Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le vendredi 08 décembre 2017

Martinique 2017 (3)

Pour changer un peu des tristounettes nouvelles venues de la Métropole, qui ne semble plus vivre qu'au rythme des hommages exagérés et des obsèques récupérées, ces quelques images de ma chère Martinique.

 

Johnny, lui au moins, a fait le bon choix pour sa dernière demeure. 

 

 

 

 

 

 Le Trou au Diable ( Sainte-Luce)

 

 

Tartane ( presqu'île de la Caravelle) 

 

 

sur la Caravelle 

 

Le Diamant et la Femme Couchée au loin

 

 

 


Commentaires

 

1. elena13  le 09-12-2017 à 17:34:26  (site)

Salut Frank, très jolies photos de la Martinique !!!
Moi, je suis déjà allée en Martinique de 2010 à 2013.

 
 
 
posté le mardi 28 novembre 2017

Une grossièreté de M. Macron.

 

Il vaudrait mieux, parfois, que M. Macron réfléchisse avant de parler.

 

 

        On se souvient, il y a deux ans, de la fameuse bourde de François Hollande s'adressant au ministre des affaires étrangères du Burkina-Faso en l'appelant "Monsieur le président" alors que celui-ci venait de quitter la salle pour passer un coup de fil. Il avait fait rire tout le monde et considérablement blessé l'intéressé.

 

     Emmanuel Macron a franchi aujourd'hui un nouveau cap dans la grossièreté et la maladresse. Emporté par une sorte d'ivresse de la parole, devant des étudiants médusés, il se met à expliquer que le président de la République Française ne gère plus l'Afrique, et que les problèmes techniques (apparemment la climatisation était en panne) étaient de la responsabilité du président burkinabé. Il insiste lourdement. Le président quitte la salle et Macron de lancer "reviens ! reviens !" et, devant le départ définitif du président , d'ajouter "il est allé réparer la clim !". On ne saurait être plus méprisant.


     Cette hardiesse mal venue est celle d'un homme imbu de lui-même, insoucieux des autres et fort mal élevé.
Elle est, de plus, en totale contradiction avec ses jérémiades sur les "crimes" de la colonisation - qu'il nous a resservis - puisqu'elle témoigne d'un sentiment de supériorité très proche de celui des anciens de la coloniale.

Ce monsieur est inconséquent et dangereux.
 

 


Commentaires

 

1. Galate2  le 28-11-2017 à 20:37:02  (site)

Sérieux ? Faut que je vérifie. Il a pas pu faire un truc pareil ???

2. Frank-Marie-THOMAS  le 28-11-2017 à 23:23:48  (site)

@ Galate2
Vérifiez. La scène, incroyable en effet, a été filmée. Elle devrait faire un certain bruit, à moins que les services de propagande du pouvoir EM ne l'empêchent, ce qui me paraît difficile.

3. lafianceedusoleil  le 29-11-2017 à 00:09:02  (site)

Bonsoir,
il est complètement taré ce Macron, qu'il dégage.
C'est un malade !

4. Florentin  le 01-12-2017 à 14:41:02  (site)

Ce mal élevé se croit partout chez lui et n'est pas loin de se croire le roi du monde.

 
 
 
posté le dimanche 26 novembre 2017

Martinique 2017 (2)

 

La mer caraïbe au Carbet

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 28-11-2017 à 16:41:26  (site)

C'est nous provoquer que de nous montrer, en temps particulièrement gris, des images de sites aussi ensoleillés ! Florenrtin

 
 
 
posté le vendredi 24 novembre 2017

Le neutre existe.

Les fanatiques de la réforme "anti-sexiste" de la grammaire française ne désarment pas.

 

 

Comme tous les fanatiques, quel que soit leur domaine de prédilection, ils préfèrent nier la réalité que de l'admettre.

 

 

Juste une remarque de grammairien : si "ce" dans le gallicisme "c'est" , n'était pas du neutre, il faudrait écrire "c'est si jolies, ces petites fleurs". 

 

En arriveront-ils là ? Et ne viens-je pas imprudemment de leur suggérer une idée ?

 

 


Commentaires

 

1. nicolaï vavilov  le 03-12-2017 à 12:43:05

je vous communique l'observation de notre linguiste, ACEJ Ange Bizet, qui tenait conférence pour l'ACEJ "enrichir la langue française?" et qui a du aborder "l'inclusive" la féminisation des fonctions etc

à votre "ce" "c'est" il répond:
"forme non marquée"

texte:
"On peut dire que c'est neutre si on (neutre) le veut. Moi je m'en tiens à dire que c'est une forme non marquée. En effet ce type d'expressions figées ne concerne pas que le genre mais aussi le nombre.

"Il y a des millions de personnes..." et pas "ils y ont ..." et pourtant le pluriel commence à 2.

Les médias, particulièrement, font de la sur correction. Ils sont tellement mauvais que quand ils veulent faire bien ils font pire.

Ils ont fini par faire admettre dans des dictionnaires "d'usage", leur usage abusif:

"Ce sont eux qui..., ce sont elles qui..." à la place de "c'est eux qui..., c'est elles qui...". Comment le justifient-ils ? -"Il faut mettre au pluriel !"

Alors dans ce cas, ce suis moi qui ai tort ou ce sommes nous qui ne sont pas d'accord."

Normalement, pas d'accord quand "c'est qui", emphatique, forme d'insistance introduisant le sujet.

Bon j'arrête là.

... Et c'est pas une fallace ! "









 
 
 
posté le vendredi 24 novembre 2017

" J'irai cracher (de l'or) sur vos tombes" !

Après Halloween, voici que nous arrive tout droit des USA le "Black Friday". Encore un grand machin commercial qui va un peu plus tuer le centre de nos villes et abrutir nos concitoyens. Mais ce n'est pas tout...

