Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le mercredi 20 mai 2015

Alphonse de Lamartine (1790-1869) -2-


 

 

« Un mot courageux devant la tyrannie

devient lâche devant l'adversité »

 

 

 

Ceux que Lamartine stigmatise ici, ce sont les gens forts devant les faibles et faibles devant les forts. Race nombreuse en tout temps, particulièrement en temps de crise.

 

Il vise en l'occurrence une honteuse bassesse du peintre David qui osa insulter le roi alors que celui-ci s'était réfugié avec sa famille auprès de l'Assemblée Nationale. Le roi toujours calme malgré les circonstances pathétiques, l'ayant reconnu dans la foule des députés qui passaient pour le contempler dans leur chute, lui, son épouse, ses enfants et sa sœur,  lui demanda s'il aurait bientôt fini son portrait.

David, avec une arrogance méchante lui rétorqua : " je ne ferai désormais le portrait d'un tyran que quand sa tête sera devant moi sur un échafaud ".

 

Dire que dix ans plus tard, devenu peintre de cour, et chevalier d'Empire portant blason...

 

 

 

...il devait illustrer les heures de gloire de son maître Napoléon !

Vilain personnage. 


 


Commentaires

 

1. Galinette   le 20-05-2015 à 09:51:30  (site)

Merci pour vos billets qui apportent toujours un éclairage interessant.
Une citation, une référence culturelle qui font du bien à l'esprit et à l'âme.
Bonne journée. Sourire1

2. La cigogne  le 22-05-2015 à 14:56:46

Vous savez que je partage ce qui est dit dans le message précédent..,je me permets de vous donner les résultats de MS;admise au master 1avec une moyenne de 15. Et mention "bien" pour cette année..je pense que vous partagerez notre joie..respectueusement..fse

3. Hervé Molla  le 02-06-2015 à 23:00:47

Ah ! cher Frank, si Lamartine, lui aussi, et si démodé soit-il, se met à stigmatiser aujourd'hui, on n'a pas fini !
En revanche, quoi d'étonnant à ce qu'un David, grand peintre, s'entende comme cochon avec un Napoléon, lui -même grand général, et tous deux grands adorateurs des dieux mâles ?
Vous avez encore une fois raison, jusqu'à y répugner : aujourd'hui, un culte de dulie serait bien suffisant.

 
 
 
posté le mardi 19 mai 2015

Les approximations de Mme Vallaud-Belkacem.

"Moi président" l'avait promis solennellement en 2012 : 60.000 postes seraient créés dans l'Education Nationale jusqu'à 2017.
 
 
 
 
Où en est-on plus de trois ans plus tard et alors que le mandat dudit président amorce sa redescente ?
Les tableaux qui suivent et qui tiennent compte des chiffres réels de création de postes entre 2012 et 2014 montrent que le rythme et la nature des "créations" sont assez éloignés des promesses du candidat et des rodomontades de sa troisième ministre en 3 ans.
 

  Cliquer sur les graphiques pour les agrandir.
 
 
 
Pour être tout à fait précis et ne pas se laisser embobiner par ces chiffres qui bien que médiocres, sont encore édulcorés par rapport à la vérité des faits, il convient de faire la remarque suivante : le nombre de postes de titulaires réellement créés depuis 2012 est de 5127.
Celui de postes de professeurs stagiaires est, lui, de 18.070. Le déséquilibre est patent. C'est que le gouvernement intègre dans ses statistiques comme des postes pérennes ceux qui ne le sont pas encore et qu'en réalité il attend l'effet mécanique du départ à la retraite des enseignants parvenant à leur soixantième année pour créer des postes de titulaires.
Ces résultats, déjà faibles, sont donc largement en trompe-l'œil. 
 
Le même phénomène s'applique aux trois autres catégories de personnels éducatifs : les enseignants du supérieur, les personnels divers et de service et les enseignants agricoles.
 
Au total, pour que les promesses du locataire de l'Elysée soient tenues, il va falloir que d'ici 2 ans 35.739 postes soient créés, sur lesquels 20.759 devront être des postes de titulaires.
Nous sommes encore loin du compte; et pendant ce temps, c'est 100.000 élèves supplémentaires qu'il va falloir accueillir dans le primaire... 
 
 
J'espère que la grève d'aujourd'hui sera massivement suivie afin que soit déjouée non seulement l'absurde réforme du collège concoctée par Mme Vallaud-Belkacem, mais aussi  que soient mises en lumière les approximations trompeuses dont le gouvernement nous abreuve.
 
 
 
 


Commentaires

 

1. Galinette   le 20-05-2015 à 09:46:51  (site)

Des protestations de toutes part et un décret signé la nuit même suivant une manifestation des personnels enseignants.
Je suis indignée et ecoeurée. Pas étonnée cependant car depuis son début de mandat FH fait preuve d'une indifférence et d'un cynisme a toute épreuve. Contre vents et marées, en dépit de toute perte de crédit, de confiance, d'estime, d'une grande majorité de la population, de son propre électorat, il persiste et signe la désintégration de tout ce qui est notre pays. Il "assume", il en est fier, il revendique à l'instar de ses ministres ce qu'il considère comme bon pour nous tous, la plèbe.
François Bayrou demande ce matin une grande manifestation nationale. Au delà de ce qu'il peut inspirer après ses prises de position politiques, il serait peut-être bon que les gueux se réveillent, répondent a cet appel et s'unissent, ne serait-ce que le temps d'une journée de rassemblement pour dire : NON, Basta! Assez!

 
 
 
posté le lundi 18 mai 2015

Tenez bon, collègues !

Le premier ministre, Manuel Valls, vole au secours de Mme Vallaud-Belkacem qui peine à faire avaler sa réforme à un corps enseignant vent debout contre ces absurdes innovations.

 

 

 

Dans le modeste cadre de ce blog, je tiens à exprimer avec le plus de force possible mon rejet de ces changements qui, contrairement aux confuses justifications de la ministre,  vont tous dans le sens d'une baisse des exigences et des moyens.

 

Car tout le discours emberlificoté de la ministre et de ses soutiens - rares, il faut le dire - tend à nous vendre comme un progrès et une action dans l'intérêt des élèves ce qui n'est qu'une pitoyable course aux économies, à la réduction des heures de cours et à la baisse du niveau sous prétexte d'égalité entre les élèves.

 

Le comble est atteint ce matin par Monsieur Valls qui se croit obligé de tomber dans la plus vulgaire provocation en affirmant qu'avec la réforme de sa ministre on va passer d'une école pour "certains" à une école "pour tous"

On l'attendait pour offrir aux enfants de France une école ouverte et de qualité !

Quel culot ! Quelle démagogie !

 

Collègues, tenez bon ! 

 


Commentaires

 

1. Galinette  le 18-05-2015 à 23:15:06  (site)

Culot. Démagogie. On peut y ajouter Incompetence, arrogance et cynisme.
J'espere aussi que les enseignants tiendront le cap. Difficile de croire que c'est la "gauche" qui porte les coups les plus rudes à l'enseignement. Et pourtant force est de constater que cela se produit à chaque fois qu'elle est au pouvoir ces dernières decennies.
Est-ce pour cela que la mobilisation est bien tardive?
J'approuve votre billet dans sa totalité et unis
ma modeste voix à votre protestation.

2. Nicolaï Vavilov  le 25-05-2015 à 00:19:03


Najat Belkacem veut supprimer le latin, qui ne concerne que 20% des élèves.
Supprimons donc le PS qui ne concerne que 20% des électeurs.

 
 
 
posté le lundi 18 mai 2015

18 mai 1751

Le 18 mai 1751, le pape Benoît XIV publiait une bulle intitulée Providas Romanorum par laquelle il condamnait la Franc-Maçonnerie, confirmant ainsi la condamnation de son prédécesseur Clément XII.
 

 
 
 
 
On peut sans doute reprocher bien des choses à l'Eglise catholique, mais certainement pas de changer trop vite d'avis.
 
Selon ce texte parfaitement obscurantiste, non seulement les Francs-Maçons étaient  excommuniés, mais aussi ceux qui les fréquentaient.
 
Cet anathème est au centre de nos préoccupations actuelles : en effet ce que craignait ce pape (du siècle des Lumières...) c'était que les loges missent le catholicisme en péril, puisqu'elles toléraient sans discrimination toutes les religions, jetant ainsi les bases de ce qui deviendrait la laïcité. 

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Sus aux francs-maçons !
 


 
 
posté le samedi 16 mai 2015

Un FN édulcoré n'a point d'avenir.

De nombreux analystes politiques, depuis la crise ouverte au Front National entre le père et la fille, supputent que la normalisation du parti que Marine Le Pen et ses proches mettent en œuvre, aboutira à gêner considérablement la droite traditionnelle en la vidant de son contenu et de ses électeurs.
 
 

il serait donc possible voire probable qu'au bord de l'échiquier politique français le Front National, rebaptisé ou non, devienne une sorte d'aspirateur à suffrages qui finirait par vider la droite de tout contenu et de toute force.
 
Je n'en crois rien : depuis plus de deux siècles, la vie politique française est organisée en trois grands pôles la droite, le centre et la gauche. Ni l'extrême gauche, de Marat à Mélenchon, ni l'extrême droite, de l'Action Française au FN ne sont jamais parvenus à briser ce tripode ni a empêcher réellement le Marais et les Girondins de gouverner, sauf lors de brèves crises, toujours sans suite.
 
