Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le vendredi 26 août 2016

Burkini, ni ni.

Comme d'habitude, le président de la République, dans une phrase alambiquée et hésitante, a renvoyé dos à dos les partisans d'une interdiction de la burka de plage et ses adversaires.

 

 

 

 

 

 

Attendant prudemment le jugement du Conseil d'Etat sur les arrêtés municipaux d'interdiction qui doit être rendu cet après-midi, il ouvre son parapluie et refuse prendre le risque de trancher.

Si l'on comprend bien sa rhétorique caoutchouteuse, mettre une burka sur la plage est une "provocation", mais l'interdire est une "stigmatisation".

 

Pauvre Manuel Valls, forcé de subir ces atermoiements si contraires à sa fougueuse nature !

Et Mesdames Touraine et Vallaud-Belkacem qui lui donnent ouvertement tort, sachant bien que Hollande n'osera jamais prendre parti pour l'un ou l'autre...

 

La France, dirigée par ces incapables, donne le triste et ridicule spectacle d'un bateau ivre.  

 


 
 
posté le samedi 20 août 2016

Une indemnisation scandaleuse.

Un évènement récent illustre parfaitement les incohérences auxquelles conduit le respect tâtillon des règles juridiques en période d'état d'urgence.

 

 

 

Le dénommé Farouk Ben Abbes est un individu connu depuis longtemps des services de renseignement et de police.

Impliqué dans l'attentat du Caire de 2009 au cours duquel une jeune française de 17 ans avait été tuée, il avait été signalé à nos services par l'Egypte dès 2011.

Depuis, les autorités ont établi qu'il était en lien avec deux des terroristes coupables de l'attentat de Paris du 13 novembre 2015, les frères Fabien et Jean-Michel Clain, ainsi que de Hakim Ben L., lui aussi de ce groupe d'assassins reconnu par Daesh.

 

Ben Abbes est actuellement assigné à résidence à Toulouse, sans bracelet électronique.

Mieux, mis en examen en 2010, ayant bénéficié d'un  non-lieu après 85 jours de détention, il vient de recevoir une indemnisation de 6000 euros pour "préjudice moral" ! S'agissant d'un homme dont l'idéologie, les relations et les projets sont indiscutablement criminels et hostiles à la France, ce qualificatif de "moral" serait comique s'il n'était honteusement pathétique.

 

Dans les circonstances exceptionnelles que nous traversons et dont il est à craindre, hélas, qu'elles ne cessent pas de sitôt, l'application pointilleuse de la lettre du Droit à des particuliers dont tout indique qu'ils ne rêvent que d'attenter à la vie de nos concitoyens et à faire régner le chaos  dans le pays, a quelque chose non seulement de grotesque, mais aussi de profondément choquant.

Si, comme on nous en tympanise quotidiennement, nous "sommes en guerre", il faudrait à tout le moins que les criminels ou ceux dont tout prouve qu'ils rêvent de le devenir un jour, cessent de bénéficier des avantages dus aux personnes réellement innocentes, accusées et punies à tort

 

L'affaire de Farouk Ben Abbes  - tout comme celle, à la fois ridicule et tragique du "burkini", sur laquelle je reviendrai -  est emblématique d'un Etat engoncé dans des règles stupidement rigides et incapable de les adapter aux circonstances, le temps d'éradiquer la peste qui nous ronge.

Nous n'avons aucune chance de gagner cette "guerre" si nous nous en tenons bêtement à la lettre de la Loi, imitant en cela  nos adversaires  qui le font pour le texte sacré qu'ils prétendent défendre. 

 

 


Commentaires

 

1. fugace  le 23-08-2016 à 15:04:51

Bonjour,

Je crois savoir que nous serions encore en état d'urgence pour quelques mois. Ne nous y trompons pas, nous risquons fort de voter à la prochaine présidentielle dans cette situation. Et pour des raisons que je n'ose imaginer.
Appliquer la Loi, toutes la loi, toutes les lois, même les plus ordinaires, et non selon le sens du vent.
Ce dernier est en train de tourner, car la prise de conscience élargie, mesure bien les premiers dangers qui menacent la démocratie qui n'en a plus que le nom.

2. Florentin  le 23-08-2016 à 17:51:45  (site)

Tout ce qui faite la différence entre l'esprit et la lettre. Florentin

 
 
 
posté le mardi 16 août 2016

Les âneries du pape François Ier.

Le pape François Ier a une fois de plus dit une ânerie.

Les médias couchés ont une fois de plus loué cette ânerie.

 

 

 

 

 

Répondant aux journalistes dans l'avion qui le ramenait de Cracovie où il avait présidé les JMJ, le Souverain Pontife s'est cru habile en traçant un parallèle entre la "violence islamique" et la "violence catholique".

Brodant sur un lieu commun consistant à dire qu'il y a des violents partout, il a osé : 

« Je n'aime pas parler de violence islamique, parce qu'en feuilletant les journaux je vois tous les jours des violences, même en Italie: celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés!

Ce sont des catholiques violents. Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique. …»

 

En d'autres termes, un homme battant son épouse ou ses enfants,  tuant un membre de sa famille ou commettant toute autre sorte de crime est à mettre sur le même plan qu'un égorgeur ou le monstre qui, au volant de son camion, écrase la foule.

Quel rapport ? Où sont les motivations religieuses des maris violents ? Comment mettre sur le même plan un crime familial et un massacre froidement programmé ?

Et cet homme, ce pape, passe pour une lumière intellectuelle et un guide moral ! 

 


Commentaires

 

1. fugace  le 17-08-2016 à 14:11:59

bonjour,

"le Souverain Pontife s'est cru habile en traçant un parallèle entre la "violence islamique" et la "violence catholique".

