Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le dimanche 18 juin 2017

Vu à Ars en Ré.

En passant dans les rues d'Ars en Ré hier, je suis tombé sur cet inénarrable panneau électoral.

Les heureux électeurs de La Rochelle et de l'île de Ré ont donc aujourd'hui le choix entre deux candidats se réclamant l'un et l'autre de la majorité présidentielle.

Ce n'est plus, comme le disait le regretté Jacques Duclos "bonnet blanc, blanc bonnet", c'est bonnet blanc ou bonnet blanc.

Le plus simple, dans ces conditions, est encore de s'abstenir. Ce que je fais.

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le lundi 12 juin 2017

Un bulletin surréaliste !

 

 

     Non seulement ce premier tour des élections législatives bat tous les records d'abstention, mais on y a vu naître une curiosité : " le Parti du Vote Blanc".

Il est difficile de trouver plus absurde qu'un candidat prônant un vote contre lui !

Ceci est drôle mais anecdotique.

 

     Beaucoup moins anecdotiques sont l'incroyable désaffection des électeurs (*), la probable élection d'une masse d'inconnus dont les capacités restent à prouver,  et  l'annonce du nombre scandaleusement bas de sièges gagnables par les socialistes, l'extrême gauche et surtout le Front National.

 

     Une telle chambre, si le second tour confirme voire amplifie le premier, est grosse de menaces pour l'avenir parce que cette masse de gens inexpérimentés ne peut constituer qu'une servile chambre d'enregistrement et que les grandes constantes politiques qui n'on évidemment pas disparu par magie, ne sont pas représentées équitablement.

 

     A cette Assemblée qui ne ressemblera à rien s'ajoute l'extraordinaire densité de traîtres à leur parti réunis autour de celui à propos duquel François Hollande, dans un moment de lucidité, a déclaré :" il m'a trahi avec méthode".

 

     Dans ce décor peu réjouissant, le bulletin surréaliste du "Parti du Vote Blanc" est bien rafraîchissant.

 

(*) A l'issue de ce premier tour, et sans présumer de ce que pourrait être un éventuel sursaut, avec 2,23 % de bulletins blancs et 51,29 % d'abstention, l'énorme majorité présidentielle à la Chambre ne représentera donc que 30 % de 46,5 % des électeurs inscrits, soit 13,8 % !

Pour être complet, encore faudrait-il ajouter - chose qu'aucun média ne fait jamais - que sur 48,8 millions de citoyens en capacité d'être électeurs, seuls 44,8 sont inscrits sur les listes électorales.

Ces 11 % manquants sont évidemment à ajouter aux 53,5 % d'abstentionnistes et d'électeurs ayant voté blanc, ce qui au total donne 64,5 % des citoyens qui refusent d'exprimer un vote en faveur de quelque candidat que ce soit.

Peut-on encore parler de "suffrage universel "?

 Et quelle légitimité réelle peuvent bien avoir des élus choisis par  un  tiers du tiers du corps électoral ?

   

 

 

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Commentaires

 

1. Florentin  le 14-06-2017 à 11:38:36  (site)

Je ne sais toujours pas ce que je ferai dimanche. Le premier arrivé dans ma circonscription a l'investiture d'En Marche, le second arrivé, qui voulait cette investiture et ne l'a pas obtenue, s'est néanmoins présenté sous l'étiquette Majorité présidentielle. Je ne veux voter ni pour l'un ni pour l'autre. Me reste la pêche ou ... le vote blanc ... Florenrtin

2. Frank-Marie-THOMAS  le 15-06-2017 à 06:58:16  (site)

Cher Florentin,
cette configuration se reproduit dans un grand nombre de circonscriptions. Témoin celle, à Paris, où Myriam El Khomeri et J.Y Bournazel se réclament l'un du soutien du président, l'autre du premier ministre... C'est la démonstration caricaturale de l'arnaque dans laquelle sont tombés nos concitoyens. Ils ne méritent peut-être pas ce qu'a dit d'eux Henri Guaino, mais ils n'ont sûrement pas de quoi être fiers.

 
 
 
posté le vendredi 09 juin 2017

Macron ( 21 av. - 38 ap.) : autre temps, autres moeurs.