Marine Le Pen rêve de respectabilité et d'efficacité; elle semble souhaiter vraiment d'accéder au pouvoir. Par nécessité elle devra pour y parvenir passer une alliance qu'il n'est pour l'heure dans l'intérêt de personne de lui concéder, à moins qu'elle renonce à ce point aux fondamentaux de son parti, que celui-ci ne soit plus qu'une vague imitation du parti radical, "rouge dehors et blanc dedans ", ou l'inverse.
 
Quoiqu'il en soit, si l'édulcoration du FN devait aller jusque là, il perdrait en route la majeure partie de ses troupes, y laissant son attrait et sa raison d'être que Jean-Marie Le Pen, qu'on le veuille ou non, est seul à incarner vraiment.
 
Dans une telle hypothèse, le Front National serait vite débordé sur sa droite par une nouvelle formation ( dont le vieux breton têtu est en train de jeter les fondements) qui reléguerait le FN au nombre des courants traditionnels de la droite conservatrice et modérée.
 


Commentaires

 

1. Nicolaï  le 17-05-2015 à 09:08:00

pour les radicaux on disait "blanc dedans, rouge dehors, toujours près de l'assiette au beurre"

 
 
 
posté le mercredi 13 mai 2015

Liberté d'expression...

Quatre mois seulement se sont écoulés depuis que des millions de Français arborant l'affichette « Je suis Charlie » ont défilé dans les rues du pays, entraînant une bonne partie du monde libre derrière eux. Et pourtant...
 
 
 
 
Il ne se passe pas un jour dans notre belle République sans que telle ou telle personne, tel ou tel groupe ou je ne sais quelle "communauté" proteste contre les propos tenus par un individu, un journal ou une chaîne d'information radio ou télé.
Dans le même temps, par une de ces contradictions aberrantes de notre époque ( les autres en ont connu aussi, et même de plus graves ),  les sites, blogs et réseaux sociaux regorgent de mises en cause, d'accusations calomnieuses et même de menaces sans que leurs auteurs soient réellement inquiétés.
 

 
 
La dernière "affaire" est futile et risible à la fois. 
Le nouveau maire de Dunkerque, Patrick Vergriete, homme jeune de 47 ans, classé Divers Gauche, proteste avec énergie contre les propos de Catherine Deneuve, promouvant son nouveau film La Tête Haute, dans le magazine Elle, et donnant son avis sur Dunkerque  :
 
« C'est tristesse, alcool et cigarettes.»
 
On comprend bien que le maire de cette ville détruite à 80 % durant la seconde guerre mondiale, soit amer et n'accepte pas la mauvaise publicité faite à sa commune par une personnalité influente qui, selon lui, n'a passé que très peu de temps dans la cité du Nord.
Il ajoute, argument assez discutable, rappelant malencontreusement la chanson de Brasssens, « Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » :
 
 
« Je suis blessé car je suis fier de Dunkerque où je suis né...» 
 
Il se dit prêt, pour faire changer d'avis l'actrice, à lui consacrer une journée entière pour la conduire dans sa ville. D'une pierre deux coups, donc.
 
Il a l'indignation électoraliste, ce maire-là.
Sa réaction éclaire d'un jour très particulier le droit de réponse
qui balise la sacro-sainte liberté d'expression.
A toute chose malheur peut être bon... 
 

 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 16-05-2015 à 07:39:50

Merci à ces réseaux sociaux qui sont le pire et le meilleur..!! Vivons nous dans un pays où plus rien ne peut être dit??sans être repris?? Deforme??.sachons garder notre énergie pour des débats qui en vaillent la peine ..et nous avons de la matière..!! Bonne fin de semaine..m-S attend ses résultats..l'ultime note :16/20 a récompensé un travail sur les constitutions cambodgienne et britannique ..travaux qui ont poussé le professeur a demandé a notre fille si il pouvait reprendre ses recherches pour ses propres cours..!! Nous sommes heureux pour elle..!! Et fiers..!! Respectueusement a vous Monsieur..fse

 
 
 
posté le lundi 11 mai 2015

Petites suggestions.

Je me permets quelques propositions de réparations matérielles pour crimes passés, dans l'esprit de celles que réclament certains dont Madame Taubira, ne l'oublions pas, a fait partie.
 
 
L'Italie doit rembourser à Israël le prix du butin emporté par Titus, le fils de Vespasien en 79 et elle devrait aussi reconstruire le temple de Salomon.
 
L'Italie, encore elle, doit à la France réparation pour les dommages matériels et moraux de l'occupation du sud par Marius et du reste de la Gaule par César et ses successeurs durant plus de 7 siècles..
 
L'Angleterre et le Vatican doivent réparer l'injuste procès de Jeanne d'Arc, et l'Eglise doit des dommages et intérêts aux familles des milliers de personnes condamnées pour sorcellerie par l'Inquisition, ainsi qu'aux decendants de Galilée.
 
La France doit de l'argent à l'Eglise catholique pour avoir brûlé le grand-maître de l'ordre du Temple.
 
L'Eglise doit s'acquitter de sa dette envers les protestants, et les huguenots doivent faire de même envers les catholiques en rémission des crimes des guerres de religion.
 
La Turquie doit reconstruire à ses frais tout ce qu'elle a pillé et démoli à Constantinople.
 
Les Français sont tenus de rembourser à l'Espagne les dégâts des guerres napoléoniennes. En même temps, ils ont des sommes énormes à payer pour réparer leurs destructions en Italie, en Prusse, en Russie, etc.
 
Paris doit beaucoup d'argent à la Vendée et à la Bretagne et doit rendre à Lyon la fortune que lui a coûté sa reconstruction après les destructions de la Terreur.
 
Les Espagnols doivent d'urgence songer à rendre aux descendants des Incas et des Aztèques tout ce qu'ils leur ont volé.
 
Les Japonais à l'autre bout du monde, doivent de l'argent à tous les peuples qu'ils ont violemment soumis au cours de leur sanglante histoire.
 
L'Allemagne, à tout seigneur tout honneur, ne pourra sans doute jamais s'acquitter de sa dette infinie envers tous les peuples qu'elle a brutalement soumis et martyrisés, mais elle doit s'y mettre. 
 
Dans un autre registre, il s'agirait que les héritiers de Lacenaire, de Landru, de Petiot et des autres grands assassins songent à réparer les horreurs commises par leur ancêtre.
 
Le concours est ouvert. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Commentaires

 

1. fugace  le 14-05-2015 à 14:30:31

Bonjour F.M.T.

Le "dû" aux indiens d'Amérique, pour ceux qui restent sur les environ 80 millions à l'origine, çà doit aussi peser très lourd en pièces d'or !
Ainsi tourne (sans doute trop vite) la boule dite bleue.

2. Nicolaï  le 17-05-2015 à 06:21:33

dette de la république de 93, dette envers la Vendée, dette des barbaresques en méditerranée et les 80000 esclaves chrétiens à Alger en 1780, de l'état laïque turc affamant le Liban et tuant les arméniens...les potentats noirs pour avoir vendu les leurs,
etc...

 
 
 
posté le dimanche 10 mai 2015

Un jour à Palavas.

 

 

 
Le musée Dubout 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corrida dans les arènes de Palavas. 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 12-05-2015 à 03:41:06

Le reportage photo commençait bien..jusqu'a l'arrivée des scènes de taureaumachie...était -ce utile.??!!pas pour moi..bonne semaine à toutes et tous..fse

2. Frank-Marie-THOMAS  le 12-05-2015 à 08:09:34  (site)

@ La cigogne

Dans la province où j'habite dorénavant, la tauromachie est une tradition fondamentale.
Je suis partagé à ce sujet : d'un côté mon amour des bêtes me rend ce sport odieux. 6 mises à mort le jour où j'ai assisté à ce spectacle, c'est difficile à supporter.
Mais c'est réduire de façon injuste cet art violent que de le ramener à une sorte de boucherie héroïque. Cette dimension, certes, n'est pas absente, mais elle n'épuise pas, loin de là, toute la beauté cruelle de ces scènes.
Notre époque édulcorée et toute imprégnée d'une sensiblerie qui se prend pour de l'humanité supporte de moins en moins la corrida.
La Catalogne espagnole l'a déjà bannie. Un jour viendra peut-être où elle sera partout interdite.
Et alors ? Quel sera le sort de ces animaux ? Ils finiront comme des millions de leurs congénères, abattus à la file et pataugeant dans le sang réduits, avant même leur mort, à de la viande de boucherie.
On ne voit pas les horreurs des abattoirs, mais sont-elles moins cruelles et plus belles ?

3. fugace  le 14-05-2015 à 15:10:54

Bonjour,

"On ne voit pas les horreurs des abattoirs, mais sont-elles moins cruelles et plus belles ?"
Je partage complètement ce point de vue.
Car en effet et au-delà même des abattoirs, le sort de nombreux animaux (sans oublier les humains) est encore abominable plus de 2000 ans après J.C.
Sans généraliser, la nature humaine est ainsi faite qu'il semble impossible d'imaginer des changements majeurs la concernant, même dans plusieurs millénaires.

 
 
 
posté le dimanche 10 mai 2015

Chère mémoire.

François Hollande va chercher aux Antilles la popularité qu'il n'a plus en Métropole.

A l'occasion de ce long voyage, il inaugure à Pointe à Pitre, en Guadeloupe, le Mémorial ACTe (M.ACTe), espace très vaste et très cher consacré à la mémoire de l'esclavage. 