A mon avis, il faut comparer ce qui est comparable. Pour ma part j'ai compris et entendu que dans l'Histoire des religions concernées, les violences sont établies, et qu'il est sous-entendu que l'islam fera aussi avec le temps son aggiornamento.
Ceci étant, je considère que les religions sont et seront toujours d'une certaine violence d'une intensité multiple et individuelle en fonction de l'individu qui en est traversé.
Je crois d'une part qu'aucun humain ne soit capable de se soustraire à une quelconque religion (qui relie). Chacun étant un adepte de la sienne, fut-elle politique ou idéologique.

2. Frank-Marie-THOMAS  le 17-08-2016 à 15:03:21  (site)

@ fugace

Merci pour vos commentaires.
Vous avez raison : il faut comparer seulement le comparable. C'est précisément ce que n'a pas fait le pape en mettant un signe égal entre des choses fondamentalement différentes.
S'il avait dit, comme vous le suggérez, que les catholiques aussi, dans le passé, avaient pratiqué une violence criminelle, le parallèle, nous en sommes d'accord, eût été recevable.
Mais ses mots sont ineptes et pervers à la fois.
Pour ma part je vis fort bien sans aucune croyance religieuse, et je ne pense pas qu'il faille mettre sur le même plan la foi et l'adhésion à une idéologie politique.

3. Nicolaï Vavilov  le 18-08-2016 à 10:03:00

le problème "est dans le texte" disait feu Abdelwahab Meddeb
le coran regorge de versets (non abrogés) violents (300 selon feu A.M Delcambre
Pour l'évangile: "chasser les marchands du temple" est à peu près la seule chose sur laquelle pouvaient s'appuyer les cathos.
Le communisme, 150 millions de morts, la Terreur... le "génocide " vendéen ... n'ont pas eu besoin de textes religieux...
Le pape tend la main à celui qui veut la dévorer...mais nous ne voulons pas qu'il tenden la notre?

4. fugace  le 23-08-2016 à 14:55:12

@ Nicolaï Vavilov le 18-08-2016 à 10:03:00
Qu'est-ce qu'une croyance ?
Le communisme n'en est-il pas une ?. Ce dernier non dévoyé, n'allait-il pas dans le bons sens à son origine ?

5. Nicolaï Vavilov  le 24-08-2016 à 10:54:51

cf "misère de l'historicisme" (K.-R. Popper)
"religion séculière... opium des intellectuels" (Aron)
Tous les héllénistes du Collège de F on été communistes sauf une.
et plus récemment Wolton: le concept de lutte des classes, moteur de l'histoire est porteur des déviances inéluctables.
"la pratique est le critère de toute théorie" (Engels)

 
 
 
posté le lundi 08 août 2016

Flou, flou, flou !

Notre pitoyable président de la République vient encore de donner une démonstration de virtuosité dans sa spécialité : le flou.

 

 

 

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, ce politicien médiocre, rejeté par une immense majorité de Français, explique pourquoi il n'a pas encore décidé de se représenter en 2017, ou d'y renoncer.

 

Ses arguties seraient du plus haut comique si elles n'émanaient d'un homme censé incarner les valeurs de la République et la morale de l'Etat dans la sombre période que nous traversons.

 

Deux bredouillages dans cette interview qui, l'un comme l'autre , permettent de sonder l'incroyable duplicité du personnage.

 

Il explique tout d'abord qu'il souhaite  "fonder son choix sur d'autres arguments que la simple continuité, ou même la réussite de l'action".

Si j'essaye de débrouiller cette pensée emberlificotée, il me semble qu'il nous dit qu'il décidera d'aller ou non à l'élection en fonction de critères secrets, connus de lui seul, sans mettre en avant les habituelles justifications des candidats à leur propre succession à savoir la nécessité d'une continuité dans l'action ou la prime qui leur est due lorsque leur politique a bien fonctionné. 

Notez en passant le jésuitisme de la formule qui pose, sans le dire, que son action depuis 2012 a été couronnée de succès. Il faut oser...

 

La suite est de la même veine, en plus caricatural encore :

  "J'ai le temps nécessaire pour construire une décision et la justifier dans un sens ou dans l'autre" ose-t-il avancer.

On ne saurait avouer plus clairement que par un usage piégé des mots, on peut tout justifier et son contraire. 

Vous souvient-il de ce personnage d'abbé incarné par Bernard Giraudeau dans le film Ridicule, de Patrice Leconte qui, après avoir brillamment démontré devant Louis XVI et la Cour l'existence de Dieu,  affirme avec morgue : "j'aurais tout aussi bien pu démontrer le contraire" ? 

 

Incompétent et cynique : le tableau est complet. 

 

 


Commentaires

 

1. fugace  le 17-08-2016 à 14:18:52

Bonjour,
Hollande est malin. Il l'a prouvé en se faisant élire en 2012. Et le "malin" est très fort pour tromper son monde.
Imaginez Sarko réélu en 2012. Où en serait le pays aujourd'hui ? Je ne suis pas certain qu'il aurait fait pire, mais mieux, j'en doute compte tenu de l'environnement géopolitique qui tire les ficelles.

 
 
 
posté le dimanche 07 août 2016

Jean-Jacques Urvoas ou l'aveu d'impuissance.

Le garde des Sceaux, ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas dans un entretien très récent avec des journalistes de l'Obs donne son avis sur le traitement à réserver aux invividus "fichés S". 

 

 

 

Après avoir critiqué les prises de position des responsables politiques de l'opposition, le ministre donne sa vision sur la question. C'est instructif.

 

« Soyons concrets. Si je reviens à la question de l'idée de centres de rétention pour tous les fichés S, je demande : " Où sont ces centres ? Gardés par qui ? Pour combien de temps ? Quel est le projet ? Ouverts immédiatement ? "

Faut-il rappeler que nos prisons sont aujourd'hui surpeuplées de manière hors norme ? » 

 

Beaucoup de questions, aucune réponse. En d'autres termes, il n'y a aucun moyen de mettre les assassins potentiels hors d'état de nuire.

On a rarement mis autant de conviction à avouer son impuissance.

 

Il y a pourtant une réponse aux questions rhétoriques du ministre . Je crois l'avoir déjà donnée ici.