Outre un gastéropode marin, un peintre grec et une micro-particule, le nom de Macron désigne, pour les latinistes et les historiens, un des plus habiles et des plus amoraux hommes politiques de l'antiquité Romaine.

 

 

     Macron, de son nom complet Quintus Naevius Cordus Sutorius Macro, né en 21 av. dans un milieu qui ne le destinait pas à la glorieuse carrière qui fut la sienne, était un habile intriguant qui sut, à force d'insinuation et de services rendus, s'introduire dans les bonnes grâces de l'empereur Tibère.

Celui-ci au plus haut point méfiant et peu confiant en la nature humaine, avait, comme on sait, fini par s'enfermer dans son palais, à Capri, pour des raisons de sécurité.

Toutes ses précautions n'empêchèrent pas Séjan, le préfet du prétoire ( c'est à dire le chef de la garde prétorienne, dévouée à la sécurité de l'empereur), d'intriguer contre lui au point de prendre la tête d'une conspiration destinée à le chasser du trône. L'historien Tacite peint admirablement le portrait de ce Séjan et raconte ses intrigues et son effroyable fin de façon saisissante dans les Annales.

 

     C'est à l'occasion de la chute de Séjan que Macron devint à son tour préfet du prétoire, poste le plus proche de la personne du souverain, conseil et protecteur à la fois.

Mais Macron avait d'autres ambitions. Voyant Tibère vieillir et lentement décliner, cet homme à peine quarantenaire entrevit la possibilité d'une grande carrière au service d'un prince de la maison impériale, Caïus, le futur empereur Caligula.

Macron n'hésita pas, pour entrer dans les bonnes grâces de ce personnage inquiétant et fantasque, à pousser dans son lit sa propre épouse, Ennia. La manoeuvre, bientôt aidée par le crime, réussit au delà de ses espérances.

Tibère, d'ailleurs, était lucide à propos des Macron au point, raconte Dion Cassius dans son Histoire Romaine,  de lui dire  : " tu as raison d'abandonner le soleil couchant pour t'empresser au soleil levant."

 

     Un jour que le vieillissant Tibère venait de faire un malaise - la scène se passait dans sa villa du cap Misène - Macron, sous couvert de porter secours à l'empereur, le fit étouffer - à moins qu'il ne l'étouffât lui-même - sous des couvertures.

 Le successeur de Tibère, Caligula, conserva auprès de lui Macron, qui l'avait tant aidé à se défaire de son prédécesseur. et dont le crime lui paraissait un gage de dévouement et une assurance de fidélité.

 

     Macron, renforcé dans son pouvoir par la confiance du nouvel empereur ne vit pas venir l'orage. Caligula, encore plus méfiant que Tibère et dont la raison était de plus en plus troublée, se mit à se méfier de son préfet du prétoire. Pour l'éloigner tout en lui faisant miroiter un avenir glorieux et doré, il le nomma en 38 ap. préfet d'Egypte, l'un des gouvernorats les plus brillants et les plus rémunérateurs de l'Empire.

Mais alors que Macron et son épouse Ennia - qui était toujours la maîtresse de Caligula - allaient s'embarquer à Ostie pour se rendre à Alexandrie, une lettre de l'empereur leur parvint leur enjoignant de se suicider sur le champ.

Telle fut la fin de ce couple d'ambitieux.

 

 

 

     Certains, aujourd'hui, tel le dessinateur humoristique Deligne, voudraient tracer un parallèle entre ces temps anciens et ce que nous sommes en train de vivre. Loin de moi une telle idée !  Autres temps, autres moeurs.

 


 
 
posté le mercredi 07 juin 2017

Parler POUR ne rien dire.

Le premier ministre Edouard Philippe et la ministre du travail Muriel Pénicaud ont "dévoilé" hier leur plan d'action pour l'année à venir. On n'en sait pas plus qu'avant leur intervention.

 

 

     En réalité, ce qui nous a été présenté est un calendrier des réformes à venir.

Je résume : trois phases doivent se succéder d'ici à 2019.

     - Réforme du code du travail

     - Réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle

     - Réforme des retraites.

 

     Je ne parlerai aujourd'hui que du calendrier de la première de ces trois réformes, celle du code du travail. 

