Le journal de Frank THOMAS

Libre parole d'un citoyen.

posté le jeudi 26 novembre 2015

Carnet de notes (3)

On nous l'avait promis, juré :

pour sauver la planète les taxes sur l'affreux gasoil allaient augmenter

et celles sur la vertueuse essence, diminuer.

Patatras, les deux, finalement, vont être alourdies.

C'est la planète qui va être contente ! 

 

*** 

 

Sur un site officiel, le gouvernement appelle les Français

à envoyer les trois couleurs nationales depuis leur ordinateur.

Ainsi les fenêtres ne seront pas la seule mesure

de la réussite de l'opération drapeau. 

On n'est jamais trop prudent.

 

*** 

 

Et voici Laurent Fabius, notre diplomate en chef

qui envisage qu'aux forces kurdes s'ajoutent celles du régime syrien.

Quelle souplesse !

C'est la Môme-Caoutchouc ! 

 

*** 

 

Après le drame et le tumulte, les Français ont envie de cohésion et de drapeau.

Hollande les invite à pavoiser.

Certains chamans invoquent le ciel pour qu'il pleuve

lorsqu'ils savent que la mousson arrive;

 dans le Temple du Soleil,Tintin supplie la lune de se cacher, quelques heures avant une éclipse annoncée par le journal.

Notre glorieux président devrait ordonner à la Loire de rejoindre l'Océan et enjoindre aux Marseillais

de prendre un pastis à midi. 

 


Commentaires

 

1. colea  le 26-11-2015 à 11:55:43  (site)

L'essence émet plus de gaz à effet de serre que le gaz oil qui lui empoisonne davantage nos poumons. Supprimons les voitures, na!
léa

2. Frank-Marie-THOMAS  le 26-11-2015 à 14:04:17  (site)

@colea
Et aussi les bateaux, les avions, les péniches, le chauffage individuel et collectif, barbecues,les crématoriums...

3. Florentin  le 26-11-2015 à 14:29:33  (site)

Je n'ai plus l'âge de faire du vélo. Dommage !

4. jean26  le 26-11-2015 à 14:37:03

Puis je m’exprimer ainsi je crois que nous nous sommes fait baiser encore une fois

 
 
 
posté le jeudi 26 novembre 2015

Roméo et Juliette aux Saintes.

 

 

Pour ceux d'entre les lecteurs qui se sentiraient un talent de novelliste ou de romancier, cette magnifique histoire qui, par le rôle qu'y joue le contretemps, n'est pas sans rappeler la mort d'Egée, celle de Roméo., Paul et Virginie ou le personnage du Locataire de Polanski

 

 

Nous sommes dans le petit archipel des Saintes, à une encablure de la côte sud de la Guadeloupe. Ce petit paradis, qui a été âprement disputé tout au long des XVIIIe et XIXe siècles entre les puissances européennes, fut le théâtre d'un drame romanesque.

 

 En 1822, six ans après le retour de Louis XVIII sur le trône, Christophe-Paulin de la Poix, chevalier de Frémenville, à la fois marin et naturaliste comme il y en avait tant à l'époque, est en campagne d'exploration aux Saintes à bord de la Néréïde.

Il rencontre une belle saintoise, Caroline, que l'on appelle Princesse Caroline en hommage à son extraordinaire beauté. Alors commence une grande histoire d'amour. Mais le chevalier doit poursuivre son voyage.

Caroline, éprouvée par le départ de son amant pour l'île française de Saint-Christophe, ne le voyant pas revenir et convaincue qu'il était mort durant son expédition, monte sur le morne Morel - qui depuis porte son nom - et se précipite dans le vide.

 

 

 

Le Morne Morel à Terre de Haut des Saintes 

 

 

A son arrivée le chevalier est pris de folie en apprenant la mort de son aimée.

De retour à Brest, inconsolable et dément,  il revêt définitivement les habits de Caroline...  

 


 
 
posté le jeudi 26 novembre 2015

Les Invalides et le drapeau.

Un certain nombre de parents de victimes du 13 novembre refusent de se rendre à la cérémonie d'hommage qui doit avoir lieu demain aux Invalides.

 

 

 

 

On est en droit de s'étonner de ce refus.