Quant à l'argutie juridique qui consiste à affirmer qu'on ne peut détenir préventivement un individu, l'article 411-4 du Code Pénal y apporte une réponse très claire :

 

Article 411-4

Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende.

 

Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France. 

 

 

 


Commentaires

 

1. Nicolaï Vavilov  le 08-08-2016 à 15:23:36

Le mérite de l'argument "intelligence avec l'ennemi " a été attribué en juin au FN
mais un juriste a développé l'argumentaire suivant (de mémoire):
l’expression des dirigeants "nous sommes en guerre" est symbolique, mais n’exprime pas une réalité du droit.
nous avons donc un discours d'enfumage des politiques ad usum internum, d'ailleurs un état en guerre ferme ses frontières...
DAECH ne serait pas un état!!! cependant a une armée, frappe monnaie, est reconnu par certains états et c'est bien comme cela qu'ont débuté certains états ... mais on ne peut pas déclarer la guerre!!!
il suffit d'attendre "puisqu'aucune action terroriste n'aurait jamais réussi" (un analyste sur le ondes ce matin
mektoub

PS
Le proc. dans sa déclaration a dit que le Père Hamel avait été "frappé au cou"...
" mal nommer les choses, c'est ajouter de la souffrance au monde..."
à l'opposé on voit apparaître timidement un nouveau mot dans la médiasphère "égorgement"

2. Frank-Marie-THOMAS  le 08-08-2016 à 17:19:45  (site)

@ Nicolaï Vavilov

L'article en question ne fait pas seulement référence à des états constitués, mais à "une organisation étrangère", ce qui, sans conteste, s'applique à Daesh

3. Nicolaï Vavilov  le 08-08-2016 à 19:52:03

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/15/juger-les-djihadistes-pour-intelligence-avec-l-ennemi-la-fausse-piste-de-marine-le-pen_4950903_4355770.html
subtile référence à l'esprit du texte

juridisme?

je répondrais, citant Giraudoux:
" Jamais poète n'a interprété la nature aussi librement qu'un juriste la réalité"

4. Frank-Marie-THOMAS  le 08-08-2016 à 21:07:21  (site)

@ Nicolaï Vavilov

En effet, juridisme. Discussion sur le sexe des anges alors que la cité est en danger. L'article 411-4 s'applique à merveille au cas des islamistes puisque Daesh, après leur crime commis, le revendique. Ne s'agit-il pas d'une "organisation étrangère"? Ne sont-ce pas des actes hostiles ?

5. fugace  le 17-08-2016 à 14:30:13

Qui n'a pas compris que les puissances de l'argent du pétrole, associées aux stratégies étasuniennes menaient la danse ?

P.S. La photo m'a interpelée, car j'ai toujours détesté qu'un adulte ou même mon grand frère, vienne s'appuyer avec l'avant - bras sur mon épaule.
Pourquoi ?

6. Frank-Marie-THOMAS  le 17-08-2016 à 15:05:11  (site)

@ fugace
Même sur une statue ?

 
 
 
posté le samedi 06 août 2016

Séjour à Oléron.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le dimanche 17 juillet 2016

Nuance !

Entendu dimanche midi sur FR 3 de la bouche du ministre des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault à propos de son nouvel homologue britannique Boris Johnson :

 

 

 

 

 

" Je ne l'ai pas traité de menteur :

j'ai dit qu'il avait beaucoup menti.

Soyons nuancés ! " 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. jean 26  le 17-07-2016 à 18:24:09

Bon il ne l a peut être as traité de menteur mais il pourrais lui donner l'adresse de son coiffeur.

2. La cigogne  le 19-07-2016 à 14:43:28

le frère jumeau de celui de Donald Trump..!! Un petit sourire dans une actualité qui me serre le cœur..et ne porte guère à l'espérance..je ne mets pas de majuscule à ce mot....!!‼️‼️Le sens laïc me va très bien..!! Bel été à tous..Fse

 
 
 
posté le dimanche 17 juillet 2016

La guerre en dentelles.

 

Comme tous les gens de bonne foi, je pense qu'il est définitivement impossible de prévenir et d'empêcher à l'avenir tous les crimes tels  que celui qui vient de se produire à Nice.

 

 

 

ceux qui affirment le contraire sont des menteurs qui se déshonorent. La période électorale dans laquelle nous entrons ne saurait justifier toutes les rodomontades outrancières.
Autant affirmer qu'on serait en mesure d'éradiquer le vol, le viol et l'assassinat, les accidents de la route, les suicides et tous les malheurs du monde.
Mais il me semble que nous restons un peu sur le bord de la route : si tout n'est pas évitable ( parce que imprévisible souvent ), il reste que les mesures prises pour mettre les assassins potentiels hors d'état de nuire - ceux du moins qu'on a quelque raison de soupçonner - sont notoirement insuffisantes.

 

Jusqu'à présent, y compris dans le cas de l'assassin de Nice, tous ceux qui ont commis ces crimes ont un casier judiciaire plus que chargé; ils appartiennent tous à une même communauté. Ces deux éléments juxtaposés devraient permettre, pour peu qu'on renonce à une application dévoyée des droits de l'Homme, de les mettre hors d'état de nuire à titre préventif.

Les lieux où les isoler ne manquent pas, pourvu qu'on ait enfin le courage de le décider.

Contraignons, sous peine de sanctions lourdes pour non dénonciation de crime, les entourages des assassins potentiels à informer les autorités de sûreté et de justice de ce qu'ils savent.(*)

On ne fera pas non plus l'économie, un jour ou l'autre, d'une remise en cause de notre incohérente politique internationale dont chacun sait bien qu'elle alimente le terrorisme chez nous.
Il est clair aussi qu'il faut se résoudre à ce que les libertés publiques ne soient alors plus entièrement respectées. Pour fâcheux que cela soit, notre sécurité et notre liberté sont à ce prix.