Toute la subtilité de la manoeuvre repose précisément sur l'utilisation du calendrier : durant tout cet été, en juin et juillet, puis en août et septembre, aura lieu une concertation avec les organisations salariales et patronales.

Le 28 juin, un projet de loi débattu en conseil des ministres devra permettre de réformer le code du travail par ordonnances. Après débat, le Parlement - où le mouvement politique récemment créé par Emmanuel Macron sera majoritaire si l'on en croit les sondages (*)-  autorisera le gouvernement à légiférer par ordonnances. La réforme devrait être définitivement bouclée et annoncée à la fin de l'été.

 

     Sur le papier l'affaire semble bien ficelée. Reste qu'on est en droit de regretter que les électeurs soient appelés à désigner leurs députés dans quatre jours alors qu'ils ne savent absolument rien de ce que va réellement contenir cette réforme capitale pour leur vie, ni d'ailleurs les deux qui suivront l'année prochaine. On les appelle donc à faire confiance les yeux fermés. Bon courage !

 

     Devant la presse hier, le premier ministre et la ministre du travail - à qui l'on ne peut souhaiter que bien du courage pour la suite - n'ont donc annoncé qu'un calendrier, c'est à dire un cadre sans tableau.

C'est littéralement ce qui s'appelle parler POUR ne rien dire.

 

(*)  Je me permets un pronostic : si d'aventure - comme c'est plus que probable - cette réforme (et les suivantes) présente des éléments qui  amènent les salariés et les retraités à descendre dans la rue en masse, on verra les députés "En Marche" commencer à être pris de scrupules et de doutes. Quant aux députés élus comme "Majorité pour la France" ou Parti socialiste qui pourraient être tentés par un ralliement plus ou moins franc, il est plus que probable qu'ils exciperont de leur étiquette pour se mettre en "marche arrière".

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posté le lundi 05 juin 2017

Une mystérieuse facture.

Pour une fois, sans doute grâce aux loisirs que me laisse ma condition de retraité, je prends le temps de regarder en détail la facture d'eau que Veolia ( ah ! la fureur de changer les noms des services publics !) me fait gentîment parvenir.

 

 

 

 

 

     La somme est exorbitante pour un produit qui naguère - je veux dire dans ma jeunesse - était encore gratuit, comme l'air. On peut craindre du coup que ce dernier ne le demeure pas toujours...

Mais là n'est pas la question.

 

     Ce qui "m'interpelle" comme disent les journalistes, c'est la division en trois rubriques de la dite douloureuse :

" Potabilisation (aïe!) et distribution de l'eau.

Collecte et dépollution des eaux usées.

Organismes publics." 

 

     Chacune de ces rubriques est elle-même divisée en sous-rubriques d'où il ressort que je paie quatre abonnements :

     -  le premier  à titre personnel,

     -  le deuxième au titre de la part communale

     - le troisième à titre personnel pour la collecte et la dépollution

     - le quatrième pour la part communale de ce que dessus.

On ne fait pas plus simple ! 

 

Et pour compléter le tableau, différents taux de TVA s'appliquent aux sommes initialement dues qui sont un mystère que personne ne prend la peine d'expliquer au cochon de payant que je suis :

     - 5,5% pour tout ce qui relève de la première rubrique, "potabilisation"

     - 10% pour la deuxième rubrique "collecte et dépollution"

     - et, last but not least, deux taux différents pour la troisième, "organismes publics" :

          -  5,5% pour la "lutte contre la pollution",

          -  mais 10% pour la "modernisation des réseaux".

 

     Que le citoyen-payeur qui comprend cette filandreuse facture veuille bien être assez aimable pour me l'expliquer, ou plutôt - car je la comprends - me la justifier.

 

 

     On nous tympanise à longueur de journée avec la nécessaire participation du citoyen aux affaires de la cité, et aussi avec deux notions que semble contredire absolument ma facture : "la simplification administrative" et  "la transparence" .

Il y a apparemment un bon bout de chemin à parcourir pour atteindre ces trois terres promises. 