La République organise un rituel solennel de deuil, on a du mal à comprendre que les personnes les plus intimement touchées dans leur affection s'abstiennent d'y participer, puisqu'il est tout à fait clair  que si l'hommage est rendu aux morts et aux blessés, il l'est aussi à leurs familles et à leurs proches en même temps qu'à la nation tout entière, atteinte dans sa chair.

 

Le premier mouvement devant cette attitude, donc, est une certaine incompréhension.

Pourtant, à y regarder de plus près, on peut en comprendre les motifs.

Un père atrocement éprouvé par l'assassinat de sa fille vient d'en donner la clé : il entend manisfester par son abscence une protestation contre le laisser-aller des autorités qui, conscientes du danger imminent de tels attentats, n'ont pris aucune mesure significative et efficace depuis le massacre du début janvier. Il refuse, par sa présence, de cautionner ce qu'il ressent comme une misérable manoeuvre de brouillage.

 

Et de fait, tous les discours, tous les hommages, toutes les minutes de silence ne sauraient faire oublier l'incroyable incurie du gouvernement depuis dix mois.

Dans ces conditions il est évidemment explicable que les personnes touchées par ces horreurs ne puissent pas s'associer à des cérémonies dont la finalité, en plus d'honorer la mémoire des morts et les souffrances des survivants, est manifestement moins noble et plus intéréssée.

Pour elles, la mort et les blessures de leurs proches auraient peut-être pu être évitées; et si, malgré toutes les précautions qu'on aurait prises, le malheur les eût tout de même frappées, du moins ne pourraient-elles pas le reprocher à ceux dont la mission est de nous protéger. 

 

Il me semble que l'appel du président de la République à orner demain les fenêtres du drapeau tricolore corrobore l'analyse sombre que ce père de famille fait de ce qui est en train de se passer.

Difficile, en effet, de ne pas soupçonner dans cette invitation un calcul politicien assez sordide, une misérable récupération indigne des attentes du pays.

Est-il tout à fait inimaginable qu'on prolonge aussi longtemps que possible l'effet paradoxalement positif des horreurs du vendredi 13 pour fermer la bouche de ceux qui voudraient émettre quelques critiques sur l'inaction des responsables et qu'on espère ainsi atténuer la déferlante électorale qu'on pressent et qu'on redoute ? Un tel cynisme est-il possible ?

 

Ma réponse, comme celle de ce père éprouvé, est malheureusement oui. 

 

 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 26-11-2015 à 16:21:49

Bonjour monsieur..commémoration..quand mon militaire de mari est parti au loin.. Sous la bannière de l'ONU.. Nous avons abordé le douloureux point:si il t'arrive quelque chose..!! J'avais déjà vécu cela une fois..et j'ai donc dit que je refuserais tout honneur, toute cérémonie officielle..a mon grand étonnement.. Marc avait été d'accord..le deuil est une affaire tellement personnelle..tellement douloureuse..que les discours, les plaques, les médailles à titre postume..tout ceci me semble sonner faux.. Creux.. Et dans le cadre de ce qui nous préoccupe aujourd'hui.. Tellement opportuniste..électoraliste..nous avons un drapeau à la maison.. Il flotte au vent depuis plusieurs jours...c'est notre façon de montrer que nous n'oublions pas..!! Un frère d'armes de Marc est mort ce jeudi des suites de blessures.. Qqs médailles à distribuer?..il y en a plein les tiroirs..!! Fse

2. Galinette  le 26-11-2015 à 21:11:14  (site)

Merci pour ce billet qui exprime avec beaucoup de mesure, de tact mais fermement (ce qui est compliqué tant les émotions et intentions sont multiples et triturées en tous sens) ce que moi-même et bcp de gens éprouvent (y compris des amis grand-parents d'une jeune victime).
,

 
 
 
posté le mercredi 25 novembre 2015

Carnet de notes (2)

 

François Hollande s'échine à protéger le monde libre en  entraînant dans la guerre contre Daesh les USA, l'Allemagne, l'Italie, la Russie, la Turquie....

 

A la fin de la semaine, il va sauver la planète à la COP 21.

 

Mais comment l'Univers a-t-il fait jusqu'à présent pour se passer de lui ? 

 

*** 

 

Les délégués des 150 pays présents à Paris pour la COP 21,

  qui doit débattre du réchauffement climatique,

devront bien se couvrir :

on annonce l'arrivée de l'hiver et des frimas. 