On va nous répétant que nous sommes en guerre.
Oui nous sommes en guerre contre un ennemi qu'il faut nommer : l'islamisme qui sert de masque à un racisme anti européen.
Et puisque nous sommes en guerre, cessons de vouloir vivre comme si nous étions en paix et réduisons nos ennemis par l'emploi d'une force impitoyable.
Cessons aussi de donner cette image réjouissante pour nos ennemis d'un pays qui cultive les minutes de silence, les dépôts de gerbes, les larmes, les bougies, les peluches, les fleurs, qui croit donner au monde une leçon de dignité et de courage en continuant d'aller au café et au spectacle et qui ne fait rien de vigoureux pour se défendre et se débarrasser de la peste qui le mine.

Arrêtons de suite cette guerre en dentelles.

 

(*) On apprend, aujourd'hui 17 juillet que l'assassin de Nice qui buvait, meangait du porc et jouait les Don Juan s'est "brusquement radicalisé" en cessant de boire, de fumer, en parlant religion etc.

Ce sont des proches qui l'apprennent aux enquêteurs. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait avant que ce fou passe à l'acte ? On va à présent leur en demander compte. Mais, je le répète, il faudrait rendre ces dénonciations obligatoires à priori et non quand le mal est fait.

 


Commentaires

 

1. Nicolaï Vavilov  le 18-07-2016 à 13:37:16

bonjour,
vous nous dîtes " de les mettre hors d'état de nuire à titre préventif": en l'absence d'actes, la loi ne le permet pas.
Parquer les individus fichés"S"? combien de temps?
par contre cesser de servir de relai à ce DAECH en ne publiant pas en boucle les photos des "héros".. ( c'est un de leurs moyens de recruter... "le sang des martyrs est une semence" de tueurs...)
faut-il une hygiène du journalisme, qui devra renoncer à vivre du catastrophisme ?...il est bien interdit de faire l'apologie du nazisme... l'amplification médiatique des infos est la meilleur propagande de daech..
l'anonymat des meurtriers , une fois leur identité découverte devrait-être imposée...pour une fois le mot chien mord.
partagez vous l'opinion d'Onfray qui professe que nous avons agressé les musulmans chez eux?
Qu'ils appliquent la charia chez eux...
Quatar et Arabie Saoudite renvoyés à leur chameaux!!! serait-ce une solution?
l'anti-racisme devient un masque pour le racisme anti-blanc...probable terreau des insurgés...
on trouve dans le coran nombre de versets qui, avec les hadiths confortent ces individus dans leur folie meurtrière...
c'est en arrivant sur notre sol qu'il faudrait informer au lieu de leur rabâcher que nous sommes haïssables, esclavagistes, colonialistes, croisés
... leur parler de la traite trans saharienne... tabou...
N'est-ce pas un peu tard?
On ne parle plus d'assimilation , d'intégration mais" d'inclusion"...!!!
3 demi douzaines d'égorgeurs, (comme dans l'Algérie des années 60, suffiraient à semer la panique la nuit de Noel...

dans 3 petits villages et là ... pas de GIGN
merci de ne pas diffuser ce scénario bon marché...
nous vous aurions aimé en sénateur... mieux qu' en blogeur...
considérations...

Add.
on ajoutera: impliquer les citoyens (la réserve) et pourquoi pas des Comités de Salut Public !!!
on appelle ça une guerre civile (???)
risque envisagé par Gilles Kepel, je crois, par confrontation avec la droite dite "nationale"

2. Frank-Marie-THOMAS  le 18-07-2016 à 19:21:38  (site)

@Nicolaï Vavilov

Ce que la loi ne permet pas pourra être permis par une autre loi lorsqu'elle aura été votée.
Mais dores et déjà, l'application de la loi telle qu'elle est aurait dû conduire en centre de redressement tous ces assassins qui, depuis Merah, sont tous des délinquants multirécidivistes.
Dans les cas de l'assassin de Nice et des gens qui l'ont aidé, rien n'était plus facile.
J'insiste surtout sur l'implication des entourages qui viennent après coup nous expliquer qu'ils avaient remarqué la violence et la radicalisation de ces personnages.
Ce devrait être une obligation sous peine de punitions lourdes de dénoncer ces tueurs potentiels.
Je considère qu'il vaut mieux arrêter des innocents que de laisser en liberté ces bombes humaines.
Nous n'avons que trop tardé.
Absolument de votre avis sur le rôle hypocrite et dangereux des médias, dont il faudrait se décider à limiter la liberté de nuire.
Continuons de nous accrocher à l'actuelle conception du strict respect de la légalité et nous mourrons tous guéris, comme disait Boileau.

 
 
 
posté le vendredi 15 juillet 2016

Peluches, bougies et petites fleurs

Les djihadistes haineux qui nous font la guerre doivent méchamment sourire devant les manifestations larmoyantes qui semblent dorénavant constituer la seule réponse dont notre pays est capable. C'est un spectacle affilgeant qui correspond exactement à ce qu'ils recherchent.

 

 

 

La commission parlementaire sur les attentats de 2015 vient de rendre un rapport très sévère sur l'action de l'Etat depuis plus d'un an. Elle a fait des propositions extrêmement précises qui ont été ignorées par ceux qui sont censés nous gouverner.

 

L'heure est bien sûr à la tristesse et à la solidarité avec les victimes et leurs proches mais elle n'est plus aux jérémiades. Nous sommes engagés sur plusieurs fronts à l'étranger et les attentats que nous subissons et que nous continuerons à subir sont la réplique à ces engagements.

Soit nous  renonçons, soit nous faisons face avec courage et force.

 

Chaque citoyen est responsable de la sécurité de tous. Il faut cesser de faire comme si l'on pouvait continuer à vivre normalement dans cet état de guerre.

On a organisé aujourd'hui des cérémonies dans les mosquées de France et condamné "cet acte odieux". C'est bien, mais c'est notoirement insuffisant. 

Tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre ont à connaître des voisins, amis, parents qui représentent un danger potentiel doivent les dénoncer sans scrupule sous peine de sanctions sévères (cf. la pensée de Rousseau dans le billet en lien). Notre liberté - la véritable, pas la théorique - est à ce prix. Le reste est bavardage et hypocrisie.