 

     Aux Etats Unis le "Black Friday" a lieu chaque année au lendemain de Thanksgiving, le jour du sacrifice des dindes, qui ne saurait tarder, si l'on continue sur cette pente, à nous envahir à son tour.

A quand les reportages depuis les jardins de l'Elysée sur le président de la République grâciant la dinde blanche ? Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?

 

 

     En attendant ce jour faste, les grandes sociétés de vente par correspondance - ces assassins, avec les hypermarchés - du commerce de nos villages et de nos villes, se sont précipités sur l'aubaine.

Amazon, CDiscount, Apple, PriceMinister, Rue du Commerce, Intersport, SFR en tête.

Suivis des grandes surfaces de Auchan, La Fnac, Darty, La Redoute, Géant Casino qui organiseront ce black day le mardi 28 novembre.

 

     Le nom donné à cette immense foire est évidemment un rappel du sombre jour du capitalisme américain, le black monday de 1929, qui vit l'effondrement de la bourse américaine, entraînant la chûte de celles du monde entier, la ruine de nos économies et la montée des tyrannies guerrières partout dans le monde.

Nous sommes donc invités à prendre cette allusion par antiphrase et traduire ce Black Friday, comme un jour de paix, de bonheur et de prospérité. 

 

     Première hypocrisie : chasser le tragique de l'histoire pour ne laisser place qu'à la fête factice et commerciale de la consommation, source de joie, de santé, de jeunesse et d'éternité heureuse.

Seconde hypocrisie, qui corrobore la première, cette annonce de la FEVAD (Fédération du E.Commerce et de la Vente à Distance).  Elle nous informe que l'opération "Black Friday" sera renommée en France "Jour XXL" par respect pour les familles endeuillées par les sanglants attentats de Paris du 13 novembre 2015...

J'irai cracher (de l'or) sur vos tombes ! 

 


 
 
posté le jeudi 23 novembre 2017

"Enseignant.e.s racisé.e.s" !

Comme s'ils avaient la certitude de vivre en terre étrangère et de ne plus avoir à respecter et encore moins à enseigner les règles de vie françaises, des enseignants du syndicat "Sud 93" viennent de se signaler par une proposition totalement scandaleuse.

 

 

      Ils envisagent en effet d'organiser les 18 et 19 décembre prochain un "stage syndical" intitulé :" au croisement des oppressions : où en est l'antiracisme à l'école ?" 

En soi ce programme de réflexion, quoique manifestement orienté et partisan, n'a rien de choquant. Il est évident que les élèves qui nous sont confiés doivent apprendre la tolérance et à rejeter tout ce qui, de près ou de loin, peut être assimilé à du racisme ou de l'antisémitisme.

 

     Où donc se situe le scandale que je dénonce dans le chapeau de cet article ?

C'est que - tenez-vous bien - le stage en question est réservé exclusivement aux "enseignant.e.s racisé.e.s" et se déclinerait en deux "ateliers en non-mixité" . La question est de savoir ce que signifient ce mot de "racisé"  et cette expression de "non-mixité".

C'est très clair : il s'agit de désigner par là les personnes d'origine arabe, maghrébine en particulier, noire, rrom, asiatique, seules invitées à ce stage.

Ainsi serait organisée en France une réunion d'où seraient exclus les gens n'appartenant pas à ces catégories ! Une réunion raciste pour dénoncer le racisme !

 

     Heureusement ce funeste projet, qui bafoue ouvertement et cyniquement les principes de base de la République Française, est dénoncé et condamné.

Il l'est d'abord par la LICRA qui ajoute que sont associés à cette initiative le CCIF, les Indigènes de la République et M. Marwan Mohamed. 

Il l'est surtout par le ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer qui écrit : " je condamne avec fermeté le projet d'une réunion syndicale triant les membres sur la base de leur origine". 

 

     La présidente du Front National, Marine Le Pen, va plus loin en demandant des sanctions contre les enseignants associés à ce projet. Cela n'est pas dépourvu de sens, me semble-t-il et sans doute faudrait-t-il en arriver là.

 

     En attendant, tous les républicains, quels que soient leurs préférences politiques ou leurs engagements spirituels, ne peuvent que s'élever contre cette dérive communautariste et raciste, qui sape les fondements de notre laïcité et qui salit la devise de notre pays.

J'ai eu ici l'occasion de stigmatiser une manifestation inadmissible qui a lieu chaque année à la Martinique et qui s'intitule "concours de Miss Beauté Noire". L'enjeu est évidemment moins grave, mais la tolérance à l'égard de cette dérive n'est pas sans rapport avec ce que je dénonce aujourd'hui.(*)

 

 

(*) Cette dérive tend à se banaliser : en mai de cette année, le collectif "Mwassi" avait déjà organisé des réunions "non-mixtes".

L'an dernier les militantes de Sihame Assbague et Fania Noël avaient été à l'origine d'un camp d'été "décolonial réservé aux personnes subissant le racisme". 

Il faut tous ensemble élever un barrage  contre cette rivière de boue avant qu'elle ne devienne un fleuve incontrôlable.  

 

 


 
 
posté le mercredi 22 novembre 2017

Cachez cette cigarette !

Agnès Buzyn, ministre de la santé, a évoqué récemment devant le Sénat la possibilité d'interdire de fumer dans les films français.

 

 

 

     On se souvient sûrement de cette campagne d'affichage dans les couloirs du métro, il y a quelques années, où, à la place de sa pipe, on avait fiché un moulinet d'enfant dans la bouche de Jacques Tati (voir article en lien). 

On croyait alors avoir atteint le comble du ridicule. C'était sans compter avec la fertilité infinie de l'imagination des princes qui nous gouvernent.