 

*** 

 

Mohamed Sifaoui, l'un des chroniqueurs de C dans l'air

l'émission d'Yves Calvi sur la 5,

spécialiste du terrorisme islamiste,

  s'en était indigné lors d'une émission récente.

Il protestait contre le fait que soit laissé dans la nature un gourou extrêmement dangereux qui avait formé un grand nombre des jeunes terroristes français.

Voici qu'hier nous apprenons que ce gourou,

Olivier Corel, dit "l'émir blanc",

vient d'être arrêté et sa maison de l'Ariège perquisitionnée.

Cela nous apprend une chose :

nos services de renseignement regardent la télévision.

C'est rassurant.   

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 25-11-2015 à 15:16:45  (site)

Zorro est arrivé, ça nous fait chaud au coeur.

2. Galinette  le 25-11-2015 à 18:25:38  (site)

Pas même le temps d'être rassurés... Voici "l'emir" libre avec un simple sursis et une mise a l'épreuve! Il est vrai qu'il présente beaucoup moins de danger pour la société que par exemple le jeune homme manifestant contre le mariage pour tous qui a pris deux mois ferme il y a peu!
Il n'avait qu'un fusil de chasse
en sa possession le brave homme et rien a se reprocher. Ce serait trop bête de lui faire grief d'avoir reçu tous les assassins ayant sévi ces dernières années. Non plus que d'encourager ses fidèles a "abuser" des femmes ne portant pas le niquab, ces impudiques!

3. Florentin  le 25-11-2015 à 20:06:53  (site)

J'ai aussi entendu que ledit Emir blanc a été condamné à six mois de prison avec sursis et immédiatement libéré. Pas de doute nous sommes "impitoyables" !

4. Bellatrix  le 25-11-2015 à 20:37:53

Oui,mais ce journaliste,Mohamed Sifaoui,spécialiste du terrorisme islamique,à l'indignation sélective.Il oublie de préciser que les ministres ont sollicité,pour le compte de proches ou d'amis,les services de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat),nombreux sont les agents du Service de la protection (SDLP,ex-SPHP) à passer du rôle de garde du corps à celui d'homme à tout faire ou de chauffeur pour VIP.

Extrait d'une Enquête publiée sur Le Point le jeudi 12 novembre 2015,page 68 à 70,no 2253 .(la veille des attentats).
Le nombre de people à en bénéficier à explosé comme Arno Klarsfeld,Lalla Meryem (la soeur de Mohammed VI) ou ledit journaliste,Mohamed Sifaoui qui s'offusque du peu d'efficience des agents (forcément s'ils sont occupés ailleurs..ils ne peuvent pas être au four et au moulin en même temps!),sont classés en Uclat 4,soit le plus faible niveau de menace.Au total,près de 60 missions qui,selon la nomenclature officielle de l'unité de lutte antiterroriste,regroupent "les personnalités étrangères et ressortissants français non menacés sur le territoire et dont la protection n'est pas nécessaire."
Un policier du SDLP:"Un collègue a gentiment remis en place sa personnalité qui sniffait de la coke dans la voiture..."