 

On apprend que le chauffeur du camion de Nice était un délinquant multirécidiviste, condamné récemment à six mois de prison entre autres pour faits de violence. C'est un ressortissant tunisien (*).

 

Pourquoi donc ne l'a-t-on pas expulsé ?

Jusqu'à quand dureront cette impuissance et ce laxisme ? 

Les bons sentiments, les larmes, les peluches, les bougies et les petites fleurs ne suffiront pas à désarmer la bête immonde.

 

(*) A ce jour, 16 juillet, aucune revendication de Daesh n'est encore arrivée. Il se pourrait bien que cet homme ne soit qu'un déséquilibré; son passé et le témoignage de sa famille semblent aller dans ce sens. Si c'était le cas, notre pauvre président se serait une fois de plus trompé en affirmant qu'il s'agit d'un terroriste et en rétablissant l'état d'urgence qu'il avait levé quelques heures plus tôt..

La chose en serait-elle moins grave pour autant ? Certes non. Au contraire : cela tendrait à montrer que tous les détraqués vivant sur notre territoire, impressionnés par la propagande islamiste et par le tintamarre médiatique, donnent libre cours à leurs délires violents emportés par le maelström de l'actualité, et viennent grossir le nombre des assassins véritablement fanatisés.

Rien de plus simple pour Daesh ensuite, que de laisser croire que leurs crimes déments proviennent de leur engagement à ses côtés.

 

 

 


Commentaires

 

1. Nicolaï Vavilov  le 16-07-2016 à 00:31:52

devant la douleur devrait -on s'abstenir de commentaire: oui...
cependant on peut et il faut parler des douleurs à venir...pour les prévenir.
le "coiffé" , piètre visionnaire annonçait la levée de l'état d'urgence ... un "ça va mieux"
Quelle est cette guerre dont parle les "pleureuses" d'appareil?
une guerre qui n'a pas été déclarée...
En temps de guerre les pays ferment leurs frontières ... ça ne changerait rien???
La principale fonction de l'état est d'assurer la sécurité des citoyens, police armée, justice...
Personne n'a la solution... en tous cas pas le pouvoir en place...
Les parlementaires de la commission ont été reçus quelques minutes... se sont plaints de pas avoir été écoutés..

2. PAULO  le 17-07-2016 à 11:08:40

Bonjour,
ceci me rajeuni.L'OAS c'était bien pareille.Attentats de toutes sortes.

 
 
 
posté le vendredi 15 juillet 2016

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

 

 

 

Laisser commettre les crimes qu'on peut empêcher n'est pas seulement en être témoin, c'est en être le complice.

Que sert de l'espionner de si près avec tant de vigilance et d'activité ? Que sert d'avoir découvert ses oeuvres, pour les lui laisser continuer comme si l'on n'en savait rien ?

 

Rousseau juge de Jean-Jacques  1776 

 


 
 
posté le vendredi 15 juillet 2016

Il n'est peut-être pas trop tard.


 

Abomination du massacre de Nice.


Hier François Hollande, pour une fois, avait réussi à parler à peu près juste en évoquant le caractère tragique du pouvoir confronté à la violence et à la mort. Hélas, l'évènement lui donne raison.

 

 

 

 


Mais il s'était aussi félicité du calme qui a régné durant l'Euro, il s'était moqué de ceux qui - j'en étais (cf. troisième article en lien) - craignaient un attentat dans les foules regroupées autour d'écrans géants et il avait annoncé la levée prochaine de l'état de siège.


L'évènement le dément tragiquement et l'oblige à renier ce qu'il avait dit quelques heures auparavant.

Rarement paroles sont tombées aussi mal.


Et que dire des reportages triomphants sur l'engagement de nos forces armées en Syrie et en Irak, de la glorification bêtifiante de nos technologies navales, terrestres et aériennes, de ce discours va-t-en-guerre qui nous fait tant de mal !

 

Les Français, bientôt, vont devoir se souvenir de tout ce gâchis, ils devront garder à l'esprit l'horrible prédiction de Larbi Ben M'Hidi ( voir billet en lien) et se décider, enfin, à cesser de se bercer de l'illusion de leur puissance et à sévir préventivement contre ces assassins qu'ils nourissent en leur sein en les mettant hors d'état de nuire ( cf. deuxième article en lien).

Peut-être n'est-il pas encore trop tard. 

 


Commentaires

 

1. fanfan76  le 15-07-2016 à 12:01:58  (site)

Si c'est trop tard et toutes ces victimes innocentes ne reviendront pas à la vie, tous ces enfants ! fanfan76

2. Frank-Marie-THOMAS  le 15-07-2016 à 13:37:58  (site)

@ fanfan76

Vous avez évidemment raison : pour les victimes de Nice, comme pour celles des précédents attentats, il est trop tard.
Mais je ne parle pas de cela.
Je considère qu'il n'est pas trop tard pour nous ressaisir et arrêter de faire semblant de faire la guerre, tout en en parlant sans cesse..
Pour commencer il faudrait prendre de sévères sanctions contre les voisins, amis et alliés de ces terroristes qui, voyant leur dérive se mettre en place, ne viennent pas les dénoncer comme c'est leur devoir.
L'omerta de la communauté à laquelle appartiennent la plupart de ces assassins est une triste réalité. Il faut la briser de toute urgence.
Quant aux personnes suspectes de devenir violentes, il faut de toute urgence les empêcher de nuire en les isolant définitivement.
Enfin il faut cesser de vouloir vivre normalement alors que nous prétendons être en guerre. C'est incohérent.