 

 

 

Ce ressassement infini d'une sombre période de l'histoire de l'Europe, de l'Afrique, des îles de l'Atlantique et de l'Océan Indien devient à la fois absurde et irritant.

Loin de moi l'idée d'atténuer en rien l'épouvantable souffrance de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants arrachés à leurs villages et brutalement transportés dans les colonies européennes pour y être transformés en bêtes de somme, et souvent livrés à la cruauté sadique de maîtres criminels.

La société de l'Ancien Régime, fondée sur la hiérarchie héréditaire des classes a créé une sous-catégorie d'êtres, pas tout à fait humains, comptabilisée dans les inventaires de propriétés en même temps que les animaux de la ferme ou le matériel agricole.

 

 

 

 

 

 

Il ne fait aucun doute que cette horrible page de notre histoire, qui dura tout de même plus de 250 ans depuis le début de la traite jusqu'à son abolition au milieu du XIXe siècle, a laissé de profondes cicatrices dans les anciennes colonies et que nos collectivités et départements des Caraïbes notamment ont ces évènements profondément gravés dans leur mémoire collective.

L'oubli est non seulement impossible, mais il serait une faute majeure et comme une injure à la souffrance des malheureux qui eurent à subir la violence et la rapacité de nos ancêtres.

 

Pour autant, ces données clairement posées, il est tout à fait absurde et c'est même lourd de conséquences d'évoquer ce douloureux passé avec la volonté de rouvrir les plaies et de continuer, jour après jour, à les faire saigner.

Entre le devoir de mémoire qui s'impose à tout citoyen conscient et honnête et l'autoflagellation perpétuelle il y a un gouffre que certains, fanatiques, voudraient nous forcer à franchir.(*)

A suivre ces censeurs impitoyables, la France passerait son temps - encore plus qu'elle ne le fait déjà bien trop à mes yeux - à demander pardon pour toutes les "fautes" qu'elle a commises dans son passé et qui ne sont des fautes qu'au regard de la morale d'aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Le président de la République inaugure donc à Pointe à Pitre un immense et très coûteux espace dédié à l'esclavage. Cette structure, née de l'idée de l'architecte indépendantiste Luc Reinette à la fin des années 90 a été mise en œuvre par le président du conseil général et ancien ministre des Outre-Mers, Victorin Lurel.

 

Sur place les opinions sont très partagées.

D'un côté certains, considérant les immenses besoins du département de la Guadeloupe et son chômage endémique pensent que les sommes énormes englouties dans ce projet pharaonique, pour reprendre un terme employé par V. Lurel lui-même, auraient été plus utiles investies dans le soutien à l'emploi, l'aide au développement économique ou la construction d'infrastructures et de logements sociaux.

D'autres au contraire affirment que l'édification de ce lieu est un minimum insuffisant à effacer les crimes de la France et vont, tels les adhérents du CIPN (comité international des peuples noirs) présidé par Jacqueline Jaqueray, jusqu'à demander non seulement la reconnaisssance de l'esclavage comme crime contre l'humanité, mais aussi des réparations matérielles aux descendants des anciens esclaves. Des réparations que les descendants des esclavagistes que nous sommes censés être devraient payer à ceux des esclaves 170 ans après la fin de la traite et de l'esclavage !(**)

Hollande ayant jusqu'à présent - mais pour combien de temps ? - fait la sourde oreille à ces demandes extravagantes, le CIPN boycotte l'inauguration du M.ACTe

Voilà jusqu'où peut aller la défense exclusive d'une cause, juste au départ, mais devenue absurde par ses excès.

 

 

Puis-je rappeler qu'en cette année 2015 il serait sans doute plus utile et  plus humain, plutôt de d'agiter sans fin le souvenir de crimes dont aucun de nous n'est responsable ( à moins de considérer que la culpabilié soit héréditaire...), de se préoccuper de ces esclaves modernes que sont les malheureux migrants qui, eux aussi, traversent la mer au risque de leur vie pour venir trouver chez nous, peuple sanguinaire et cruel, la sécurité et la liberté dont ils sont privés chez eux ? 

 

(*) Si la lamentable réforme de Mme Vallaud-Belkacem voit le jour en l'état, les élèves de collège, de la 5e à la 3e, à qui on retire des enseignements fondamentaux auront à subir des thématiques telles que la Shoah, le génocide arménien, la colonisation et...l'esclavage.

(**) Note du 11 mai :

Ça y est, nous y sommes ! Elie Domota, l'agitateur syndicaliste guadeloupéen, réclame à la France des "compensations financières". Le CRAN accuse M. Sellière, ancien président du CNPF (ex MEDEF) de devoir sa fortune à ses ancêtres esclavagistes : on l'assigne devant un tribunal pour en répondre. On va jusqu'à exiger de la Caisse des Dépôts et Consignations qu'elle rende l'argent de la dette indûment payée par Haïti à partir de 1804 pour indemniser les colons lésés par l'indépendance du pays... ... La boîte de Pandore est ouverte.

Soyons justes : François Hollande, dans le style fuyant qui est le sien, oppose jusqu'à présent une fin de non recevoir à ces ridicules demandes. Les seules réparations qu'il accepte sont d'ordre moral et non économique ou financier. Pour combien de temps ? 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Nicolaï  le 11-05-2015 à 05:01:38


ré-écouter en balado-diffusion (i.e peau- de- caste) sur France-cul. l'excellente chronique de Brice Couturier, ici à l'adresse de dame Taubira ... mais aussi la réponse pugnace de la "ministresse"

http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-l-esclavage-et-l-abolitionnisme-2015-05-07

 
 
 
posté le mercredi 06 mai 2015

Jeanne ! au secours !

C'est fait, Jeanne l'a entendu :
elle vient d'être mise en examen,
au grand préjudice de la fille félone.
 


Commentaires

 

1. Vavilov  le 09-05-2015 à 22:38:45

mais où est donc passé votre article sur ...;"...les humanités"???​
http://frank-marie-thomas.vefblog.net/38.html#Defense_et_illustration_des_humanites-com

y aurait-il eu une censure valseuse???

voir l'archive INA Pagnol et le latin
https://www.dropbox.com/s/q6hskxjc7fwjmcx/Marcel%20Pagnol%20et%20le%20latin.mp4?dl=0

-​mon grand père avait eu Pagnol comme "pion" à Condorcet dans les années 30...(et n'a jamais été prof comme cela est écrit partout par ses biographes!!!)

2. Frank-Marie-THOMAS  le 10-05-2015 à 08:07:42  (site)

@ Vavilov

Vous me faites m'apercevoir de cette disparition. Je n'ai aucune idée de ce qui a pu se passer et je crains qu'il ne soit difficile de remettre la main sur ce billet.

 
 
 
posté le mardi 05 mai 2015

"Chuis pas en campagne"

Pour la nième fois depuis quelques semaines, Hollande est filmé dans "les coulisses" de l'Elysée.

 

 

 

 

 

 

Apparemment il y a des amateurs pour ces sortes de magazines people.

Tout y passe : hôtels hors de prix pour la "jet set", caprices dispendieux de riches, yachts plus vastes que des manoirs à la robinetterie d'or, îles privées paradisiaques, secrets des lieux de pouvoir, bref tout ce qui fait rêver la populace et la nourrit au fumet du rôt.

Du moins pouvait-on attendre de la gauche, si experte par ailleurs à décevoir ses électeurs, que dans ce domaine elle repoussât le diktat médiatique, qu'elle refusât de droguer le peuple à l'odeur de l'argent qu'il n'a pas et de l'avilir par ces mirages.

Erreur fatale !

 

La cellule "communication" de l'Elysée a manifestement décidé depuis quelques mois de transformer le "président normal" en star et de nous le montrer tous les jours sous les prétextes les plus divers.

En plus des inaugurations, commémorations, voyages, visites diverses, on occupe ainsi quotidiennement les ondes  lorsqu'il risque d'y avoir un petit creux. C'était le cas hier soir : on ne peut pas vendre des avions au Qatar tous les jours sous l'œil des caméras, et le 8 mai n'est que dans trois jours...

 

 

 

 

Hier soir donc, au journal de 20h de TF1, après nous l'avoir montré entouré de sultans et de princes du pétrole au milieu des ors voyants et vulgaires de ces palais de nouveaux riches, on nous présente un président en majesté, entrant dans le salon Murat, tandique les ministres l'attendent debout et que l'aboyeur hurle : " Monsieur le président de la République !

Et lui, sans rire, de déclarer  au micro qui lui est aimablement tendu :

« chuis pas en campagne, moi »

Pitre, va !

 (billet complété le 6 mai) 

 


 
 
posté le mardi 05 mai 2015

Une princesse est née !

Les britanniques exultent : une nouvelle princesse, Charlotte Elisabeth Diana leur est née.

Vue de France, cette liesse populaire semble exotique et, pourquoi ne pas le dire, légèrement ridicule.

 

 

 

 

 

 

Certes l'enthousiasme populaire autour de l'évènement ne laisse pas de faire sourire; là-dessus tout un business à base de paris en tous genres vient se greffer, qui, joint au déferlement de tenues et d'objets plus laids les uns que les autres suscite chez nous, surtout chez nos élites, un sentiment qui n'est pas très éloigné de l'apitoiement.