 

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Commentaires

 

1. Florentin  le 05-06-2017 à 10:38:15  (site)

Le "choc de simplification" nous avait promis Hollande. Mais l'inertie de l'administration est trop épaisse et on n'a rien vu venir. Ceci étant, la complexité des textes dont vous donnez ici un exemple n'est-elle pas voulue ? Elle est trop pratique et permet souvent de nous enfumer ...

 
 
 
posté le dimanche 04 juin 2017

de "du" à "des".

Une lettre de plus et l'odieuse plaisanterie de Macron aurait perdu toute nocivité.

Comme l'accent sur le "U" du procès du Mariage de Figaro, le "du comorien" change le sens de toute la phrase.

"Du comorien" est une formule méchante, malveillante et dégradante que le président a volontairement préférée à "des comoriens", seulement pour faire rire les flatteurs qui l'entourent.

Une occasion de plus de vérifier le poids des mots et même des lettres. 

Ce jeune dirigeant se contrôle décidément très mal. Sans doute grisé par la série de succès qu'il connaît depuis un an, il exulte en laissant apparaître sa véritable nature.

 

Ajoutons y, pour faire bonne mesure, le plagiat non assumé de la formule très médiatisée : "il n'y a pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B" .

Laurent Fabius l'avait utilisée lors de la Cop 21 mais il avait eu du moins la courtoisie de dire qu'elle n'était pas de lui, mais de Ban Ki moon, l'ancien secrétaire général de l'ONU.

Apparemment Monsieur Macron n'a pas la même élégance. 

 

 


 
 
posté le dimanche 04 juin 2017

Le latin et la démocratie.

Comment la langue de l'empire Romain est selon moi la base de l'esprit démocratique en Europe, tel est le paradoxe que je voudrais brièvement évoquer ici et qui pourrait faire  l'objet d'un bien plus long développement.

 

 

 

     On entend souvent, pour défendre l'enseignement du latin au collège et au lycée, si rudement mis à l'épreuve depuis plusieurs décennies (voir articles en lien),  de pitoyables arguments au nombre desquels le plus misérable est sans doute qu'il aide les futurs médecins, vétérinaires ou botanistes. Si la langue latine - qui demande beaucoup d'efforts pour être maîtrisée - n'avait que cette utilité mesquinement pragmatique, il ne vaudrait sûrement pas la peine d'y investir tant de temps ni surtout d'en apprendre la syntaxe puisque le vocabulaire et l'étude de quelques racines grecques et latines suffiraient à remplir cet office.

 

     Même si on laisse de côté des arguments bien plus forts comme la sensibilité à la structure de la phrase ou la connaissance de notre passé commun, le latin demeure selon moi une base - la plus solide - pour faire vivre réellement la démocratie.

 

 

     Quel est le plus pressant danger que nous ayons à affronter aujourd'hui ? Les tragiques évènements viennent nous le rappeler avec une sinistre régularité : ce sont les idéologies totalitaires, cachées sous de délirants prétextes religieux, qui prônent la haine de l'autre, l'intolérance et la violence extrême.

Les idéologies sont des élaborations théoriques qui, parce qu'elles sont théoriques, sont coupées du réel et se croient suffisantes à expliquer puis à gérer le monde. Toutes, depuis le culte du chef ou l'adoration d'un dieu législateur jusqu'au communisme totalitaire, ont débouché, toujours, sur des massacres perpétrés au nom du bien absolu.

 

     Or il se trouve que l'étude du latin est un excellent antidote à cette brutalité.

L'enseignement du latin, en effet, oblige à tourner l'esprit vers l'origine du français (et, bien entendu, de toutes les autres langues latines du monde), à prendre conscience que la plupart des concepts qui constituent notre paysage idéologique contemporain plongent leurs racines dans ceux que développaient il y a plus de vingt siècles Cicéron, Virgile et Lucrèce.

C'est la façon la plus efficace de sentir la superficialité mensongère des dogmes politiques ou religieux et de favoriser cet échange ouvert et sans a priori qui est la base même de la dialectique démocratique. 

 

     Autre vertu du latin, et non la moindre : donner de l'épaisseur aux mots français dont il constitue l'armature et l'histoire, c'est à dire la vie. On passe ainsi de concepts figés à leur référent naturel, à la chose elle-même.