 

     Pendant que certains, comme Monsieur Blanquer, le ministre de l'Education Nationale, s'efforcent d'en revenir à des mesures de bon sens, d'autres, comme sa collègue de la santé, s'égarent sur les chemins de la démagogie.

 

     Interdire à un metteur en scène de faire fumer ses acteurs dans telle ou telle scène de leur film est une atteinte à la liberté de création absolument inadmissible.

De plus, si l'on considère que les images cinématographiques sont des incitations pour le spectateur à reproduire ce qu'il a vu sur l'écran, avant d'interdire la cigarette la pipe ou le cigare, il faudrait bannir le mensonge, le banditisme, le viol, le meurtre etc.

Si l'on continue sur cette voie, demain, il sera interdit de montrer des personnages dégustant un verre de vin ou se servant un whisky.

Et on pourra montrer Hitler, qui ne fumait pas, mais pas Churchill et ses barreaux de chaise... 

 

     Madame Buzyn ne sent-elle vraiment pas le le ridicule qu'il y a à chasser la cigarette tout en permettant le fusil, la mitraillette et la tronçonneuse ? 

 


Commentaires

 

1. MarioB  le 23-11-2017 à 05:46:18  (site)

C'est de l'ingérence, répondant à l'endoctrinement de rectitude politique, lequel est une variation du catholicisme ultramontain, où les signes d'interdictions remplacent Jésus en croix. On y croise aussi une philosophie paternaliste des politiciens, particulièrement à l'endroit des jeunes.

Pour les films des quinze dernières années, c'est facile de connaître le fourbe, le bandit, le dangereux : c'est le seul comédien du film qui fume.

Au Canada, toute production culturelle (disque, film, livre, etc.) doit passer par les subventions accordées par le gouvernement fédéral et le provincial du Québec. Or, ces gens ont doit de regard sur le projet (scénario de film, par exemple). Un cinéaste s'était vu refuser ces subventions et s'est battu longtemps pour trouver financement de son film. Parce qu'il y avait des comédiens fumant? Non, parce que lui-même avait toujours la clope à la bouche.

En 2013, un de mes romans passe par la censure. Une histoire des années 1940 où un prêtre fumait la pipe. L'éditeur m'a demandé de lui retirer l'objet des lèvres. J'ai répondu non. L'éditeur m'a dit, noir sur blanc : 'On va avoir des problèmes avec notre subvention.' Le roman a été publié et est devenu mon meilleur vendeur, mais cet éditeur m'a ordonné de ne plus leur envoyer de manuscrit.

Je vous citerais bien un extrait d'un discours de Mussolini, sur le contrôle que l'État doit avoir sur les gens, sur leurs goûts, mais je ne l'ai pas sous la main et tout ceci commence à être un peu long!

2. MarioB  le 23-11-2017 à 05:51:10  (site)

Ah, ce n'était pas si loin. Parole du Duce :

Je suis profondément convaincu que notre façon de manger, de nous habiller, de travailler, de dormir, tout l'ensemble de nos habitudes doit être réformé. (Fin de la citation.)

C'est précisément ce que les États de rectitude politique font.

Au Québec, les jeunes de moins de 30 ans n'ont pas le droit d'acheter du tabac et ses dérivés, de la bière, du vin ou de l'alcool, dans les petits commerces. Ils doivent montrer une carte pour prouver qu'ils ne sont pas des enfants de 29 ans.

3. Frank-Marie-THOMAS  le 23-11-2017 à 14:48:14  (site)

Mario B

Je vous remercie, Monsieur de l'honneur que me vous faites, vous écrivain québécois , en postant vos commentaire sur ce blog. Ils l'enrichissent pour le plus grand plaisir de tous.

 
 
 
posté le mardi 21 novembre 2017

Bravo à l'Académie Française !

Les lecteurs de ce blog savent en quelle estime je tiens les deux innovations grammaticales auxquelles certains idéologues tentent de nous contraindre : l'accord de proximité et l'écriture "inclusive".

 

 

 

 

 

     "Il-elle-s sont venu.e.s" tel est à peu près le charabia qu'il nous faudrait employer si l'on suivait les délires prétendûment égalitaristes de ces réformateurs.

On imagine aisément l'horreur, pour les instituteur.trice.s de contraindre les enfants à un tel exercice, eux qui, déjà, ont tant de mal à leur inculquer les règles de base de l'orthographe et de la grammaire.

 

     Et - simple question en passant - quid de l'oral ? Faudra-t-il aussi hâcher son discours et prononcer toutes ces lettres ? Imagine-t-on le ridicule de la chose.

Pour le dire simplement, cette innovation baroque est strictement inapplicable.

 

     C'est ce que la ville dame du quai de Conti, l'Académie Française, vient de dire le plus simplement du monde.  Ce faisant, elle est pleinement dans son rôle de défense de ce patrimoine national qu'est notre langue. Son avis très tranché ne fera sans doute pas taire les extrêmistes qui croient défendre le féminisme quand ils ne font que le ridiculiser.

Du moins cet avis de bon sens offre-t-il au gouvernement d'Edouard Philippe une justification solide pour refuser que cette orthographe ridicule n'envahisse les textes officiels de la République;

 

     Gageons qu'à partir du moment où l'Etat ne l'emploie pas, elle mourra de sa belle mort.

Félicitations, au passage à Madame Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité Hommes Femmes, pour avoir le courage de dire qu'elle refuse cette stupide innovation.

Un bonheur ne venant jamais seul, le premier ministre a aussi décidé que ne s'appliquerait pas dans les textes officiels la nouvelle "règle" de l'accord avec le nom le plus proche qui donnerait ceci : "les hommes et les femmes sont belles".

 

     Faut-il rappeler que "beaux", dans l'usage actuel, n'est pas à proprement parler un masculin, mais un neutre, tout comme le mot "Homme", pour désigner ce grand singe hominidé, désigne une espèce et non un sexe. 