Et pourtant on peut se demander si, dans l'époque morose que nous traversons, cette fête collective n'est pas, finalement, enviable et si notre pays qui regarde de haut cet enthousiasme du peuple anglais, n'aurait pas lui-même à gagner à se retrouver autour de choses simples comme la naissance d'un enfant et d'oublier au moins un instant ses querelles stériles, ses dissensions, ses haines, même.

Les seules histoires familiales qui, depuis quelques années nous sont offertes sont des drames financiers, des tromperies grossières, des premières dames envahissantes et une saga politico-familiale à la fois risible et tragique.

 

A cette atmosphère assez délétère s'ajoute une perpétuelle guerre politique que la Ve République ne fit qu'exacerber.

Ainsi la naissaance de la petite fille royale m'inspire-t-elle une réflexion que j'ai déjà esquissée ici, mais sur laquelle je reviens car elle me tient fortement à cœur. 

 

 

La IVe République a été vilipendée par de Gaulle et ses partisans à cause de son instabilité politique et de sa prétendue impuissance.
Quand on considère pourtant les défis intérieurs et coloniaux que ce régime a dû affronter après le désastre de la défaite et de Vichy, quand on se souvient du rôle que les gaullistes eux-mêmes ont joué dans le renversement de nombre de gouvernements de l'époque, on est un peu plus circonspect sur leur sincérité et sur la véracité de leurs affirmations.
Le coup d'Etat du 13 mai 58 a débouché sur une nouvelle République.
 
Celle-ci, entre 58 et 62, taillée à la mesure du personnage de Gaulle conciliait encore les avantages d'un régime plus stable avec les acquis démocratiques de la République parlementaire.
Hélas la révision constitutionnelle de 1962 et l'élection du président de la République au suffrage universel ont tout détraqué.
D'un coup la France, jusque-là accoutumée aux compromis politiques et à la modération qui en est la conséquence, dut choisir au second tour un camp contre un autre, la division étant consommée et irréparable durant les 7 années qui suivaient.

 

 


On vit dès lors, chose inouïe et grotesque, des gens que tout rapprochait (je pense notamment aux radicaux) irrémédiablement déchirés par une frontière absurde, sauf au Sénat. Sans doute faut-il chercher là l'hostilité de de Gaulle à l'endroit de la Haute Assemblée, et celle de Monerville, en retour.
Désormais, entre ceux qui au second tour de la présidentielle avaient choisi X et ceux qui s'étaient rangés derrière Y, la guerre de tranchées commença : elle continue plus d'un demi-siècle plus tard !
L'esprit de parti, le manichéisme politique, si directement opposés au sens de la nuance et à l'intelligence des Français, brisa tragiquement l'unité nationale, et les présidents de plus en plus médiocres qui se succédèrent ne parvinrent plus jamais à recoudre le tissu déchiré en 62.
Hélas le repli des camps politiques sur eux-mêmes et l'organisation de "primaires" partisanes sont en train d'approfondir encore plus gravement la coupure entre les Français.

 

 


Alors, oui, dans ces conditions, une institution fédératrice comme la couronne britannique est un ciment dont, peut-être, notre démocratie pourrait avoir besoin.
Après tout, c'était le projet des Mirabeau et des La Fayette dont l'Hermione vogue vers l'Amérique....

 

 

 

 


 
 
posté le samedi 02 mai 2015

" Un si charmant village " (17)

Je reprends donc, comme promis il y a 15 mois déjà, le fil de cette chronique de 25 années, qui débute en 1984 pour se  terminer en 2008; je me permettrai de l'élargir aux 6 années qui ont suivi, pour mener jusqu'à aujourd'hui l'histoire contemporaine de cette collectivité humaine.
 
 
Au dernier épisode je laissais le village tout secoué par le ballottage du maire sortant et sa  victoire au second tour, nette mais pénible, sur les deux listes restées en lice, celle menée par le docteur Fleury, dont je faisais partie en deuxième position, et que j'avais largement contribué à établir et celle de la Gauche, menée par Claude Josselin.
Les 6 années qui suivirent furent consacrées par nous à exercer une opposition la plus constructive possible, compte tenu des obstacles sans fin que le maire et son équipe, pourtant déjà traversée d'ambitions contraires, ne cessaient de dresser sur notre route.
 
Le journal local, l'Yonne Républicaine ( dont, soit dit en passant, la moitié du nom est une sorte d'antiphrase ), rendait compte à sa façon généralement le samedi, jour de grande diffusion de la feuille, des délibérations du conseil municipal de la veille.
A son habitude, il prenait plus ou moins ouvertement,  parti pour la majorité et son chef, réservant aux interventions et aux actions de notre groupe, des phrases amphigouriques, souvent incompréhensibles et toujours fort éloignées de l'esprit qui était le nôtre en les prononçant.
En gros il s'agissait de montrer d'un côté une équipe menée par un homme compétent et quasiment infaillible auquel un groupe de gens plus ou mois incompétents, et mus par de mesquins sentiments de vengeance et par une ambition au dessus de leurs talents, s'efforçait maladroitement de mettre des bâtons dans les roues. Cette légende distillée semaine après semaine par le seul organe de presse du coin était bien entendu redoutablement destructrice.
 
Un titre de novembre 95, entre mille, traduit assez bien cette campagne subreptrice, celui d'un article qui constituait pour nous un droit de réponse à la langue de bois du maire et que nous réclamions depuis des mois :
 
 « L'OPPOSITION SE SENT CONSTRUCTIVE»
 
Tout n'est-il pas dit  par ces deux mots : "se sent" qui, en quelque sorte, détruisent tout l'effet eventuellement réparateur de l'article qui suit, conditionnant le lecteur contre ce que nous allons bien pouvoir raconter ?
 
Dans un précédent épisode de cette chronique, j'ai eu l'occasion de pointer du doigt cette sémantique malhonnête qui consistait à faire précéder les propos du maire par "le maire indique" et les miens par " M. Thomas prétend"...
 
A cette même période, l'hôpital de Joigny dont le maire était président, était dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes pour sa gestion financière et pour son fonctionnement lui-même, durant les exercices situés  entre 1987, date du premier mandat du maire, et 1991.
Disparités anormales entre les services; anomalies dans le fonctionnement et l'investissement, notamment par la rénovation complète et fort onéreuse du bloc chirurgical, sans qu'ait été approuvé le projet d'établissement, c'est à dire sans aucune subvention, causant ainsi en grande partie un grave déficit que ne parvint pas, et de loin, à compenser la vente du patrimoine forestier de l'hôpital et qui devait se révéler plus tard un obstacle déterminant pour son maintient dans notre commune.
 
En même temps notre groupe continuait de dénoncer la stratégie de "développement industriel" défendue par le maire et son adjoint à l'économie, qui osa un jour du début décembre 95 une perfide et démagogique sortie : "il me semble qu'on ne peut pas être contre l'emploi ". Il prétendait par ces mots répondre aux réserves que nous émettions - à juste titre, la suite nous ayant donné, hélas, amplement raison - sur la construction anarchique d'usines-relais que je venais de qualifier de "coquilles vides", illusoires et coûteuses. 
Aucun moyen non plus d'obtenir un décompte précis de l'emploi industriel dans notre cité, le maire avançant sans vergogne le chiffre de "250 emplois créés", sans tenir compte, comme je le lui faisais remarquer, ainsi que la Gauche, qu'on ignorait les emplois détruits dans le même temps, et qu'ainsi aucun bilan sérieux n'était possible.
 
Le maire et son adjoint aux affaires économiques ( qui, une décennie plus tard, en compagnie du premier adjoint et de quelques autres, allait se révéler un ennemi acharné et haineux du premier magistrat de la commune ) y allaient régulièrement d'un optimime de façade, expliquant à l'envi que leur politique dynamique et moderne était la seule possible.
 
Le 18 janvier 1996, le journal local, pour une fois, daigna à notre instance, publier une enquête un peu plus sérieuse destinée à étudier de plus près la réalité des déclarations optimistes du maire et de son adjoint.
Il en ressortit clairement, chiffres détaillés entreprise par entreprise, que le solde positif était moins de deux fois celui annoncé à grand bruit de trompe (dans les deux sens de ce mot), soit 145, et encore ces emplois coûtaient-ils cher à la ville, qui les subventionnait largement, ainsi que sa société d'économie mixte, la SAEM.
A ce bilan grisâtre venait s'ajouter des dépenses importantes dont la municipalité se gardait bien d'informer le conseil municipal et, à travers lui, la population du village.
 
Deux entreprises au moins partirent en laissant la clé sous la porte, sans crier gare, avec une note impayée de 40.000 € ( je transpose en euros les sommes en francs de l'époque pour plus de lisibilité).
De plus nombre de bâtiments locatifs ne trouvèrent pas preneur, à l'image de l'usine -relais n° 2 restée plus d'un an sans locataire, alors, bien sûr, que les crédits d'emprunt de la SAEM continuaient de courir.
A cela s'ajoutait le fait qu'une usine chèrement réhabilitée par la commune sur la route de Montargis l'année précédente n'avait encore, en ce début 1996, trouvé aucun repreneur.
Il convient aussi de préciser, pour porter un jugement éclairé sur la politique économique de la majorité de l'époque, que les indispensables travaux de remblaiement en cette zone inondable tout comme la viabilisation de la zone se montèrent à un total de 2,5 millions d'euros.
Ajoutés à tout cela les frais considérables occasionnés par la restructuration nécessaire de la voierie conduisant à la zone commerciale et au centre, se montant à 230.000 €, sans oublier les 300.000 € que coûtèrent à l'Etat le chenal de dérivation destiné à éviter les inondations en période de crue de l'Yonne. Total 3.100.000 €, à rapporter aux 145 emplois créés, soit 21.300 € par emploi, ce qui est une somme considérable, le retour sur investissement étant plus qu'improbable à une telle hauteur. En fait ce n'était que de la politique.
 