Rex, regis, le roi,  se retrouve dans des mots apparemment sans rapport comme royal, règle, réguler, régir. Le savoir - et, mieux encore, le sentir - n'est-ce pas adhérer de façon quasi physique à ce qu'on entend ou ce qu'on dit ?

 

     Et cette opération intellectuelle qui peu à peu, par la familiarité avec le latin (et le grec)  devient une sorte de réflexe, ne donne-t-elle pas aux mots et aux phrases qu'ils composent une profondeur et une résonnance directement opposée au misérable appauvrissement conceptuel sur lequel prospèrent toutes les idéologies anti-démocratiques ? 

 


Commentaires

 

1. Nicolaï Vavilov  le 10-06-2017 à 00:31:19

mes maîtres nous disaient que le latin langue morte permettait d'articuler sa pensée dans un idiome libéré de toute contrainte utilitaire. Il faut cependant avouer que peu d entre nous atteignaient un tel niveau.
A l opposé l anglais est perçu comme la langue des affaires. On ne pense pas en anglais comme en français (Hagège)
Avec le globish ambiant faut-il craindre que nous devenions un «peuple de boutiquiers»?

 
 
 
posté le samedi 03 juin 2017

Le "bon mot" de Monsieur Macron.

Nos compatriotes mahorais sont révoltés par la désinvolture blessante de Monsieur Macron.

 

 

 

     Cette île de Mayotte à qui la France a longtemps promis la départementalisation qu'elle souhaitait, mais qui n'a fini par l'obtenir que durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, est particulièrement sensible à l'attitude de la mère-patrie à son égard.

 

     Mayotte - comme dans un autre contexte, la Guyane - est soumise à une énorme pression migratoire en provenance du reste de l'archipel des Comores auquel elle appartient géographiquement ( voir article en lien). Les trois autres îles, Mohéli, Anjouan et Grande Comore sont dans une situation économique et politique extrêmement délicate et la misère y est grande.

Les comoriens affluent en masse vers Mayotte pour s'y faire soigner, pour y accoucher, pour tenter d'y survivre. 

Ils traversent à bord de misérables embarcations, les kwassa kwassa qui souvent chavirent, causant la mort d'un nombre considérable de ces malheureux. 

 

 

 

 

 

     Tel est le contexte dont le nouveau président de la République a cru bon de faire le sujet d'une fort mauvaise plaisanterie.

En visite à Etel, dans le Morbihan, au centre de surveillance et de sauvetage, reprenant un officiel obséquieux qui évoquait "les tapouilles et les kwassa kwassa", Emmanuel Macron, désireux de faire montre de ses connaissances encyclopédiques, lance aux courtisans réunis autour de lui : " ah non ! C'est à Mayotte les kwassa kwassa; mais le kwassa kwassa pêche peu, il ramène du comorien, c'est différent". Et d'ajouter, devant la mine interloquée des huiles présentes, "les tapouilles, c'est les crevettiers."

 

     Il "ramène du comorien" !  Si qui que ce soit d'autre avait osé cette plaisanterie répugnante, assimilant les réfugiés à du poisson, il se serait sûrement trouvé quelqu'un pour le traîner devant les tribunaux.

Marlène Schiappa (voir article en lien), veut verbaliser les insultes sexistes, mais le président de la République, lui, peut impunément faire montre de mépris pour des gens malheureux qui meurent par centaines dans leur traversée désespérée.

 

     Je subodore depuis le début - j'ai déjà eu l'occasion de le dire - quelque chose de déréglé chez ce monsieur. Régulièrement, durant la campagne, il s'est laissé aller, à l'égard de petites gens, à l'expression d'un mépris hautain tout à fait insupportable. Si on y ajoute ses envolées messianiques, sa sortie en Algérie sur la colonisation française, "crime contre l'humanité" , et la façon dont il tire à lui la couverture en détournant   la formule électorale de Donald Trump : "make the world great again", on a le portrait d'un personnage dont le sourire commercial cache une vanité et une dureté plus qu'inquiétantes.

 

  

 


Commentaires

 

1. Decapedepee  le 05-06-2017 à 13:58:02

Il s imagine sans doute, par sa fonction présidentielle un peu royale, obligé de mépriser, dédaigner et rabaisser les hommes - comme si son pouvoir, qu il doit trouver divin, lui permettrait tout.