3. fanfan76  le 15-07-2016 à 13:48:06  (site)

Je suis d'accord avec votre commentaire...
Tellement triste et incompréhensible ! que c'est vrai j'ai réagi surtout en pensant à toutes ces nombreuses victimes innocentes de cette guerre, tous ces enfants, je suis une grand maman qui a peur pour tous nos enfants, pour leur avenir...
D'accord avec vous, il faut plus de solidarité, il faut arrêter de remercier les personnes qui sont intervenus dans l'urgence, comme je viens de l'entendre à la télévision, ils n'ont fait que leur devoir de citoyens, il faudrait remettre bien des choses au point...
Avec notre président, à l'entendre, tout était réglé. Et pourtant... MERCI, fanfan

 
 
 
posté le jeudi 14 juillet 2016

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)

En 1737 Rameau donnait à Paris la première de Castor et Pollux.

 

 

 

Dans ce grand opéra français, un air, à mon avis, touche au sublime.

Lent, solennel, poignant, il allie l'émotion la plus pure à l'inventivité musicale, notamment cette hardiesse du passage  du mi bémol au la bémol et du la bémol au mi bémol sur les huit premières syllabes, évoquant la descente aux ténèbres. Un chef-d'oeuvre.

Voici deux excellentes et récentes interprétations, celle de Sabine DEVIEILHE et celle de Véronique GENS, ainsi que le texte du librettiste GENTIL-BERNARD

 

https://www.youtube.com/watch?v=yqeE1I6R7Hw



 

 

 

 

TELAÏRE, qui paraît dans le plus grand deuil.

 

 

Tristes apprêts, pâles flambeaux,

Jour plus affreux que les ténèbres,

Astres lugubres des tombeaux,

Non, je ne verrai plus que vos clartés funèbres.

 

Toi, qui vois mon coeur éperdu,

Père du jour, ô soleil ! Ô mon père !

Je ne veux plus d'un bien que Castor a perdu,

Et je renonce à ta lumière.

 

Tristes apprêts, etc.

 


 
 
posté le jeudi 14 juillet 2016

Mes dégoûts (1) La chevelure de HOLLANDE.

Décidément les personnes pour lesquelles je ressens une antipathie marquée semblent faire tous leurs efforts pour me confirmer dans mes sentiments à leur égard.

Dans cette galerie des têtes qui ne me reviennent pas, le président de la République côtoie des sujets variés, parmi lesquels se trouve Jean-Marc Morandini auquel je consacrerai mon prochain billet.

 

 

 

 

Pour ne pas me répéter inutilement, je ne redirai pas le mépris profond que m'inspirent la tartufferie, le manque de sérieux, la malhonnêteté et l'incompétence de François Hollande.

A ces défauts rédhibitoires il ajoute une tendance marquée au ridicule. 

Après le grotesque épisode du tweet vengeur de  Mme Trierweiler, le communiqué officiel de leur rupture et le livre accablant publié contre lui, il nous a gratifié de l'épisode ridicule de son rendez-vous galant rue du Cirque - cela ne s'invente pas - du scooter et du casque.

Les courtisans, souvenez-vous en, avaient nié que Hollande ait pu qualifier les pauvres gens de "sans dents"; quelles que soient ma méfiance à l'égard de sa duplicité hypocrite et mon aversion pour lui, j'avoue que j'étais enclin à les croire et à mettre cette accustion sur le compte de la haine d'une femme jalouse.

 

 

 

 

 

Ce que le Canard Enchaîné - une des institutions les plus utiles de ce pays - vient de révéler, parachève le tableau et donne du corps, me semble-t-il, aux accusations de son ancienne compagne. 

On apprend que, dans la même veine que le cireur de chaussure de son ancien conseiller Aquilino Morelle, le président de la République jouit depuis plus de quatre ans d'un coiffeur exclusivement attaché à sa personne et qui lui donne ses coups de peigne quotidiens moyennant le salaire exorbitant de 10.000 euros par mois.

Le "président normal", celui qui au début de son mandat allait acheter sa baguette de pain à pied, qui prenait les transports en commun, etc, fait soigner sa superbe et abondante chevelure - teinture comprise - par un merlan rémunéré au tarif d'un ministre. 

Et c'est ce même individu qui disait ne pas aimer "les riches" et qui, durant la campagne de 2012, n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer le "bling-bling" de son prédécesseur !

 

 


 
 
posté le mardi 12 juillet 2016

Barroso acheté.

L'Europe, menacée par la montée des nationalismes, gravement éprouvée par la défection du Royaume Uni n'avait pas besoin d'un scandale.

 

 

On apprend que José-Manuel BARROSO, ancien président de la Commission Européenne, vient d'être embauché par la banque Goldman-Sachs pour être conseiller sur le Brexit. 

  http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211115197642-larrivee-de-manuel-barroso-chez-goldman-sachs-provoque-des-remous-en-europe-2013479.php

 Le moins que l'on puisse dire c'est que cette nouvelle constitue un choc pour tous ceux qui souhaitent un peu plus de morale dans la conduite des affaires européennes.

 

 

 

 

 

La banque Goldman-Sachs est entachée d'une réputation plus que douteuse.

On lui doit deux des catastrophes que l'Europe a endurées depuis vingt ans.

En 2000 c'est elle qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour continuer à rentrer dans les critères économiques et financiers européens et ainsi pouvoir garder l'euro comme monnaie. On connaît la suite et les désastreuses conséquences pour le peuple grec en premier lieu et pour la Communauté européenne aussi.

 

En 2008 elle a joué un rôle particulièrement pervers et délétère dans la crise dite des "subprimes" qui a mené l'Europe au bord du gouffre et dont nous ne sortons qu'à peine.

Goldman-Sachs est plus qu'une simple banque : une institution au pouvoir puissant, ramifié. Beaucoup de ses responsables en sortent pour devenir de hauts personnages politiques et continuer à la servir avec tout le pouvoir de leurs nouvelles fonctions.

 

Trois de ses PDG deviennent Secrétaires d'Etat au Trésor américain dans les années Bill CLINTON : Robert RUBIN, John CORZINE et Henri PAULSON.