 

Vive l'Académie Française, et bravo au premier ministre ! (*)

 

 

(*) Un vilain bonnet d'âne, en revanche à Mme Hidalgo et à son équipe de bobos qui annoncent qu'en ce qui concerne la Mairie de Paris, les textes seront rédigés en écriture inclusive... Après les bouchons de la circulation, voici venir ceux des circulaires. 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 21-11-2017 à 14:00:14  (site)

La chose était tellement ridicule qu'elle allait forcément mourir d'elle-même. C'est fait. Tant mieux ! Florentin

2. MarioB  le 22-11-2017 à 00:24:22  (site)

Nous n'avons jamais rencontré de problème avec une telle chose, au Québec. La féminisation des mots est officielle depuis 1981, particulièrement en ce qui concerne les métiers.
De toute façon, ceci se contourne facilement. Exemple de la phrase écrite sur la photo, qui devient : Les nombreuses personnes de France etc

 
 
 
posté le lundi 20 novembre 2017

Martinique 2017 (1)

 

Champ de cannes à la Caravelle 

 

 

Au large de la côte Est, l'îlet Saint-Aubin 

 

 

Le bord de mer à Sainte-Luce, dans le sud. 

 

 


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1. Florentin  le 21-11-2017 à 14:02:46  (site)

J'ai failli y aller travailler. Cela ne s'est pas fait. Dommage ! Florentin

 
 
 
posté le dimanche 19 novembre 2017

Un petit livre indispensable.

 

Je vous recommande la lecture de ce livre d'Alain Finkielkraut, La Seule Exactitude.

Il s'agit d'une série d'articles parus entre 2013 et 2016 portant sur des sujets fort différents, mais tous centrés autour d'une idée que l'auteur résume de la façon suivante page 295 :

 

"Le grand rêve hors sol de la postmodernité se fracasse donc contre la réalité de l'islamisme. De la haine qu'il nous voue, cet ennemi n'a jamais fait mystère. Il joue cartes sur table et pourtant nous avons longtemps refusé de l'identifier. Lâcheté ? Non, mémoire. Du Juif, c'est à dire, selon l'expression de Jankelévitch, de l'Autre, indiscernable, de l'Autre imperceptiblement autre, dont Hitler avait fait l'ennemi, et même l'ennemi absolu. Pour ne pas récidiver, le parti intellectuel composé aujourd'hui d'universitaires, de journalistes et de personnalités du show-biz en appelle, quand surgit l'ennemi, au respect de l'Autre. "

 

Cette confusion, parfois involontaire et souvent calculée fausse le débat et déplace le problème.

Quand il s'agit de résister et de combattre ici et maintenant, on reste sur le bord du chemin, on tergiverse, apeuré à l'idée d'être le nouveau raciste, l'antisémite métamorphosé en anti-musulman.

 

En parcourant ce petit livre, vous découvrirez des passages fulgurants tels que celui-ci :

" L'islamisme radical est une réaction non à ce que l'Occident a d'oppressif, mais à ce qu'il a d'émancipateur."

On ne saurait mieux dire, me semble-t-il. 

 

 

 


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1. Florentin  le 21-11-2017 à 14:14:40  (site)

Nous avons, je crois, identifié l'ennemi et nous le combattons. Mais, si, c'est vrai, nous tergiversons, c'est sans doute parce que l'état de droit (qui nous régit) nous lie les pattes ... Florentin

2. Frank-Marie-THOMAS  le 21-11-2017 à 15:12:10  (site)

@Florentin
L'Etat de droit a bon dos. On peut, sans renoncer à nos lois et à nos libertés, lutter contre ce fanatisme politico-religieux. On a tout un arsenal contre les dérives sectaires, le harcèlement sexiste, les atteintes à la laïcité qui nous permettent parfaitement de mettre ces individus hors d'état de nuire.
Encore faut-il le vouloir vraiment et ne pas se réfugier derrière une interprétation abusive des lois.
Et puis, un nouveau danger nécessitant une adaptation de l'arsenal législatif, rien n'empêche nos parlementaires de nous doter de moyens supplémentaires.
Vous savez, par exemple, que je serais pour ma part favorable au regroupement et à l'exil lointain des djihadistes déclarés, comme étant un danger réel - et non pas seulement potentiel - pour la sécurité publique.

 
 
 
posté le dimanche 19 novembre 2017

Un marché aux esclaves !

De la Martinique où je me trouve depuis quelques jours, les informations et les images en provenance de Libye constituent une violente agression.

 

 

 

 

      Dans ces sociétés insulaires des Caraïbes où le souvenir de la déportation des noirs d'Afrique entre le XVIIe et le XIXe siècles est encore si douloureux, la vision de ces hommes et de ces femmes parqués comme du bétail et vendus aux enchères est absolument insoutenable.

Cela touche au plus profond de l'âme du peuple antillais et constitue une authentique souffrance, une humiliation et une blessure douloureuse. 

 

     Quelques idéologues en mal de cause à défendre se sont malheureusement engouffrés dans cette brèche pour protester non pas contre les responsables véritables de ce scandale, à savoir les chefs de clans libyens, mais contre les pays occidentaux, à commencer par la France, coupables selon eux de fermer les yeux sur ce scandale et de laisser faire.

Ils sont tout près d'accuser notre pays de complicité de crime contre l'humanité.

 

     Ce glissement est intolérable.

Autant il est indispensable de dénoncer ce scandale du nouvel esclavage, cette barbarie perpétrée à deux heures d'avion de chez nous, autant il est injuste d'en rendre la France en quoi que ce soit responsable.

 

     Décidément les idéologues fanatisés, en mal de causes à défendre, font feu de tout bois.