Certes, pour être tout à fait précis, les subventions de l'Etat, du département et de la région ainsi que les fonds de la réserve parlementaire du  député-maire allégèrent le poids de ces dépenses, mais il reste qu'elles étaient énormes et disproportionnées tant pour notre commune que pour les autres collectivités.
Car contrairement au raisonnement poujadiste du maire et de son équipe de bénis oui-oui, les citoyens qu'ils soient d'ici ou de là finissent tous par payer les folies dépensières des petits potentats locaux.
Vingt ans plus tard, on s'en aperçoit et l'État s'efforce, mais un peu tard, d'y remédier.
Tout comme, vingt ans plus tard, on mesure l'ampleur du désastre, pour la commune de toute cette politique d'investissements stériles.
Dans le même temps on se refusait à en faire de réellement productifs, notamment l'aménagement d'une vaste zone de loisirs sur le plan d'eau, seule issue possible au déclin dont une récente émission de télévision vient de faire un pitoyable tableau;  J'y reviendrai.( à suivre prochainement )
 
 
 
 


 
 
posté le vendredi 01 mai 2015

Le Rouge et la Noire : le roman de la "vieillesse délinquante".

 

 

Jean-Marie Le Pen s'impose, en rouge pour être mieux vu, sur la tribune de la fête de Jeanne d'Arc, sourire conquérant

au grand dam de sa fille, toute vêtue de noir, sourire contrit.

Celle-ci ne va pas tarder à payer le prix de cette faiblesse

et de cette faille calamiteuses. 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 02-05-2015 à 07:13:22

Ne pourrait -on pas apposer une date de péremption à nos politiques..?? Mr Le Pen ressemble à ces vieux comédiens ou ces vieilles chanteuses qui ne sauraient se résoudre a quitter le devant de la scène..!! Ridicule.. Pathétique..fse

2. Frank-Marie-THOMAS  le 02-05-2015 à 10:37:02  (site)

Vous avez raison, sans doute; mais il faudrait ajouter : terriblement efficace.

 
 
 
posté le vendredi 01 mai 2015

Gare aux "taches" qui "écornent".

Il me souvient d'un élu de l'Yonne qui, pratiquant une rhétorique digne de celle des comices agricoles dans Madame Bovary avait osé un :

« cette jeunesse représente un sang neuf qui fera largement tache d'huile. »

 

Notre inénarrable président, qui manie l'art oratoire avec la finesse d'une charrue, vient de déclarer à Brest :

« aucune tache ne doit écorner l'armée française ».

 

Il y a dans cette "tache" qui "écorne", je ne sais quoi d'absurde qu'on pourrait mettre sur le compte d'une poésie surréaliste ou d'un cadavre exquis, si l'on croyait que M.Hollande eût assez de lettres pour cela.

 


 
 
posté le vendredi 01 mai 2015

L'armée française déshonorée ?

L'affaire des militaires-violeurs de Centrafrique, si elle est avérée, ce qui, hélas risque d'être quasiment impossible, cause des dégâts irréparables.
 
 
 
 
 
 
D'abord et surtout chez les enfants abusés. Ceux-ci, déjà accablés par la violence ambiante, confrontés à la perte de leur famille, en proie à la faim et aux maladies, seraient en plus martyrisés par ceux-là même qui sont censés les protéger... Circonstance aggravante, ces abus sexuels auraient été commis contre la promesse d'un peu de nourriture ! Chantage sordide.
Imagine-t-on les traumatismes que toutes ces souffrances vont laisser chez eux et la vie d'adulte qui les attend ?
 
Ensuite ces crimes, qu'ils aient été réellement commis ou non ( et rien ne sera plus ardu que de démontrer l'un ou l'autre), ont dores et déjà gravement abîmé l'image de notre pays.
Cette nation qui porte fièrement partout les valeurs d'humanisme, de liberté et de fraternité humaine serait à ce point hypocrite qu'elle couvrirait ces viols tout en continuant à assumer sa mission pacificatrice et à promouvoir des valeurs aux antipodes de ses agissements !
 
La plaie ouverte en Centrafrique, après tant d'autres encore mal refermées, risque de porter un coup fatal à ce qui reste d'amour de la France dans le coeur des africains et, accessoirement, dans celui de nos compatriotes d'Outre-Mer.
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Commentaires

 

1. La cigog'e  le 01-05-2015 à 11:26:52

Une affaire qui sort tel un diable de son pot de moutarde..cette tres sordide affaire est connue depuis juillet dernier..les services, les états-majors de nos armées n'ont pas attendu que le temps passe et que le silence retombe sur ces agissements..il est écrit dans le rapport que ce sont "de soldats blancs" qui auraient commis ces actes..les soldats français ne sont pas les seuls hommes blancs présents sur le continent africain.. Et n'oublions pas que nous avons payé très cher -par la mort de neufs de nos hommes- l'aide que nous portons a ces populations..!! Fse

2. Frank-Marie-THOMAS  le 01-05-2015 à 16:43:23  (site)

@lacigogne

Vous avez raison, il ne faut rien dire de définitif avant que la vérité soit établie.
Malheureusement je crains fort qu'elle ne le soit que très imparfaitement, voire pas du tout.
L'aide précieuse que notre armée apporte à l'Afrique subsaharienne est réelle et peut-être décisive.En aucun cas, cependant elle ne peut atténuer ou encore moins justifier de tels débordements, s'ils ont eu lieu.

 
 
 
posté le jeudi 30 avril 2015

Honte à Fleur Pellerin !

 Lors de la dernière soirée des Molières, l'acteur Sébastien Thiéry est apparu nu comme un ver devant le public et la ministre de la culture, Fleur Pellerin.

 

  

 

 

 

L'acteur, récompensé en tant qu'auteur de la pièce "Deux Hommes Tout Nus" dont il partage l'affiche avec François Berléand, était censé interpréter là le rôle d'un syndicaliste parlant au nom des intermittents du spectacle. Le coup est réussi du strict point de vue de l'impact de la séquence et, accessoirement, de la publicité faite au specrtacle.

Mais cet évènement bobo et parisien (si tant est que ce ne soit pas un pléonasme)  suscite chez moi une réflexion qui rejoint celle qu'en son temps je m'étais faite à propos de Lionel Jospin.

On se souvient sans doute que celui-ci, premier ministre, n'avait pas quitté le stade de France alors qu'on y sifflait la Marseillaise et le nom de la France. Attitude frileuse et indigne d'un haut représentant de la République.

 

Sébastien Thiéry avait fait tout son discours derrière un pupitre. A la fin, se déplaçant et s'exposant devant la ministre, il l'apostropha :

 

 « Pourquoi cette discrimination ? Parce qu'on est laid physiquement ? Madame la ministre, je vous dégoûte ? »

 

Madame Pellerin représente la culture française en même temps que par sa présence à cette soirée, elle représentait la République et la France.

Son sourire gêné ne suffit pas. Elle aurait dû quitter la salle ou à tout le moins exprimer après coup sa réprobation non du geste de l'acteur qui, après tout, est libre de faire ce qu'il veut, mais de ce que ce geste ait été accompli devant elle et pour elle.

Ah certes ! vu la démagogie ambiante, elle aurait sans doute subi quelques sifflets et lazzis. Mais du moins aurait-elle fait montre de courage et de dignité.

Au lieu de cela elle a, par sa lâche attitude, avili encore un peu plus l'image du pouvoir et du pays. Honteux ! 

 

 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 30-04-2015 à 17:55:50

Eh oui...encore de quoi s'agacer..mais a quoi s'attendre de tels personnages..de tels hommes et femmes que je n'ai pas envie de qualifier"d'état"..c'est au delà du honteux..ce qui me choque est que très peu de réactions ont suivi ce spectacle..tout deviendrait-il d'une banalité affligeante..??.on " floute" certaines images..mais pas cet acteur..on repasse cette séquence..!! Et Fleur sourit.. Fse

 
 
 
posté le lundi 27 avril 2015

Il faut livrer les frégates à la Russie.

La France n'a toujours pas livré à la Russie les deux frégates Mistral que celle-ci lui a commandées et payées.
 
 
 
 

 
 
Cette rupture de contrat est plus que fâcheuse (*). Le président de la République a tenté de maquiller la défaillance de notre pays en politique volontariste contre le prétendu impérialisme du régime Poutine.
Nous prenons fait et cause contre Moscou, pour l'Ukraine, pourtant dirigée par une coalition plus que douteuse, et cela pour donner satisfaction à l'OTAN et aux Etats Unis dont la politique étrangère depuis un demi-siècle est une suite quasiment ininterrompue d'erreurs et d'échecs.
Dans un autre domaine, mais beaucoup moins éloigné de celui-ci qu'il n'y paraît, la BNP vient de régler une somme astronomique pour avoir osé enfreindre l'interdiction américaine de faire des affaires avec Cuba, le Soudan, etc. Presqu'en même temps on apprend qu'Obama s'efforce de lever l'embargo contre Cuba et de rétablir des relations normales entre les deux pays...
 