Pendant ce temps-là,un ex-juge antiterroriste,très exposé ces dernières années,ne bénéficie,lui,d'aucune protection.La suppression de ces "missions -taxis",ainsi qualifiées dans le jargon de la protection,pourrait permettre de réaffecter plus "de 200 agents en service actif."
Cette revendication,débattue le 13 octobre à Beauvau,a été rejetée par Frédéric Auréal,le patron du SDLP,au prétexte que "les problématiques de la justification de l'explosion du nombre de missions sont l'objet de la commission d'évaluation.Seul le ministre de l'intérieur a le pouvoir décisionnaire quant à leur choix et à leur nombre."
Depuis la situation a empiré.Les policiers craquent.
"Ces missions s'apparentent à des services rendus.
Le manque de transparence dans leur gestion nous laisse à penser qu'il s'agit de missions de complaisance",lâche Frédéric Lagache,sécrétaire général adjoint d'Alliance (syndicat majoritaire).
Conséquence inattendue de l'explosion du nombre de missions de protection (passées de 120,en plus des membres du gouvernement,en janvier,à 170 aujourd'hui),le SDLP recourt désormais très souvent aux sociétés de location de voiture.Des véhicules pas franchement adaptés aux missions policières:"L'autre jour,un collègue roulait dans une voiture de location avec un toit panoramique:il était obligé de tenir le gyrophare à la main parce qu'il n'adhérait pas,explique Alim Benzadi,délégué syndical Alliance au SDLP;
Et tuti quanti...Les flics du SDLP ont du mal à accepter de voir leurs compétences spécifiques -jusqu'à récemment ils faisaient l'objet d'une sélection drastique - être mises au service de banales missions de vigiles motorisés!
Mais leur hiérarchie semble moins sensible à leur mal-être qu'à celui des VIP qu'ils escortent:un avocat réputé,qui souffre d'un mal de dos chronique,se plaint de l'inconfort de la peugeot 308 que le ministère met à sa disposition.Est-ce utile de préciser que c'est gratuit pour eux.C'est de l'argent public.Les contribuables paient au prix la sécurité de plus favorisés qu'eux alors que leur sécurité à eux n'était même pas si bien assuré (avant les attentats du vendredi 13 novembre,du moins) A prèsent c'est le tout sécuritaire tous azimuts!
Pour en revenir aux exigences éhontées de ces VIP,l'essayiste Eric Zemmour déplore,quant à lui,les rotations intempestives de "ses" policiers et réclame d'être toujours escorté par les mêmes agents.
Franchement,on croit rêver!
Comme si les règles imposés aux fonctionnaires du SDLP étaient différentes de celles qui régissent les autres services de police.Même grogne quand certains comptent utiliser les agents comme convoyeurs de fond:en février,le député UDI Meyer Habib,diamantaire,est monté avec quelques pièces rares dans la voiture du SDLP;Face au risque de braquage,les policiers ont exercé leur droit de retrait (ils ont bien fait!)."Un de nos commissaires a milité pour qu'on lui retire sa protection .Beauvau n'a pas suivi..."
Tout le reste est du même tonneau sur les deux autres paragraphes qui suivent.Edifiant et révoltant.

Source: Le Point du jeudi 12 novembre 2015 no 2253.

5. Frank-Marie-THOMAS  le 26-11-2015 à 08:07:04  (site)

@Bellatrix
Edifiant, en effet. Il semble, à la lecture de cet article, que les critères d'attribution de garde rapprochée soient fluctuants.
S'agissant de M. Sifaoui, il ne me paraît pas anormal qu'on le protège vu ses prises de position; au demeurant il n'a pas attendu la semaine dernière pour dénoncer les agissements sectaires pernicieux de "l'émir blanc" puisqu'à deux reprises déjà il l'avait rencontré et même filmé en caméra cachée.
On a tout de même, et de façon incompréhensible, laissé cet individu dans la nature.

6. Bellatrix  le 26-11-2015 à 09:00:24

Bonjour,
bien évidemment je ne conteste point le bien-fondé de l'arrestation du gourou,l'émir blanc,mais signalement ou non de Mohammed Sifaoui (son niveau de menace est le plus faible comme indiqué précédemment),ce dernier aurait passé de toutes façons sous les fourches caudines des services de la lutte antiterroriste.Compte-tenu des attentats du 13 novembre ils sont obligés de mettre les bouchées doubles.Rattraper, ce qu'ils n'avaient pas fait auparavant et qui aurait dû l'être en temps voulu.
J'avais zappé un mot sur mon précédent commentaire:
Les contribuables/les citoyens ont payé le prix "fort" voulais-je dire et je ne parle pas que d'espèces sonnantes et trébuchantes..
Pour en revenir à l'enquête:"Côté syndicats,on avance le chiffre de près de 1,3 million d'heures supplémentaires non payés."L'administration doit adapter sa gestion au travail hors normes des policiers du SDLP:quand une personne est dehors de 5 heures à minuit,les fonctionnaires suivent mais l'administration non",se plaint Frédéric Lagache.
Enfin bref,je ne peux pas tout transcrire,ce serait trop long et n'ai plus le temps.Tout cela pour mettre en exergue que les agents étaient pressés comme des citrons (avant les attentats) mais pas forcément pour la bonne cause et au détriment de cette dernière.
Très bon jeudi à vous.

7. bluedreamer  le 27-11-2015 à 23:39:41  (site)

texte trouvé sur internet, écrit par Quentin, un jeune de 16 ans.