A les entendre notre pays et ses institutions sont coupables de tous les crimes du monde; incapables de nommer les véritables criminels : ici les islamistes radicaux, là-bas les trafiquants immoraux, ils retombent régulièrement et jusqu'au grotesque dans la dénonciation automatique et mécanique de la démocratie occidentale et des valeurs de notre civilisation. 

 

 


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1. Vavilov  le 19-11-2017 à 15:06:56

on ne parle jamais de la traite trans saharienne , des Haratins!!!

 
 
 
posté le mercredi 08 novembre 2017

Soleil de janvier (2)

 

Réduit au rôle peu flatteur de faire-valoir, se heurtant violemment aux cruelles réalités de l'économie, de la politique et de la diplomatie, Nicolas Hulot redevient ce que dans le fond il n'a jamais cessé d'être : une image médiatique.

Un de plus qui entre dans la cohorte de ces ministres, portant beau mais impuissants, que Saint-Simon appelait si drôlement et si cruellement

 des "soleils de janvier". 

Du moins ne pourra-t-on pas l'accuser de participer

au réchauffement climatique. 

 


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1. Florentin  le 08-11-2017 à 15:31:09  (site)

Qu'allait-il faire dans cette galère ? aurait dit Molière

 
 
 
posté le mardi 07 novembre 2017

"Se contenter".

"Je me contente de peu". Ces mots banals m'accompagnent depuis toujours.

 

     Les vicissitudes de la vie, la perte des êtres chers, la maladie, le temps inexorable, rien de tout ce qui fait souffrir et de ce qui chagrine ne m'a jamais éloigné de cette conviction et de cette ligne de conduite.

Mais encore faut-il comprendre ces mots tout simples "se contenter".

 

     On les prend le plus souvent dans leur sens minimaliste et passif : se résigner, se suffire. "Je ne peux pas atteindre la fortune, alors je me contente du peu que j'ai".

 

     Non. Pour moi se contenter est à prendre au sens fort du mot "content". C'est être content, être heureux de ce que j'ai, non par défaut de mieux, mais en jouissant pleinement de ce que j'ai. C'est le véritable sens de ce mot, mais il a été recouvert d'une couche de rouille qui l'a déformé et ratatiné.


 

     Dans notre monde du toujours plus, où les objets envahissent notre vie comme autant de promesses de bonheur aussi mensongères les unes que les autres, cette attitude épicurienne - se contenter au sens plein du mot - est sans doute, plus que jamais, la clé du bonheur.

Tenir pour rien ce qui n'est pas possible et pour tout ce que nous avons, êtres et choses, est la seule voie possible pour être heureux.

A défaut d'avoir ce que je veux, je veux ce que j'ai.

 

 


Commentaires

 

1. MarioB  le 07-11-2017 à 23:19:02  (site)

J'aime beaucoup la sagesse des propos de cet article.

2. Florentin  le 08-11-2017 à 15:28:07  (site)

"Il en faut peu pour être heureux", chante Baloo, l'ours du dessin animé "Le livre de la jungle". Si je savais le faire, je vous aurais donné copie de la vidéo qui le voit chanter cette tranquille philosophie. Un véritable bonheur. Florentin

 
 
 
posté le samedi 04 novembre 2017

Un succès d'Edouard Philippe.

 

Une vue de Nouméa

 

Le premier ministre Edouard Philippe vient de s'impliquer avec succès dans le processus référendaire qui doit aboutir d'ici novembre 2018 au plus tard à la grande consultation en Nouvelle Calédonie sur l'avenir institutionnel du Territoire.

 

 

     Neuf heures continues de négociation ont été nécessaires, hier 2 novembre, pour trouver un accord entre indépendantistes et loyalistes à propos de l'épineuse question des listes électorales pour cette consultation décisive pour la Nouvelle Calédonie et pour la France.

Toutes les parties ont tenu à féliciter le premier ministre pour son engagement qui a permis de dénouer un problème qui empoisonnait les relations entre les deux camps depuis plusieurs années.

 

     La constitution des listes électorales est, on le comprend, un point crucial pour assurer la sincérité du scrutin et s'assurer que nul ne pourra contester les résultats du référendum de l'an prochain.

Le système électoral calédonieen est particulièrement complexe.

Il se compose de trois corps : le premier, qui peut voter pour toutes les consultations nationales françaises est constitué de tous les Français en âge de voter, installés sur place depuis au moins six mois.

Le deuxième dit "liste provinciale", est habilité à voter pour les élections des membres des trois assemblées provinciales ( Sud, Nord et Iles Loyauté ).

Le troisième, plus restreint, peut participer au référendum d'autodétermination. Il concerne environ 160000 électeurs.

Pour faire partie de ce dernier corps il fallait, jusqu'à hier, être pésent sur le Territoire depuis 1994 et justifier de 20 ans de présence continue en Nouvelle Calédonie.

11000 personnes se trouvaient exclues de cette liste de façon anormale, 7OOO de statut civil coutumier (canaques) et 4000 de statut civil de droit commun installées depuis trois ans au moins.

 

     Après concessions, notamment du côté indépendantiste, ces 11000 personnes ont rejoint le groupe des électeurs potentiels pour le référendum dont le corps électoral est donc porté à 171000 électeurs.

Le Parlement doit encore entériner cet accord, mais il semble que cela ne soit plus qu'une formalité.

 

     Ainsi, grâce à la ferme habileté d'Edouard Philippe et à l'ouverture d'esprit des parties en présence, l'obstacle le plus grave qui fragilisait le processus d'autodétermination de ce grand et riche territoire a été levé.

Quel que soit le résultat de la consultation de l'an prochain - et j'espère quant à moi qu'il sera favorable à la France -  nul ne pourra en contester la légitimité, ce qui est crucial pour la suite.  