La Russie est une alliée traditionnelle de notre nation. Nous sommes en train, à cause de cette grotesque affaire, de dilapider notre capital de sympathie dans ce grand pays. C'est une catastrophe. 
Déjà, à l'époque de François Mitterrand, nous nous étions laissé entraîner dans une désastreuse guerre contre la Serbie, pays ami; guerre totalement inique et disproportionnée. Jacques Chirac en revanche avait eu la bonne idée de ne pas suivre l'Amérique dans sa guerre en Irak, dont on connaît les suites épouvantables.
 
Un jour viendra, je le crains, où nous serons amenés à regretter amèrement la façon humiliante dont notre incapable président se croit autorisé à traiter la Russie.
 
(*) Et pas seulement d'un point de vue diplomatique : l'entretien de ces navires à quai nous coûte 2,5 millions d'euros par mois, sans parler de ce que nous devrions payer si d'aventure notre refus de livrer ces frégates était sans appel. 
 
 
 


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1. fugace  le 28-04-2015 à 01:04:27

bonjour,

pour ce sujet comme tant d'autres aussi bien en politique intérieure, qu'en extérieure, nous subirons encore longtemps (sans doute) les méfaits de la Vème qui oblige encore 50 % des citoyens à voter à l'aveugle voire à tâtons pour la majeure partie d'entre eux. Le réveil sonne pourtant depuis un bon moment, mais combien se sont couverts tous les "sens" par le gros oreiller ?

2. Frank-Marie-THOMAS  le 28-04-2015 à 07:08:47  (site)

@ fugace

Oui. La politique étrangère fait partie du "domaine réservé" du président de la République. Cette survivance monarchique est parfaitement inadaptée au monde contemporain où, finalement, toutes les questions ont un lien direct avec l'étranger.
C'est donner un pouvoir exorbitant à un seul homme - et quel homme ! - que de le laisser seul décider, sans contrôle parlementaire, de notre sort commun.
Qui peut prévoir les retombées négatives de ce coup de tête des régates ? Nous risquons de payer collectivement la bêtise d'un seul individu sous prétexte que le peuple est censé l'avoir choisi.

3. LECTEUR ASSIDU  le 29-04-2015 à 11:48:48

J'ai du mal à m'y retrouver dans vos propos. Tantôt ,anticommuniste,et là pour poutine.Je me souviens en son temps,de vos propos vis à vis de vos advertsaires (entre-autres enseignants comme vous,je suis sur le cul). Expliquéz moi,je ne veux pas mourir idiot,LOL,comme dirait mon petit-fils.

4. Frank-Marie-THOMAS  le 29-04-2015 à 17:50:46  (site)

@ LECTEUR ASSIDU

Il faudrait vous tenir au courant : Poutine n'est plus communiste depuis belle lurette.
Par ailleurs dire qu'il faut honorer le contrat que la France a signé ne suppose pas qu'on soit partisan de l'autre partie.
Il serait bon de réfléchir un peu ( et aussi de vous relire avant d'envoyer un commentaire).
Autre sujet : que dites-vous ? qu'il ne faut pas avoir d'adversaire parmi ceux qui font le même métier ? C'est absurde, vraiment.
Voilà, je vous ai "expliqué", vous ne mourrez donc pas idiot.

 
 
 
posté le lundi 27 avril 2015

27 avril 1848

Supprimé une première fois par la Convention Nationale en 1794, rétabli par Bonaparte en 1802, l'esclavage fut définitivement  aboli par le décret du 27 avril 1848.
Pour tous nos concitoyens d'outre-mer, qu'ils résident en métropole ou dans nos départements et collectivités territoriales lointains ce jour est inoubliable qui les a fait passer du statut d'objets à celui d'hommes libres.
 

 

Le beau tableau d'Augustre Briard évoque ce moment où Victor Shœlcher annonce au nom de la deuxième République cette grande décision aux esclaves, aux hommes de couleur affranchis et et aux colons. 

 
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1. La cigogne  le 27-04-2015 à 12:57:33

Puis-je recommander à ceux qui vous suivent et - peut-être!-a vous même..le musee de Champagney - 70-. Consacre à cette histoire..les habitants de cette commune avaient demande dans leurs cahiers de doléances l'abolition de l'esclavage..petit mais très intéressant musee au cœur d'une belle région..fse

 
 
 
posté le dimanche 26 avril 2015

Benjamin Franklin (1706-1790)

 

 

 

 

« Ceux qui pensent qu'en abandonnant

un peu de liberté,

ils auront plus de sécurité,

n'auront au bout du chemin

ni sécurité ni liberté. » 

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1. fugace  le 27-04-2015 à 01:48:26

Une citation d'importance que même des intellectuels que je ne citerai pas ici devraient lire relire, pour ce persuader de cette réalité.
Ceux-là (et celles là), doivent se faire à l'idée que même avec un paratonnerre la "foudre" peut frapper.

 
 
 
posté le vendredi 24 avril 2015

William Faulkner (1897-1962)

 
 

 
 
« Le passé n'est jamais mort,
il n'est même pas passé »
 


Commentaires

 

1. fugace  le 27-04-2015 à 01:50:08

La preuve : Il mord encore (le passé).

 
 
 
posté le vendredi 24 avril 2015

Arrête ton char.

J'ouvre aujourd'hui un nouveau lien avec le site  "arrête ton char " animé par J. Delord.

Il est consacré à la défense et à la promotion des langues anciennes. 

 


 
 
posté le vendredi 24 avril 2015

Mon frère et ma soeur sont venues.

Vous avez bien lu :  « mon frère et ma soeur sont venues » !

 

 

 

Ce n'est pas une erreur, encore moins une faute selon un collectif d'enseignants qui font en ce moment circuler une pétition pour réformer l'orthographe en supprimant la règle de la prééminence du genre masculin en grammaire.

 

 

 « Que les hommes et les femmes soient belles ! »

« L’égalité, c’est pas sorcier ! » (sic)

340 ans après la réforme sexiste de la langue, nous appelons chacun-e à révolutionner les écrits, les correcteurs d'orthographe et nos habitudes en appliquant la règle de proximité !

En 2015, nous demandons à la Ministre de l’Education Nationale de publier une nouvelle circulaire considérant comme correcte la règle de proximité qui dé-hiérarchise le masculin et le féminin, permet à la langue une plus grande liberté créatrice et promeut l’égalité auprès des enfants et des jeunes.

 

Que cette règle ait des relents sexistes, sans doute, même si le masculin l'emportant sur le féminin dans le cas où un seul adjectif ou participe passé se rapporte à des noms de genres différents peut se justifier si on le considère comme un genre neutre, à l'instar du grec ou du latin.

Mais arguer à partir de là que l'établissement de la règle de proximité garantira " l'égalité auprès des enfants" est une plaisanterie bien lourdingue.

Les Précieuses Ridicules ne sont pas loin.

 

A ce propos, je crains que l'étape suivante ne soit une réclamation, par ce même collectif, de chasser des cours de littérature tous les textes où la femme est présentée comme inférieure, plus faible ou dépendante.

Adieu Molière, Voltaire, Rousseau, Châteaubriand, Balzac ! Adieu les romantiques ! Adieu Madame Bovary ! Adieu ! 

 

Et puis, voyez la simplification : si on en croit ces doctes collègues, la "règle de proximité" permettra d'écrire indifféremment :

mon frère et ma soeur sont venues" ou

"ma soeur et mon frère sont venus".

Aïe ! 

 


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1. La cigogne  le 24-04-2015 à 09:40:47

Et pourquoi pas:"sont venu?"...les bras nous tombent..fse

 
 
 
posté le jeudi 23 avril 2015

Beaucoup de bruit pour rien.

Deux jours de discours, de déclarations, de débats

sur un attentat qui n'a pas eu lieu.

Le président, le premier ministre, le ministre de l'Intérieur

devant les caméras. 

Quelle victoire pour les terroristes ! 

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1. La cigogne  le 24-04-2015 à 09:44:05

On pourrait penser s'il s'agit là d'une récupération bassement politique..!!occuper l'espace pour ne rien dire...champions du monde messieursValls et Cazeneuve..!! Fse

 
 
 
posté le jeudi 23 avril 2015

" Le capitaine est enceinte. "

Le combat féministe, on le sait, ne se limite pas à lutter pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie : familiale, économique, sociale, politique.
Au grand dam des amoureux de notre langue, il s'invite aussi dans la grammaire, parfois jusques au ridicule.
 
 

 
 Hermaphrodite endormi(e), copie romaine  du IIe siècle après J.C. d'un original grec. Musée du Louvre.
 
Le titre de ce billet, parfaitement correct syntaxiquement, constitue l'un des arguments employés par les partisans de la féminisation de tous les termes désignant un métier ou une fonction. 
Il est tout à fait exact que l'usage habituel consistant à considérer le genre des noms en lui-même et non en rapport avec le sexe de la personne occupant la fonction, peut aboutir à ce genre de cocasserie et qu'il n'est pas absurde de vouloir y remédier.
Cette cocasserie, soit dit en passant, n'est pas plus grande que les horreurs morphologiques, les sortes de monstres mutants que sont les mots masculins féminisés comme écrivaine, procureure, etc. Mais ceci est une autre question dont je parlerai un jour. 
 
Revenons à notre sujet : certains mots sont, comme disent les linguistes, "épicènes", ce qui étymologiquement signifie : mis en commun, c'est à dire indifféremment masculins ou féminins, selon le contexte.
"Je" ou "tu", par exemple sont employés pour désigner une femme ou  un homme et c'est le rôle du récepteur du message de donner à ce pronom personnel un genre. Il en va de même d'un assez grand nombre de prénoms, comme Dominique ou Anne. C'est simple.
 