En Europe, de hauts responsables de la banque occupent des fonctions de toute première importance : Peter SUTHERLAND, Karl Van MIERT, Loukas PAPADIMOS, premier ministre grec en remplacement de Georgios PAPANDREOU, Mario MONTI premier ministre italien après BERLUSCONI, Mario DRAGHI successeur de Jean-Claude TRICHET à la tête de la Banque Européenne...

José-Manuel BARROSO, lui, suit le chemin inverse : il passe du pouvoir politique au lobbying financier au plus haut niveau. 

 

En 2011 cette aimable institution financière est convaincue de créer artificiellement une pénurie mondiale de zinc et d'aluminium pour spéculer sur la hausse des cours...

La même année, un grand stratégiste de la banque, Alan BRAZIL, recommande aux clients de la banque de spéculer sur la crise de la dette en Europe... 

 

Qu'un haut fonctionnaire européen, investi il y a peu des responsabilités les plus éminentes, puisse mettre tout son savoir, son entregent et ses contacts nombreux et puissants avec le monde de la politique et de la finance au service d'une banque privée au passé si sulfureux constitue non seulement une anomalie inadmissible sur le plan moral, mais un danger mortel pour les intérêts des peuples européens.

En mettant son pouvoir au service du monde de la finance et de l'économie pour atténuer, voire rentabiliser la sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne, José-Manuel Barroso commet un véritable acte de piraterie qui devrait être sanctionné par l'Europe de la façon la plus sévère.

 

Faute d'une telle réaction, on ouvre encore un peu plus grand la porte aux anti-européens de tous bords qui ne manqueront pas - et ils auront raison - de stigmatiser l'Europe de la finance, caricaturée par cette incroyable trahison. 

 

 


 
 
posté le lundi 11 juillet 2016


 

O     U    F ! 

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Le bonheur !
 


 
 
posté le dimanche 10 juillet 2016

Sartre l'ignoble.

En 1961 paraissait chez Maspero l'essai de Frantz Fanon contre le colonialisme : Les Damnés de la Terre.

Jean-Paul Sartre en préfaçant ce brûlot lui donna un énorme retentissement. Voici l'appel au meurtre qu'il osait y écrire : 

 

 « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds. »

 

 N'oublions pas et tirons-en les leçons.

 


Commentaires

 

1. Nicolaï Vavilov  le 14-07-2016 à 09:51:16

Jean-Sol Partre "agité du bocal"
jouait ses pièces en pleine occupation, lui et Castor ( Beaver) se sont qualifiés de résistants... Aucun réseau de résistance ne porte trace de leur nom!!!

 
 
 
posté le samedi 09 juillet 2016

Le bonheur !

L'équipe de France vient d'infliger une cuisante défaite à celle d'Allemagne en demi-finale de l'Euro 2016.

 

 

 

 

Une fois de plus le pays organisateur de l'évènement sportif se sort étonnamment bien des embûches de la compétition tant par la chance d'un tirage au sort plus que favorable que par celle d'arbitrages, disons, peu sévères.

Paradoxalement, la victoire contre l'Allemagne ne constitue une surprise - heureuse - que pour les spécialistes du football.

Pour ceux qui, comme moi, ont une sainte horreur de cet exercice, ressentent une confiance chancelante dans l'honnêteté des organisateurs  et surtout ne connaissent rien aux "subtilités" de ce jeu,  elle semblait inéluctable.

A présent il reste à battre le Portugal, ce qu'on devrait parvenir à obtenir avec un peu de chance et d'aide.

Ainsi la France rentrera dans les frais qu'elle a consentis pour organiser ce grand cirque. Car l'Euro est une compétition et une monnaie à la fois...

 

 

 

 

Et les hordes hurlantes de supporters galvanisés par le matraquage médiatique et publicitaire, portant aux nues tel ou tel joueur transformé en héros pur et sans reproche, seront repues de contentement chauvin et égoïste.

Et la pauvre Marseillaise, entonnée par des voix avinées, mise à toutes les sauces, résonnera à tous les carrefours .

 

Le bonheur ! 

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Commentaires

 

1. jean 26  le 11-07-2016 à 00:24:40

Demain Hollande chute de 2 points dans les sondages

2. Frank-Marie-THOMAS  le 11-07-2016 à 08:31:30  (site)

jean 26

Sans doute. Mais avouez qu'il est bien malheureux qu'un grand pays censément cultivé soit ainsi soumis aux aléas, bons ou mauvais, d'un jeu de ballon. Ce que vous dites - et qui est sûrement vrai - ne plaide pas en faveur du suffrage universel !
On peut au moins se réjouir que nos craintes d'un attentat durant ces grands rassemblements hystériques ne se soient pas confirmées. Le seul vrai succès est là.

3. Paulo  le 13-07-2016 à 12:00:13

Bonjour,et merci de me recevoir,

On est revenu à la 3ème République,sous le régime des partis.

 
 
 
posté le mercredi 06 juillet 2016

Sensibilité vegane

 

Dessin de juin Charlie Hebdo du 6 juillet 

 


 
 
posté le mercredi 06 juillet 2016

A propos de Michel Rocard.

La mort de Michel Rocard a donné lieu à un concert de louanges qui eût été unanime sans la réserve de Jean-Marie Le Pen.

 

 

 

 

 

L'Etat vient de perdre un grand serviteur.

Il ne fait de doute pour personne, même pour ceux qui, au sein de son parti n'ont cessé de le contrer, de l'attaquer et qui aujourd'hui mêlent leur voix au concert de louanges, que Rocard fut un esprit fécond, lucide et sans tabous. Cela, déjà, suffit à en faire une exception au sein d'une classe politique de plus en plus médiocre, inculte et privée de caractère.

 

Avoir été le grand rival de François Mitterrand dont il disait que ce n'était pas "un honnête homme", est un titre au respect qui ne peut lui être contesté.

Durant les quelques mois de son gouvernement, il n'a pu gouverner qu'en forçant l'Assemblée Nationale par le 49-3, les socialistes lui faisant régulièrement défaut, et le président de la République agissant en sous-main contre lui.

 

Mais il ne faut pas oublier les faiblesses de son action.