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 04-11-2017 à 16:54:22  (site)

Je ne suis pas sûr que la Nouvelle Calédonie ait intérêt à quitter la France. Mais laissons les gens de là-bas décider de leur sort futur. C'est , en tout cas,, heureux qu'on ait trouvé le moyen de rendre le scrutin indiscutable. Florentin

 
 
 
posté le vendredi 03 novembre 2017

Une victime comme les autres.

 

Alexia DAVAL, cette souriante jeune femme, vient d'être assassinée dans des conditions où la cruauté le dispute au sordide.

 

 

     Devant un crime aussi affreux, nous sommes tous frappés d'horreur et de colère.

Mais les médias, eux, donnent à cette victime et à ses parents une humanité, une présence qui n'est pas la même que celle des autres victimes d'assassinat, lorsque ceux-ci tentent d'être justifiés par leurs auteurs au nom de raisons religieuses et politiques.

 

     Pourtant une victime est une victime, qu'elle soit jeune ou pas, sympathique ou pas, heureuse ou pas.
Et un assassinat est un assassinat, qu'il ait été commis pour des raisons sexuelles, politiques ou religieuses.

On ressent évidemment de  la compassion à l'égard de cette malheureuse jeune femme et des souffrances de sa famille et de ses proches, mais il ne faut absolument pas admettre, en revanche, le classement que les médias - notamment les chaînes d'information continue - introduisent entre les victimes en fonction des mobiles de leurs assassins.
"Avec elle, on a assassiné notre prochain" lit-on à propos d'Alexia. C'est vrai. Mais l'est-ce moins pour les enfants de l'école de Toulouse et les soldats froidement abattus par Mohamed Merah, pour les journalistes de Charlie Hebdo, pour les suppliciés de Paris, de Nice, de Londres, de Barcelone ou de New York ?


     Faudrait-il considérer que c'est leur nombre qui diluerait notre peine ? Ou bien serait-ce le mobile du fanatisme religieux qui changerait  quoi que ce soit à la cruauté et à l'inhumanité du crime ?
N'est-ce pas plutôt que notre degré d'émotion est fonction des images que les médias nous présentent et de la nature des commentaires qui les accompagnent ?

Ce sentimentalisme est au fond de même nature que celui qui déclenche l'interminable lamentation sur la mort accidentelle de Lady Diana quand les milliers de morts sur les routes n'ont droit qu'à une distraite et fugitive déploration.

 

 


Commentaires

 

1. lacalobra  le 06-11-2017 à 08:38:45  (site)

c'est certain, qu'aucune mort ne mérite d'être passée sous silence, mais en ce qui concerne les joggeuses, beaucoup sont agressées , tuées par des fous furieux qui sont à l'affût , tout le monde n'habite pas en ville, et ne peut se regrouper pour courir, courir est une passion, un sport si on ne peut plus le faire sans avoir la peur au ventre ce n'est pas une vie nous vivons dans un "monde" où les gens sont devenus à moitié zinzin, entre les pédophiles, les fanatiques, et les tueurs en série , ça n'arrête pas .. c'est le nombre qui fait peur... il y a 40 ans , il y en avait mais moins, la violence est omni-présente, y a qu'à voir le soir en région parisienne plus personne ne sort, ou peu .. contrairement aux années 80 (ma jeunesse ou à 21H les gens sortaient dehors sans crainte presque !!! ) et à 22H c'est le desert, nos jeunes ne sont guère gâtés.. mais quoi faire !!!
je découvre ton blog, vu en page d'accueil très intéressant. bon lundi FLO

 
 
 
posté le lundi 30 octobre 2017

Plaidoyer pour un vrai baccalauréat.

Quatre décennies durant, j'ai enseigné les Lettres Classiques en classe de terminale des lycées. Je crois avoir une opinion éclairée sur le niveau des élèves et sur leurs possibilités d'accéder aux études supérieures, notamment en université.

 

 

     Le bac étant considéré comme le premier examen universitaire, il ouvre automatiquement la porte des universités à tous ses lauréats. Cette donnée factuelle est lourde de conséquences et l'on en voit l'importance depuis des années et tout particulièrement ces jours-ci, où la question revient au devant de  l'actualité, brûlante.

 

     Nous vivons une situation absurde : le flot d'élèves de terminale qui s'inscrivent en faculté, singulièrement dans des filières surchargées, est effarant.

Le résultat en est redoutable. A commencer par ce scandale inadmissible dans un pays prétendûment policé d'une sélection par tirage au sort qui conduit les bacheliers dans des filières qu'ils n'ont absolument pas demandées.

Mais il y en a deux autres : d'une part des amphithéâtres et des salles de travaux pratiques bondées dans lesquelles il est impossible de suivre sereinement des cours et de mener des travaux; d'autre part une proportion gigantesque d'échecs à l'issue de la première année d'université.

Cet état de fait est doublement dommageable pour le système tout entier et pour les étudiants en particulier. Rien de plus déprimant, en effet, que de débuter son cursus universitaire par un redoublement, ou - souvent pire encore - par une réorientation en catastrophe, sans assurance de réussite supplémentaire.

 

     Devant ce champ de ruines de notre système universitaire, l'Etat semble désemparé.

J'entends tous les jours des experts auto-proclamés nous expliquer qu'il ne faut surtout pas organiser de sélection à l'entrée de l'Université; le gouvernement est en train de réfléchir à un système de notation continue en terminale qui pourrait en quelque sorte s'y substituer et permettre d'orienter ensuite les élèves sur telle ou telle filière.

Sans être exagérément soupçonneux, on imagine bien le nombre de passe-droits et de magouilles qu'un tel système permettrait, surtout si les établissements secondaires, par malheur, devenaient autonomes.