Dans la bouche des Français : la violence. « Hollande, va te faire… ! » Le nouveau vocabulaire patriotique est devenu pitoyable…

Les parents ne cessent de dire à leurs enfants : « Sois poli ! » Pourtant, ce sont les premiers à dire : « Tu vois, ça, c’est un gros naze », en désignant François. Oui, je l’appelle François. C’est bien comme ça qu’il a été baptisé, non ? Est-ce que vous appelez le roux que vous croisez dans la rue Poil de carotte ou Fifi Brindacier ? Votre prof un peu dégarni ne s’appelle pas non plus Crâne d’œuf ou Homer Simpson ! Même si vous avez parfois très envie de donner ces surnoms ridicules, vous ne le faites pas ! Eh bien pour François, c’est pareil : pas Flamby, ni Rainman, juste François ou M. le Président.

Un être humain, comme nous

Avant d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État, François était comme vous et moi. Il est sorti du ventre de sa mère, tout comme nous. Il a appris à marcher, à parler et à rire, tout comme nous. Il a joué aux billes avec ses copains le temps d’une récréation, tout comme nous. Il a eu des profs sympas, bizarres, hystériques et tyranniques, tout comme nous. François est un être humain, tout comme nous ! Mais lui a décidé de se plonger dans le monde compliqué de la politique. Et c’est, selon moi, la pire décision qu’il ait prise. Pourquoi ? Parce qu’il a atteint le poste le plus prestigieux de sa carrière : résident officiel du Palais de l’Élysée. François est devenu le personnage public n°1. Ainsi, toute sa vie va être inspectée dans les moindres détails : ses amis, ses amours, ses emmerdes. TOUT !!! À croire que le citoyen français est né pour critiquer, insulter et dénigrer son chef.

Un Président heureux, un Président qui gouverne mieux

Bien sûr, François a fait des énormes boulettes, qui n’auraient jamais dû se produire, mais, fermez juste vos yeux trente secondes et imaginez-vous une France avec un gouvernement pouvant compter sur ses compatriotes. 3, 2, 1… Retour à la France de 2015. Vous connaissez sans doute cette célèbre phrase : « Un travailleur heureux est un travailleur qui produit mieux. » Appliquez ce principe à François : un Président heureux est un Président qui gouverne mieux. Le problème de la France ? Les Français !!! Vous voulez que les choses changent vite, pas vrai ? IM-PO-SSIBLE ! Une politique à court terme est une politique qui n’aboutit à rien. Patientez et ayez confiance en votre Président, celui-là même que VOUS avez élu ! Franchement, les plus c*** dans l’histoire… c’est nous.

Quentin, 16 ans, lycéen

8. Bellatrix  le 28-11-2015 à 11:43:19

L'on ne devient pas président de la République française, pour être heureux, mais "pour servir au mieux les intérêts de la nation et ceux des citoyens".
C'est loin d'être une sinécure.Il faut s'y tenir chaque jour que le bon Dieu fait.Avoir le goût du pouvoir chevillé au corps et associé à une ambition phénoménale.Et être capable de se salir les mains quand les circonstances l'exigent (ou non d'ailleurs?)..euh la conscience..avoir le coeur bien accroché..encore faut-il en avoir un/ une.
J'en doute parfois au sujet de certains monarques..enfin de ce qu'ils sont capables de faire subir à leurs frères humains..euh sujets!
Y a-t-il une morale en politique?

Vilipender quiconque,à fortiori notre président,c'est éminemment une démarche qui ternit davantage ceux qui s'abaissent à ce genre d'invectives.
En outre,cela ne nous éclaire en rien sur la complexité de la situation qui s'impose à nous.
N'éclaire en rien et n'apporte rien de positif.
Se laisser aux mauvais sentiments nous obscurcit l'entendement aux dépens de la recherche du pourquoi comment si tenté est que ce soit possible.Prendre conscience du fonctionnement et être lucide sur le mécanisme en jeu qui a contribué à ce que nous en arrivions là (il y a toujours une genèse au déferlement de l'innommable..cela ne jaillit pas de nulle part!): des erreurs éventuelles qui ont été commises/mauvaises décisions successives gouvernementales /etc...et j'en passe) relève d'un autre domaine que celle de vouloir discréditer la fonction gouvernementale.C'est au contraire vouloir la hisser au mieux de ses prérogatives!! Il n'est point interdit de rêver tout en sachant,qu'aucun pouvoir n'est innocent, pour paraphraser Machiavel.