Roi

2. Nicolaï Vavilov  le 10-06-2017 à 00:11:11

De la même veine que le «sans dents»
trahissant le mépris du peuple par ces «ploutocrates» socialistes
On me pardonnera ce ré emploi de ce terme connoté...mais qui pourrait s'appliquer à celui qui avoue avoir dépensé un smig par jour

 
 
 
posté le mardi 30 mai 2017

Les Pouilles (2) Musée archéologique national de Tarente.

Les fouilles de cette cité, la plus importante de la Grande Grèce, ont livré d'inestimables trésors, notamment dans les sépultures. Céramiques à fond noir, monnaies, bijoux, statuettes de Terracota, mosaïques.

 

 

Scène de banquet 

 

Zeus offrant un coq à Ganymède 

 

Diadème 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jeune femme remettant sa chaussure

 

  

 

 

 

 

 


 
 
posté le lundi 29 mai 2017

Qui du cul d'un chien s'amourose...

Richard Ferrand, tout nouveau ministre, cause bien des soucis à son patron en étant enferré dans une sordide petite histoire d'enrichissement personnel suspect.

 

     Certes l'affaire n'est pas considérable ni le cas pendable.

Mais elle la fiche mal pour un président et un gouvernement très donneurs de leçons et qui prétendent se fixer comme tâche prioritaire de "moraliser" la vie publique. Car c'est précisément par défaut de moralité que le cas Ferrand est remarquable. 

 

    En effet, comme pour François Fillon, la question n'est pas tant de savoir si l'opération est conforme à la loi, mais si elle est moralement admissible.
Cet éminent élu local - un tantinet cumulard puisqu'il se croit tenu de diriger "en même temps" les Mutuelles de Bretagne - a la main sur tout ce qui se passe dans sa circonscription.
Quand bien même le local acheté par son épouse dans le but de le louer eût été moins cher que les autres locaux comparables, il aurait évidemment dû se faire un devoir de ne pas le faire participer à l'appel d'offres, puisqu'il est clair que les 42.000 euros de loyer entrant dans la cassette du couple, constituaient une source d'enrichissement personnel.


     Concussion, prévarication, délit d'initié, bonne affaire, quel que soit le nom qu'on donne à cette opération, elle sent mauvais. Elle n'est en tout cas ni transparente, ni équitable, ni honnête.

Les sectateurs béats du jeune génie qui préside désormais aux destinées de la France trouvent toutes les raisons de passer l'éponge sur ce faux pas et pour détourner la vue d'un spectacle assez pitoyable.

C'est que, comme dit Rabelais, "qui du cul d'un chien s'amourose, il lui paraît une rose". 

 


Commentaires

 

1. Decapedepee  le 01-06-2017 à 09:37:36

Même le nez dans la m... , s agissant du même clan, on ne dit pas que cela sent mauvais. "Non non pas du tout...tout est normal ".

A cette heure, le parquet vient finalement d ouvrir une enquête préliminaire.

Outre un problème relevant du strict droit des sociétés (absence de rapport d un commissaire aux comptes et de validation par une AG selon la qualification de l opération ), se pose un problème majeur.
Il s agit d un joli coup sur le plan patrimonial que la Mutuelle de Bretagne aurait pu et du faire pour son propre compte.

Le cadre juridique de cette opération (rapports d intérêt, contrats, flux financiers) démontrera sans doute tous les petits calculs savamment entrepris pour mettre en place une véritable rente.

Alors que c est celui-là qui a été le plus virulent à l égard de Fillon, les bras m en tombent.

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posté le samedi 27 mai 2017

Les Pouilles (1) Metaponte

Les cités grecques antiques ont colonisé l'ouest de la Méditerranée, en particulier le sud de l'Italie et la Sicile - "La Grande Grèce" - et le sud de la Gaule.

J'envoie quelques images de mon voyage dans les Pouilles en commençant par le site de Metaponte sur lequel les fouilles se poursuivent et dont les sépultures ont livré de magnifiques céramiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Decapedepee  le 29-05-2017 à 15:39:32

Extraordinaire ! Bon séjour.

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