 

     Le nouveau ministre de l'Education Nationale, qui me paraît un homme de bon sens et de sagesse, se trouve à son tour devant un sac de noeuds inextricable qui est le résultat de l'absurde doctrine qui prévaut depuis que Jean-Pierre Chevènement a décidé que tous les élèves ou presque devaient pouvoir être bacheliers, donc potentiellement étudiants.

 

     Pourtant la solution est là, devant nos yeux : il suffirait que le baccalauréat redevînt un véritable concours de sélection pour que le flot des postulants à l'Université se tarît.

Tant que tous les élèves, travailleurs ou pas, capables ou pas, maîtrisant les fondamentaux ou pas obtiendront, à force de rattrapage, de "péréquations des notes", d'indulgence coupable des examinateurs poussés par des inspecteurs ivres de statistiques et "d'écarts-types" (*), tant - dis-je - qu'ils obtiendront tous le bac - et quel bac ! - les facultés françaises continueront à croûler sous le nombre d'étudiants inférieurs au niveau requis et seront frappées d'ambolie, au détriment de tous.

 

     Puisqu'il est clair que les Français sont attachés à la pérennité du baccalauréat qui leur coûte si cher, redonnons à celui-ci un rôle majeur dans la sélection de nos élèves.

Ceux qui le réussiront pourront poursuivre leurs études en faculté; les autres disposeront d'un examen de fin d'études secondaires qui leur ouvrira d'autres portes, plus adaptées à leur niveau et à leurs capacités.

Cela demande un peu de bon sens...et de courage. 

 

 (*) Ah ! "l'écart-type" ! Fumeuse magouille mathématique destinée à pointer du doigt l'examinateur dont la moyenne des notes s'écarte de la "norme", et à obtenir par la force des résultats flatteurs que l'Inspection et le ministère peuvent ensuite vanter dans les médias.

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 31-10-2017 à 17:48:06  (site)

Au temps où j'ai passé le baccalauréat, il se déroulait en deux parties. L'une en première, l'autre en philo, sciences expérimentales ou mathématiques élémentaires. Et on ne nous le donnait pas comme ça ! Fallait avoir le niveau ! Aujourd'hui, personne n'y échoue.Ce qui indique tout de même un moindre niveau d'exigences. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait tant d'échecs à l'Université. Tout le monde n'est pas fait pour suivre des études supérieures. A moins que là aussi, on abaisse la demande de performance. . Ce qui va peut-être arriver ... Florentin

2. lacalobra  le 06-11-2017 à 08:42:39  (site)

tout simplement comme c'etait avant et c'etait très bien et on avait tous un bon niveau !
il y avait ceux qui fin de 3ème continuait en général, et d'autres qui prenaient une autre direction, CAP de secretériat et BTS derrière
pareil pour la coiffure, la vente, etc... hormis le bac professionnelle electrotechnique , qu'il faut garder à mon avis.

 
 
 
posté le samedi 28 octobre 2017

Le Poème de l'Amour et de la Mer.

Le magnifique pème symphonique d'Ernest Chausson, Le Poème de l'Amour et de la Mer a maintes fois été chanté. Jamais mieux que par la mezzo-soprano Irma Kolassi (voir articles en lien).

 

 

Je donne ci-dessous un lien qui permettra de l'écouter sur internet et peut-être de donner envie d'en enrichir sa discothèque.

La musique de cette époque de la fin du romantisme, celle des Dukas, Chausson, Duparc, Massenet, Wolf, Franck, Fauré, Koechlin, etc.  est souvent méconnue; rares sont les interprètes suffisamment sensibles pour lui donner toute sa profondeur.

 

La grande Irma Kolassi, cette grecque qui fait honneur à la musique et à la culture françaises, est de ceux-là. Qu'on en juge : 

 

https://www.bing.com/videos/search?q=irma+kolassi&view=detail&mid=9C64546CE62552FC582E9C64546CE62552FC582E&FORM=

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 28-10-2017 à 14:20:07  (site)

Je ne suis pas un amateur éclairé du monde des arts lyriques et je le déplore.Je suis allé écouter une partie du poème que vous présentez ici et cela ravive mes regrets. Trop tard pour que je m'y mette vraiment. Florentin

2. cyrsa  le 18-11-2017 à 15:02:35

Bonjour Frank,

Tu m'avais beaucoup parlé d'Irma Kolassi! Mon ignorance est partiellement comblée mais de deux manières. Je suis ravi d'avoir découvert une interprétation sensible et puissante et me voilà un peu moins bête. J'ai écouté Chausson prêt du feu, les deux m'ont réchauffé.
A bientôt
Cyril

 
 
 
posté le jeudi 26 octobre 2017

La fausse fenêtre de Monsieur Macron.

Le président de la République, interrogé sur ses discussions avec le président égyptien Al Sissi, déclare  n'avoir pas de leçons de morale à donner parce qu'il n'aime pas en recevoir.

 

 

 

     Pas un journaliste ni un commentateur pour relever cette phrase, comme si Monsieur Macron énonçait là une vérité première, une évidence, une affirmation équilibrée et juste.

Or c'est au mieux une ânerie.  La fausse fenêtre par excellence.


      Cela me rappelle un débat entre un travesti du Bois de Boulogne et un vieux monsieur très digne, il y a quelques années à la télévision dans je ne sais plus quelle émission. Après un quart d'heure de polémique assez violente le travesti, à bout d'arguments : "je vous respecte, respectez-moi".


      Tracer un signe d'égalité entre ce qu'on pourrait reprocher à un état de droit et de liberté comme la France, et à une dictature violente comme l'Egypte a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête.

En émettant ce qui, à première vue et de façon superficielle et formelle peut passer pour une pensée nuancée, Macron met sur un pied d'égalité l'erreur et le crime, ce qui est une manière particulièrement cynique de passer le second par pertes et profits.