"Une politique à court terme est une politique qui n'aboutit à rien." C'est imparable,je suis d'accord bien évidemment.
Et encore plus quand elle se fait sous le coup de l'émotion...

Sophie Bessis est d'accord également:
Elle l'exprime autrement mieux que moi au travers de cette vidéo: (sur le site Le Monde)

Le titre afférent à cette dernière: E I:la cécité volontaire de la France face aux responsabilités des pays du Golfe.

Extrait d'un billet écrit avec la collaboration de Mohamed Harbi/Sophie Bessis (Historienne et journaliste franco-tunisienne):Nous voyons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient.Billet publié le 26/11/2015.
"Le Djihadisme est avant tout l'enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicité de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués.On ne veut pas voir que la même idéologie les anime."

Un autre extrait du billet pertinent (comme à l'accoutumée) de Jean-Claude Guillebaud qui va dans le même sens que ceux cités précédemment:
la vie.fr.debats/bloc-notes/nos.nouveaux-amis-23-11-2015-68337_442.php

(....) L'Arabie Saoudite,qu'on le veuille ou non,demeure la matrice originelle du djihadisme que nous combattons à Paris.Le mot "matrice" originelle du djihadisme que nous combattons à Paris.Le mot "matrice" est le bon!
Le wahhabisme,le courant musulman extrémiste,inspire directement les tueurs sunnites de l'Etat islamique.Y compris dans leur pratique abjecte de la décapitation.
Sachons qu'avec 136 décapitations au sabre depuis le début de l'année,l'Arabie saoudite s'apprête à battre son féroce record.
Souvenons-nous que dans le passé,via Ben Laden et al-Qaida,elle fut à l'origine des attentats du 11 septembre 2011 aux Etats-Unis.
Aujourd'hui,elle finance indirectement (Sophie Bessis l'explique dans sa vidéo/par l'aumône,l'un des piliers du Coran) - avec le Qatar - les groupes djihadistes les plus barbares.

Elle jure (La France) que ce n'est plus le cas,mais sans convaincre les spécialistes,même si Matignon et l'Elysée font piteusement semblant d'y croire.

Alors? Sont-ces amis-là que nous nous sommes choisis?
Et pour quelques deniers?
A la honte de s'ajouter pour la France une cinglante déconvenue.
Jean-claude Guillebaud,le 23/11/2015. Site La Vie.

Les victimes civiles en Syrie dont un nombre effroyable d'enfants...ces autres victimes de décapitation en Arabie Saoudite..et tous les autres quelles que soient leurs nations ce sont des morts également..
Pourtant,aucune mort ne permet d'en relativiser une autre à part ce qu'elle implique:la déshumanisation des victimes dont se rendent coupable ceux qui se laissent mener à leurs sombres instincts guerriers!

9. Frank-Marie-THOMAS  le 28-11-2015 à 20:00:56  (site)

@Bellatrix

Votre pseudonyme dit assez clairement que vous appréciez le combat d'idées, et j'en suis ravis.
Vous comprendrez sûrement, j'espère, qu'on puise ne pas partager votre avis sur le respect dû aux personnes qui incarnent les fonctions.

10. Bellatrix  le 28-11-2015 à 21:18:30

Je n'oblige personne à partager mon avis quant au respect dû aux personnes incarnant certaines fonctions.
Et il me semble ne pas avoir fait montre d'irrespect à leur égard,mais tout le contraire.

11. Bellatrix  le 28-11-2015 à 21:28:38

Quels sont les prérogatives des personnes incarnant les fonctions suprêmes?
Si c'est tuer le plus grand nombre de personnes...désolée mais je ne suis pas d'accord!
Ceci dit, je n'oblige personne à partager mon point de vue.

