 01-09-2017 à 10:09:20

il faut reconnaître qu'une simple comptabilité donne un solde en faveur de "l'athéisme"
à moins de qualifier le système communiste de religion séculière et la profanation de saint Denis d'acte religieux en tous cas cas rituel , conjuratoire. Ce qui pourrait nous mettre d'accord!!!
En Syrie, en Irak les chrétiens sont massacrés...
s'agit-il d'une guerre de religion ?
La shoah est elle une guerre de religion?
Quelle était la religion d'Hitler ?: le "socialisme-national" (vous nous avez enseigné qu'en français on plaçait , le plus souvent l'adjectif épithète, après le substantif.)

 
 
 
 

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