La chose se complique un peu, et les avis commencent à diverger lorsque ces mots épicènes sont des noms désignant une fonction. Le cas se trouve souvent dans ceux qui  se terminent par un "e" muet
Jusqu'à hier on employait les mots  "maire", "capitaine" ou "ministre" (du moins depuis la féminisation de toutes les fonctions) indifféremment pour les hommes ou pour les femmes, mais toujours précédé de l'article masculin "le".
On disait, et beaucoup tiennent encore à dire  "Madame le Maire", "mon capitaine" (et non "ma capitaine"), etc. 
On  considérait en effet  ce mot en lui-même  et non pas selon celui ou celle qui occupait la fonction; la forme féminisée de maire, "mairesse", étant réservée, elle, à la compagne du maire. Cet usage du même nom précédé de "le" pour désigner une capitaine ou un capitaine aboutit à l'horrible phrase qui fait le titre de ce billet.
 
On voit bien à travers cet exemple que ces nouveaux problèmes grammaticaux sont étroitement liés aux changements dans notre société, ce qui, dans une certaine mesure, donne raison à ceux qui veulent y adapter notre langue.
 
Le lecteur attentif et sagace aura sans doute remarqué que je n'aborde pas l'épineux problème des transsexuel(le)s... 
 
 
 


Commentaires

 

1. fugace  le 27-04-2015 à 02:06:00

Même en ce domaine, Il est probable que les digues édifiées avec le temps, vont par la force des éléments être reconstruites. Pour ma part je doute que ce soit à l'identique, et le temps comme toujours fera son œuvre.
Et puisque les longs cycles eux-mêmes ne se répètent pas à l'identique (quoique), quelle langue parlerons les habitants du continent européen d'aujourd'hui dans 1000 ans ?.

 
 
 
posté le mercredi 22 avril 2015

L'immigration dans l'Outre-Mer français (1) Mayotte.

Les épouvantables naufrages de bateaux clandestins en Méditerranée nous glacent d'effroi et suscitent chez nous compassion et indignation tout à la fois.
Cette actualité terrifiante, toutefois, ne doit pas nous empêcher de considérer la réalité de l'immigration clandestine de façon plus globale et plus approfondie. 
Dans une série d'articles documentés essentiellement par les rapports parlementaires consacrés à ce sujet, 

je me propose d'étudier le cas de la France qui n'est pas seulement touchée par l'immigration venue du sud de la Méditerranée, mais aussi par celle qui concerne ses territoires et départements d'outre-mer où ces flux de populations déshéritées posent chaque jour un problème plus aigu.

 
 
 
 
I)   MAYOTTE 
 
 
Cette magnifique île du canal de Mozambique, devenue récemment le 101e département français, attire irresistiblement les habitants du reste de l'archipel des Comores dont elle fait géographiquement partie. 
 

 

 

 

Les comoriens des autres îles de l'archipel, devenu indépendant à la fin des années 70, et singulièrement ceux de la plus proche, Anjouan, tentent quotidiennement de toucher les côtes découpées de Mayotte sur des kwassas-kwassas, embarcations légères prévues pour 8 personnes et en transportant ordinairement entre 40 et 50.

Ces traversées rapides - 3 à 4 heures au plus - ont lieu dans des conditions d'une extrême précarité, les embarcations étant encombrées aussi d'animaux et d'objets divers,  seules richesses de ces malheureux

Le résultat inévitable de ces périlleuses équipées est la mort de plus de 1000 personnes par an, nombre effarant rapporté à la population de l'archipel, 800.000 habitants. 

 

De multiples réseaux, le plus souvent artisanaux, organisent cette immigration clandestine. Ils ont des correspondants à Mayotte et comptent aussi sur les familles déjà arrivées sur l'île française pour les aider et les accueillir. L'existence, depuis quelques années d'un réseau de relais permet de plus des liaisons par téléphones portables qui facilitent grandement l'activité des passeurs.

Le prix d'un passage est, pour franchir les 100 km qui séparent Anjouan de Mayotte d'environ 350 euros, ce qui met le profit d'une traversée à plus de 15.000 euros. Quand on sait que le salaire moyen aux Comores tourne autour de 400 euros annuels, on mesure l'attractivité de ce trafic qui par ailleurs rapporte le salaire d'une année au pilote de l'embarcation.

 

 

 

 

 

Les forces de l'ordre française, bien sûr, sont mobilisées contre ce phénomène envahissant. Elles le sont d'ailleurs tellement que le reste de leurs missions - circulation, sécurité des personnes et des biens - passe dangereusement en second, faisant de Mayotte un pays où l'insécurité est assez importante, au détriment des activités économiques.

A cela s'ajoute les fléaux particulièrement inquiétants et ruineux du travail au noir et du trafic de stupéfiants, liés à l'immigration clandestine.

 

Tout cela a un coût pour la collectivité, et ce coût est très élevé. Rien que pour ce qui concerne l'éducation, il faut savoir qu'en 10 ans la proportion d'élèves "irréguliers" est passé de 5 à 35 % du nombre total des élèves mahorais.

Quant aux dépenses de santé, elles ont bondi de 120 % en 10 ans. 

On considère que tout confondu - scolarisation obligatoire des enfants de clandestins, dépenses liées à la santé, entretien du centre de rétention administrative, coût du rapatriement des clandestins interpelés, la facture pour la France  se monte à plus de 100 millions d'euros par an.

 

Les Comoriens qui, en France métropolitaine, représentent une communauté de plus de 250.000 personnes, cherchent désespérément à rejoindre notre territoire le plus proche de chez eux. Les femmes, notamment, tentent de venir accoucher à Mayotte d'abord parce que les soins qui leur sont prodigués sont supérieurs, sans comparaison, à ceux qu'elles recevraient dans leur pays, ensuite et surtout parce qu'elles espèrent que leur enfant, né sur le sol français, sera français et que la famille sera regroupée.

 

Telle est la situation de Mayotte.

Derrière ces statistiques et ces chiffres se cache une détresse humaine insupportable dont on verra dans la suite de ces articles, qu'elle concerne aussi les autres terres françaises éloignées.

 

 
 


Commentaires

 

1. fugace  le 27-04-2015 à 02:15:24

Merci pour ce sujet, que nos gouvernements se gardent bien ni de nous montrer, ni d'en nous expliquer la stratégie de long terme. J'ai conscience qu'à Mayotte la situation est très grave, et que même si les enjeux financiers sont importants toutes proportions gardées, il n'est pas exclu que ce bout de terre française, soit un de nos premiers prochains foyers de révolution, bien soutenu par qui nous savons.

2. Frank-Marie-THOMAS  le 27-04-2015 à 07:55:20  (site)

@ fugace

En effet, comme vous le craignez, ce département à 90 % musulman, relativement proche des foyers d'infection islamistes du continent africain est menacé par une vague de radicalisme religieux qui le ravagerait.
Mais ne soyons pas oiseaux de mauvais augure : pour l'heure les mahorais, instruits par ce qui se passe à leur portes, effrayés par la misère des Comores, qui explique le flux migratoire, ne semblent pas tentés par pareille aventure.
Si par malheur tel devrait être le cas, la France, déjà pointée du doigt par la commission de décolonisation de l'ONU pour Mayotte, serait devant un dilemme affreux : quitter un département français ou y mener un combat que les bons esprits s'empresseraient de dénoncer au nom de l'anticolonialisme.

 
 
 
posté le mardi 21 avril 2015

Détruisons la beauté !

Un iranien musulman a saccagé en lui portant plusieurs coups de barre de fer la merveilleuse horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean de Lyon.

 

 

 

 

 

Après les fanatiques chrétiens qui, en Avignon avaient vandalisé, il y a deux ans, une œuvre d'art qui avait le malheur de leur déplaire, après les épouvantables destructions de monuments historiques, de manuscrits et de sculptures perpétrées par Daesh en Irak, voici que les fous de dieu se mettre à détruire le patrimoine de notre civilisation.

 

 

 

 

Savez-vous quel motif ce pauvre individu a avancé pour expliquer son geste ?

Que cette horloge empêchait les "croyants" (ie. les seuls, les musulmans, bien sûr) de se concentrer sur leur prière, en raison de sa beauté. 

 

 Détruisons la beauté, elle nous empêche de prier ! 

 


Commentaires

 

1. fugace  le 27-04-2015 à 02:18:33

Bonjour,

J'ai lu quelque part que ce sujet (vandalisation de la merveilleuse horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean de Lyon.) serait ancien de un ou deux ans.
Quelle est votre source ?

2. Frank-Marie-THOMAS  le 27-04-2015 à 07:47:45  (site)

@ fugace

Cet évenement a exactement deux ans.
Je l'ai rappelé pour deux raisons : son caractère prophétique et la stupidité au front de taureau du pauvre fanatique.

 
 
 
posté le mardi 21 avril 2015

Le mythe de Sétif.

Le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, vient de rendre hommage aux victimes algériennes de Sétif en se rendant sur place, dimanche, 70 ans après le massacre.

 

Ce geste purement politique de "réconciliation" franco-algérienne - un de plus - constitue un acte de repentance tout à fait mal venu et historiquement infondé.