 
 
 
posté le mardi 24 novembre 2015

Guerre (4)

Pour plagier le général de Gaulle, on voit depuis dix jours des gens - souvent d'anciens pacifistes - qui sautent sur leur chaise comme des cabris en criant " la guerre ! la guerre ! la guerre ! ". (*)

 

 

 

On ne voit plus, à la télévision que des uniformes militaires camouflés pour la campagne mais qui, en ville, sont à peu près aussi discrets que les robes que Dupont et Dupond arborent dans les rues chinoises du Lotus Bleu. Ce qui prouve que le but recherché est non pas d'assurer, mais de rassurer

Et de montrer la foule des jeunes qui se pressent aux bureaux de l'armée, et de déguster l'envol des rafales depuis le pont de notre porte-avions, et, comme dans un jeu vidéo, de repasser en boucle les prises de vue aériennes montrant l'explosion de bâtiments ou de camions en Irak et en Syrie.

Et notre président, pourtant plus proche d'un bourgeois replet à la Monsieur Prudhomme que de Bayard, affiche une mine martiale remonte les couloirs d'un pas ferme et décidé (en même temps que dans les sondages, paraît-il).

 

Las ! La réalité est tout autre.

Au delà de ces images de "communication" - de propagande - destinée à rassurer -  à endormir - le bon peuple, la réalité est bien moins flambarde.

 

Tout d'abord, comme toujours en cas de conflit, on ne sait rien de précis sur la stratégie en cours, sur le pourcentage des objectifs atteints par rapport à ceux qu'il faudrait détruire, sur le nombre de morts chez l'ennemi. On ne peut donc se faire aucune idée précise du degré de réussite de la stratégie en cours.

On m'objectera que ce sont là des "secrets-défense" qu'il serait suicidaire de livrer au public. Voire.

 

Mais le pire est ailleurs.

Pendant qu'on nous bassine avec la fermeté du gouvernement et de sa majorité dans un bruyant concert de déclarations fracassantes et de chœurs patriotiques, c'est une tout autre musique qui se joue derrière le rideau. Trois exemples édifiants :

-   L'assignation à résidence implique la possibilité pour les services de police de savoir à tout moment où se trouve le suspect. Or on vient de fixer à 12 heures sur 24 l'obligation pour le prévenu de rester à son domicile...Durant les 12 autres heures de la journée, on touche du bois.

-    Au moment où l'on fait tout un tapage à propos de l'armement éventuel des policiers municipaux approuvé par le président de la République devant l'assemblée des maires de France, on vient de leur refuser de pouvoir contrôler les identités. Il faudra donc qu'ils en appellent à la police nationale pour effectuer ce contrôle, ce qui serait comique si ce n'était pas si lamentable.

-    On a refusé le droit aux enquêteurs en train d'effectuer une perquisition de saisir sur le champ les téléphones et les ordinateurs portables.

 

Telle est la réalité qui se cache derrière les déclarations péremptoires et martiales.  

 

 

(*) note du même jour : Espérons qu'ils ne seront pas exaucés au delà de ce qu'ils espèrent : la Turquie, censée être notre alliée et soutenir la coalition qui est en train de se mettre en place, vient d'abattre un avion de chasse russe au dessus de son territoire. Les va-t-en guerre, pour n'avoir pas voulu discuter avec le tyran El Assad et l'autocrate Poutine - sans omettre les américains et leur absurde guerre d'Irak il y a 12 ans - ont une lourde responsabilité à assumer. Je doute, hélas, qu'ils soient à la hauteur. Lorsque Hollande rencontrera Poutine dans deux jours, qu'en sera-t-il ?

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 24-11-2015 à 15:24:30  (site)

Conclusion : nous sommes gouvernés par des irresponsables, pour ne pas dire des incapables. .

2. Bellatrix  le 24-11-2015 à 16:36:26

Ce n'est guère réjouissant tout cela.J'espère que cela ne va pas mettre le feu aux poudres.Poutine n'est pas un plaisantin!