C'est tout à fait scandaleux et indigne. 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 26-10-2017 à 16:35:08  (site)

Le genre de fausse mathématique très prisée en politique, qui permet de faire passer des vessies pour des lanternes. Florentin

2. johnmarcel  le 26-10-2017 à 20:20:14  (site)

Cette émission devait être "Ciel mon mardi" de Christophe Dechavannes je pense... et bien pour certains débats (notamment ceux concernant la sexualité et tout ce qui tourne autour) il faisait venir des comédiens qui jouaient un rôle...

3. Frank-Marie-THOMAS  le 27-10-2017 à 09:21:03  (site)

@johnmarcel

Peut-être; sans doute, même.
Il reste que comédiens ou pas, la réplique absurde du travesti n'a eu l'air de choquer personne, pas plus que celle de Macron qui, je le rappelle, était le sujet de ce billet.

 
 
 
posté le mardi 24 octobre 2017

Chamfort (1740-1794)

 

 

Quand on veut éviter d'être charlatan, il faut fuir les tréteaux;

car, si l'on y monte, on est bien forcé d'être charlatan,

sans quoi l'assemblée vous jette des pierres. 

 


 
 
posté le dimanche 22 octobre 2017

Barcelone a gagné.

Il y a trois mois les Barcelonais se plaignaient

de l'invasion de leur ville par les touristes.

Les âneries de leurs représentants nationalistes catalans

ont fait chûter la fréquentation touristique de façon spectaculaire.

Les voilà donc satisfaits ? 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 22-10-2017 à 14:10:51  (site)

La vérité d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier. Et réciproquement.

 
 
 
posté le samedi 21 octobre 2017

Réflexion sur #balancetonporc.

On assiste depuis quelques jours, au déferlement de témoignages de femmes harcelées ou abusées sur #balancetonporc.

 

     Que je sois bien clair : le comportement insistant, lourd et agressif de certains hommes - puisque le harcèlement est très majoritairement d'origine masculine - à l'égard des femmes et parfois aussi d'hommes, est absolument intolérable et doit être condamné non seulement par la morale publique, mais aussi par la justice.

De ce point de vue il y a d'ailleurs du souci à se faire quand on sait que même le viol, qui est un crime, n'est que très marginalement poursuivi et condamné. Que dire alors du harcèlement au travail ou dans la rue qui est par nature extrêmement difficile à prouver et que les tribunaux, qui ne se basent que sur des preuves, ont le plus grand mal à caractériser et à sanctionner ?(*)

 

    Mais le  # en question est critiquable d'un autre point de vue. Car même s'il permet à un grand nombre de personnes d'évacuer en écrivant leur dénonciation, de se libérer un peu du poids insupportable des agressions qu'elles ont subies, le risque est grand que beaucoup utilisent cette occasion pour régler des comptes personnels, voire tout simplement pour exprimer leurs phantasmes sexuels.

De deux choses l'une : soit on dénonce un harcèlement sans dire ni qui l'a subi, ni qui en est coupable, et  c'est une ineptie; soit on jette le nom d'un homme en pâture sur les réseaux sociaux, sans que ni la police ni la justice aient pu vérifier le bien fondé des accusations portées contre lui, et c'est extrêmement dangereux.

Faire comme si la calomnie n'existait pas et que tous les "témoignages" lancés sur la toile avaient un fond de vérité est coupable.

Laisser à penser par la masse des messages que peu ou prou tous les hommes seraient des "porcs" est intolérable.

Se vanter de "balancer" est odieux.

 

     A trois reprises dans l'histoire de la France, des hommes et des femmes ont eu à souffrir, jusqu'à y laisser leur vie, des dénonciations anonymes dont ils étaient victimes : à l'époque de l'infâme Inquisition qui traquait "les sorcières", durant la Révolution, à cause de l'ignoble "loi des suspects", et sous l'Occupation qui a vu le déferlement puant des lettres anonymes de dénonciation envoyées à la Kommandatur du coin par de "bons citoyens français".

 

     Le viol et le harcèlement sont un crime et un délit qu'il faut, dans la mesure du possible, dénoncer et réprimer.

Mais la dénonciation doit se faire à visage découvert, et la répression s'entourer de toutes les garanties du droit et de la justice. 

 

 (*) Seulement 109 condamnations pour harcèlement en 2015.

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 21-10-2017 à 17:10:07  (site)

Sans compter qu'on ne pourra plus joyeusement siffler une jolie fille dans la rue ... La vie devient triste !

2. Frank-Marie-THOMAS  le 21-10-2017 à 18:26:55  (site)

@ Florentin

C'est évidemment du second degré ?
Sérieusement je pense qu'il doit être pénible pour une femme d'être sifflée à longueur de journée.

3. Florentin  le 22-10-2017 à 14:05:52  (site)

D'autant que mon sifflet me tombe de la bouche. Age venu, le souffle me manque ...

 
 
 
posté le vendredi 20 octobre 2017

Molière (1622-1673)

Il faut de toute urgence, en ces temps d'abus et de dénonciations, relire Tartuffe.

On y retrouvera le portrait vivant de ces hommes de pouvoir, défenseurs en public de la morale, des femmes et de la jeunesse, comme Tartuffe l'était de la dévotion religieuse, mais abusant en privé de leur pouvoir et de leur capacité de nuisance.

 

 

 

 

 

Mais les gens comme nous brûlent d'un feu discret

Avec qui pour toujours on est sûr du secret.

Le soin que nous prenons de notre renommée

Répond de toute chose à la personne aimée

Et c'est en eux qu'on trouve, acceptant notre coeur,

De l'amour sans scandale et du plaisir sans peur. 

 

Acte III scène 3 

Le scandale du monde est ce qui fait l'offense

Et ce n'est pas pécher que pécher en silence.

 

 Acte IV scène 5 

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Per tenebras nitent