Car s'il est tout à fait exact que l'armée et les forces de l'ordre de Sétif et d'autres villes algériennes ont procédé à une répression violente et sanglante après le 8 mai 1945, il l'est tout autant que préalablement à cela un grand nombre de citoyens d'origine européenne avaient sauvagement été massacrés dans les rues de la ville alors même que l'on était en train de fêter la victoire des alliés sur l'Allemagne hitlérienne. On a d'ailleurs tendance à omettre de préciser que cette répression des forces françaises avait eu lieu sous l'autorité du gouvernement provisoire de la République présidé par le général de Gaulle, dont faisaient partie des socialistes, des communistes, des démocrates chrétiens, etc. Il faut s'en souvenir pour juger à leur juste valeur les leçons de morale que certains prétendent donner.

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat aux anciens combattants, a déposé une gerbe de fleurs devant le Mausolée de la première victime de la répression du 8 mai 1945, Saal Bouzid. Il a indiqué que « ce geste est la traduction des propos tenus par le président de la République François Hollande devant le Parlement algérien en décembre 2012 ». En effet, le 20 décembre 2012, devant le parlement algérien, Hollande stigmatisait les "crimes" perpétrés par la France à Sétif, Guelma et Kerrata, passant sous silence les égorgements, évicérations, émasculations qui les précédèrent.

Depuis une vingtaine d'années les autorités françaises ont pris la fâcheuse habitude de venir publiquement battre leur coulpe et de demander pardon pour les crimes, réels ou supposés, commis par notre pays dans son histoire. Esclavage, colonisation, collaboration, tout est prétexte à s'humilier publiquement, comme si ces gestes d'auto-flagellation pouvaient soit effacer l'Histoire, soit la réécrire.

Dans le cas des tragiques évènements de Sétif, il s'agit bel et bien d'une réécriture mythique de l'histoire.

 

 

 

J'invite les lecteurs à se procurer, si on le trouve encore, le remarquable ouvrage que Francine Dessaigne a consacré à ces terribles journées de 1945 en Algérie La Paix pour Dix Ans, Sétif, Guelma, mai 1945) 

L'auteur, avec une objectivité totale et un constant souci de privilégier les faits aux rumeurs, analyse les origines, le déroulement et les conséquences des massacres de Sétif, Guelma et Kerrata. On trouvera aussi dans ce livre une lumineuse préface de Jacques Soustelle dont j'extrais ce passage : 

« Comment naît et se propage un mythe : tel est le thème sous-jacent de ce livre. La falsification de l'histoire constitue une arme puissante dans la guerre psychologique et politique qui se livre à l'échelle mondiale. La démocratie française s'est montrée particulièrement inadaptée à ce type de conflit, laissant pratiquement le champ libre aux propagandistes qui ont empoisonné les opinions à l'ONU et en France même. Le peuple algérien d'origine européenne a été victime d'une condamnation collective qui n'a pas d'équivalent dans notre histoire depuis la révocation de l'Edit de Nantes. La solidarité nationale n'a pas joué, ni même la simple solidarité humaine, tant cette communauté avait été accablée de calomnies et défigurée par une campagne acharnée. Des Français qui avaient risqué leur vie dans la Résistance ou dans la guerre mondiale ont fini leurs jours en exil parce qu'ils avaient résisté, aussi, à la subversion.»

En abondant dans le sens de cette réécriture d'une histoire tronquée et falsifiée, le ministre et le président de la République qui l'a missionné salissent gravement l'image la France. Et si leur objectif, comme ils le prétendent, est de sceller la réconciliation franco-algérienne, comment espérer que celle -ci soit sérieuse et durable en étant unilatérale et de surcroît fondée sur les non-dits et le mensonge par omission ?

 

 


 
 
posté le mardi 21 avril 2015

L'indignation de Monsieur Laurent

Le grisâtre secrétaire général du moribond Parti Comuniste, Pierre Laurent, demande des excuses publiques au président de la République.

 

 

 

Qu'est-ce donc qui cause son ire ? Sur quel délit affreux appuie-t-il sa spectaculaire demande ? Quelle faute ce pauvre Hollande a-t-il donc commise qu'il soit ainsi sommé de faire amende honorable et de battre sa coulpe ?

Aurait-il menti ? Mais alors c'est pour l'ensemble de son œuvre qu'il faudrait qu'il s'excusât.

A-t-il commis une faute contre la morale ou l'éthique de son métier actuel ? A-t-il détourné de l'argent public ? S'est-il rendu coupable d'une quelconque forfaiture ?

 

Pire que tout cela : il a expliqué aux jeunes gens et jeunes filles qu'il a rencontrés sur Canal Plus l'autre soir, que le Front National raisonnait comme le Parti Communiste des années 70.

Pour avoir émis cette vérité première, confirmée par la lecture des tracts, discours et autres motions émanant du PC dans ces années-là, il est sommé de venir à genoux la corde au cou faire son mea culpa.

 

Je renvoie mes lecteurs à un article que j'ai consacré, en novembre de l'an dernier, au parallèle troublant entre les fondamentaux du FN d'aujourd'hui et ceux du PC d'hier; ils le trouveront en lien avec le présent billet.

Si les électeurs traditionnels du Parti Communiste sont passés avec armes et bagages du côté des Le Pen, ce n'est pas, comme on le voit à la lecture de ces mots du regretté Georges Marchais (et l'on trouverait encore mieux, si je puis dire, chez Jacques Duclos ou tel autre éminence communiste de l'époque ) l'effet du seul hasard, ou de je ne sais quel égarement idéologique.

 

C'est que le corpus du PC et celui du FN sont effectivement cousins.

L'indignation surjouée de Monsieur Laurent n'y changera rien. 

 

 

 


 
 
posté le vendredi 17 avril 2015

Sécurité ou liberté ?

La France, cible prilégiée du terrorisme fondamentaliste, se dote d'une loi sur le renseignement qui à bien des égards peut inquiéter les citoyens épris de liberté, comme ils l'ont montré lors des manifestations du 11 janvier.

 

 

 

 "Il n'y a que la foi qui sauve", dit un proverbe.

Cette loi, M. Cazeuneuve, ministre de l'Intérieur et M. Valls, premier ministre s'efforcent, au nom du président de la République, d'en gommer les aspects inquiétants voire menaçants.
Qu'elle permette de mieux suivre les criminels potentiels, on veut bien le croire, encore que seule l'expérience pourra éventuellement en apporter la confirmation.
Mais il n'est pas douteux non plus que cet arsenal, appuyé sur une technologie de plus en plus intrusive - et nous n'avons pas idée, aujourd'hui des "progrès" qu'elle va encore faire - a de quoi inquiéter les citoyens épris de liberté de penser et de parler.
 

 
 

Comme toujours dès qu'on s'apprête à renforcer l'arsenal de la répression ou du renseignement on nous dore la pilule en ne nous montrant que le bénéfice qu'on peut en tirer. On nous explique toujours la même chose : les bons citoyens, ceux "qui n'ont rien à se reprocher" n'ont rien à craindre, etc. Ainsi, dans un autre domaine, en va-t-il de la multiplication des moyens de flicage au nom de la sécurité routière. Seuls les chauffards devraient être visés ; on sait ce qu'il en est.

Rien ne garantit que ces filets dérivants que les services de sécurité vont lancer un peu partout n'attraperont que des gros poissons. Car il faudrait beaucoup de vertu aux responsables pour ne pas aller jusqu'au bout du pouvoir exorbitant qu'on est sur le point de leur donner, voire d'en abuser.

 

Je suis en profond désaccord avec ce que mettent en avant les défenseurs inconditionnels de ce projet, à savoir qu'il faut bien accepter de réduire un peu nos libertés pour sauver notre sécurité.
Même s'il tombe sous le sens que la France de M. Hollande n'est en rien comparable avec les dictatures fascistes ou marxistes qui ont ensanglanté le siècle passé, il n'est pas sans risque de doter l'Etat d'un arsenal aussi puissant, parce que l'on ne sait pas l'usage que d'autres pourraient en faire. 
 
Je suis persuadé pour ma part que tel l'ours de la fable, ceux qui se disent nos amis et qui veulent sincèrement nous protéger risquent bien d'obtenir le résultat inverse en rognant un peu plus nos libertés sans pour autant accroître notre sécurité.
Accepter de renoncer à une partie de nos libertés et de laisser se construire une société de l'espionnage et de la suspicion, c'est déjà accorder la victoire aux terroristes qui, ce pas franchi, iront toujours plus loin.
 
La véritable insécurité serait de ne pas  protéger notre liberté.


 

 


Commentaires

 

1. nicolaï vavilov  le 17-04-2015 à 13:05:56

Des actes commis en Janvier, au nom de la religion "de paix et d'amour" conduisent l'état PS à mettre en place une surveillance de la toile... qui vise surtout ceux qui paraît-il feraient "l'amalgame"
Madame Dati est contaminée, ce matin elle déclarait chez Bourdin, complaisant, que l'islamophobie (supposée de monsieur Sarkosy) "serait alors un délit"!!!
Qui peut retrouver ce texte de loi???
Il ne nous restera plus que la christianophobie, la francophobie...et tant mieux ..la caucasophobie (il faut bien garde des lieux pour la catharsis, au sens analytique)
on voit mal comment pénaliser une crainte..; une haine oui...

2. Florentin  le 17-04-2015 à 17:01:57  (site)

Bonjour. J'opine. J'ai dit la même chose sur mon site. Plus brièvement et de manière moins fouillée. Florentin

 
 
 
 

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