Le Pen l'a rangé violemment, selon son habitude, dans le camp des traitres à la patrie en raison de son engagement en faveur de l'indépendance de l'Algérie dès 1958. Ce jugement est par trop sévère, même s"il reste vrai que le jeune Rocard a bel et bien fait partie des opposants à l'Algérie Française.

Le drame de la guerre d'Algérie et l'épouvantable dénouement auquel aboutit l'action de de Gaulle ont été une sorte d'école pour lui. Il s'en est souvenu presque trente ans plus tard lorsqu'il eut à gérer le délicat problème de la Nouvelle Calédonie. Son action permit de mettre fin aux violences et d'ouvrir la longue période de compromis et de négociations dont ce territoire devrait sortir bientôt.

Même si tout n'est pas parfait dans ce processus ( cf article en lien ) il faut reconnaître qu'il laisse une chance à ce pays de connaître un avenir moins sombre que celui auquel il semblait voué avant l'intervention de Rocard.

 

Michel Rocard, néanmoins, c'est aussi une vague d'impôts nouveaux, ingénieux et lourds. C'est un renforcement de la décentralisation, excellente dans son principe mais si contestable dans la pratique faite, hélas, de multiplication exponentielle du nombre de fonctionnaires territoriaux, de la réalisation d'équipements aussi dispendieux qu'inutiles, de la dégradation de nos paysages, de complexité administrative et de magouilles locales en tous genres. 

 

Rendons hommage à l'honnête homme et au républicain qui vient de s'éteindre. Respectons sa volonté - surprenante (*) - d'un hommage solennel aux Invalides. Mais évitons de le figer en une excessive et grotesque apothéose.

 

(*) Les dernières volontés de Michel Rocard sont très précises; Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS vient de les révéler au public :

1) Cérémonie au temple protestant. 

2) Incinération de son corps, les cendres étant enterrées en Corse.

3) Hommage solennel aux Invalides avec discours du président de la République et de M. Edmond Maire, ancien secrétaire général de la CFDT.

4) Cérémonie rue de Solférino au siège du PS avec un discours du premier ministre, de M. Alain Bergougnioux, historien du PS et du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis. 

 

 

 


 
 
posté le mardi 05 juillet 2016

Quelle mouche a donc piqué le SIEC ?

Demain 6 juillet auront lieu les épreuves de rattrapage pour les candidats au baccalauréat qui ne sont pas passés "au premier tour". Le ministère à cette occasion prend une décision à la fois stupide et dangereuse.

 

 

 

Il se trouve que ce 6 juillet correspond cette année à la fête de l'Aït el Fitr qui marque la fin du mois de Ramadan. C'est pour les musulmans un moment important de l'année, nul ne songe à le contester.

Mais quelle mouche a donc piqué le Service Interacadémique des Examens et Concours, le SIEC, compétent pour les Académies de Paris, Créteil et Versailles,  pour prendre l'initiative  de repousser cette épreuve au lendemain alors même que les responsables musulmans ne le demandaient pas ?

 

Si l'on voulait fouler au pied la laïcité française qui seule peut assurer la paix civile, et si l'on rêvait d'isoler les communautés et de favoriser les dissensions on ne s'y prendrait pas autrement.

 Le baccalauréat, comme tous les examens et concours nationaux, est organisé par la République dans le souci de mettre tous les candidats dans les mêmes conditions, sans en privilégier ou en défavoriser aucun.

 

Faire une différence entre les candidats en fonction de leurs pratiques religieuses, lesquelles devraient rester cantonnées à la seule sphère privée, est une faute majeure.

Outre que ce décalage risque d'être propice à l'erreur ou à la fraude, il isole les jeunes musulmans et les oppose à leurs camarades, ce qui, par les temps que nous traversons, constitue une sorte de crime. 

 

 


 
 
posté le dimanche 03 juillet 2016

En termes de...

Encore une de ces expressions vides de sens qui s'est répandue comme une épidémie.

 

 

 

 

Pas le moindre journaleux, qui, trouvant que cela donne du sérieux à ses analyses, n'abuse de cette expression détournée de son sens premier.

Et chacun de renchérir et d'y aller à coup de "en termes de rapport qualité prix", "en termes de rendement à l'hectare", "en termes de fréquentation touristique", "en termes de santé", etc.

 

EN TERMES ( toujours au pluriel) DE signifie "dans le vocabulaire de" et ne signifie que cela.

Par contamination avec l'expression anglaise "in terms of" qui, elle, peut se traduire par "en matière de", nous nous sommes une fois encore laissés envahir de façon absurde. Car c'est bien une absurdité que de parler de "termes", c'est à dire d'un vocabulaire spécifique à la fréquentation touristique ou au prix des artichauts.

 

On peut en revanche tout à fait correctement  dire "en termes de marine", "en termes de droit",  dans le sens de "dans le vocabulaire de la marine, du droit" etc. parce que ce sont là des domaines dotés d'un vocabulaire approprié et spécifique.

Pour le reste, il faudrait  utiliser des formules variées comme " en matière de", "pour ce qui est de", en ce qui regarde, ou concerne".

 

C'est ce genre de laisser-aller où la paresse intellectuelle et l'esprit moutonnier le disputent à un médiocre snobisme ( on adopte avec "en termes de" une attitude de "pro", pour user d'une autre expression très envahissante et très irritante ) qui peu à peu mine notre langue, lui ôte sa saveur et habitue nos contemporains à se contenter d'un langage stéréotypé et d'approximations vagues.  

 


Commentaires

 

1. UIn treès vieux prolétaire  le 03-07-2016 à 11:54:33

Merci,Mais vos anciens littéraires étaient beaucoup plus explicites afin de rassembler le peuple français.A plus de vous lire.

2. Nicolaï Vavilov  le 03-07-2016 à 15:33:29

pollution par des anglicismes de snob

3. MarioB  le 03-07-2016 à 18:02:23  (site)

Ce serait un calque détourné de "In a matter of..."

 
 
 
 

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Per tenebras nitent