3. La cigogne  le 24-11-2015 à 22:56:44

Bonsoir a tous..Poutine n'a pas le sens de l'humour..on peut craindre une riposte .. Efficace..!! Je voudrais juste avoir une pensée pour nos hommes et femmes sur le terrain de ces opérations decidees par une équipe de bras cassés..!! Je pense à ces pilotes de chasse.. A leurs familles. Pour avoir connu l'éloignement d'un conjoint parti en mission ONU..je peux vous assurer que les jours sont longs..que l'on redoute les nouvelles..et le coup de sonnette.. Tardif ou tres matinal..jolie nuit et doux rêves a toutes et tous..!!fse

4. Icaunaise  le 25-11-2015 à 08:16:51

Il semble qu'il y ait de la confusion dans l'air! L'assignation à résidence veut dire que la personne concernée a l'obligation de ne pas quitter le territoire qui lui a été signifié. Elle doit rester à son domicile 12 heures sur 24 en particulier la nuit. En dehors de ces heures elle a le droit de mener sa vie comme elle l'entend. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à cela. Si on voulait avoir l'oeil sur elle en permanence, elle serait emprisonnée et non assignée à résidence. Il ne faut pas tout mélanger

5. Bellatrix  le 25-11-2015 à 08:40:11

Bonjour,
au sujet de l'assignation à résidence,"dans le cas des dernières mesures prises depuis les attentats",certaines personnes visées* sont obligées de rester à leur domicile "entre 20 heures et 6 heures du matin",elles doivent aussi "pointer entre 2 et 3 fois par jour" auprès de la gendarmerie ou de la police et ont interdiction de quitter la commune,sauf avec l'autorisation expresse du préfet.

*Les Français qui reviennent de Syrie ou toute personne "dont l'activité est dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics."
En période d'état d'urgence,la décision d'assigner à résidence peut-être prise par le ministre de l'Intérieur et des préfets à l'encontre de toute personne.
(En temps normal,les assignations à résidence doivent être prononcées par un juge d'instruction ou un juge des libertés et des détentions.La démarche le plus souvent est de proposer une alternative à l'emprisonnement d'une personne.)

Pour ceux et celles assigné(e)s à résidence dans le cadre de l'état d'urgence :Aucune indication concernant la durée de la mesure n'est fournie à la personne assignée à résidence puisqu'elle dure le temps qu'il y a un risque de trouble à l'ordre public.
Cette durée ne peut dépasser celle de l'état d'urgence.En cas de non-respect de ces obligations,une peine de 3 ans de prison est encourue.Pour contester son assignation,il faut saisir dans les 2 mois le tribunal administratif.
(ce qui annule toute possibilité de recours, à la personne assignée, puisque l'état d'urgence est supposé durer moins longtemps?
Enfin j'ose espérer)
Comment ces conditions son contrôlées?
Principalement par les mesures de pointage imposées.Lesdites personnes assignées n'ont pas le don d'ubiquité.Par conséquent,faut bien qu'elles sortent de chez elle pour aller pointer autant de fois que nécessaire.

Quand l'assignation à résidence est prononcé dans le cadre judiciaire pour une détention provisoire ou d'une liberté provisoire,la surveillance de l'assigné à résidence peut-être faite avec l'aide d'un bracelet électronique.Soit un boitier installé chez lui ou le port d'un bracelet électronique ce qui permet à la police de le géolocaliser en permanence.

Les personnes assignées dans le cadre de l'état d'urgence sont susceptibles d'avoir un travail.
Je trouve normal qu'elles ont le droit de sortir pour aller travailler (dans l'idée que toutes les personnes assignées sont "peut-être" considérées potentiellement dangereuses mais qu'une bonne partie d'entre-elles n'a pas franchi ni ne franchira jamais la ligne jaune)..puis pour aller pointer.

Pourquoi ne pas munir ces personnes d'un bracelet électronique:
Le ministre de l'Intérieur précise qu'il faudrait changer la législation pour ce faire dans le cadre administratif de l'état d'urgence.
Pourtant pour assigner à résidence toute personne hors du cadre judiciaire ce même ministère à fait passer deux décrets:le samedi 15 et le dimanche 16 novembre.

(source sur le site du Figaro:Qu'est-ce qu'implique l'assignation à résidence pendant l'état d'urgence?")

Très bon mercredi à vous.

6. Frank-Marie-THOMAS  le 25-11-2015 à 13:55:12  (site)

Merci à Icaunaise et Bellatrix pour leur commentaires éclairés.
Je suis parfaitement d'accord avec cette description des contraintes liées à l'assignation à résidence et je ne dis pas autre chose dans le présent billet. Quand je suggère que pour les heures de liberté des suspects il faille" toucher du bois", je veux signifier que rien ne garantit que l'individu soumis à cette assignation en respecte les règles entre deux visites au commissariat ou à la gendarmerie.
Dans ces conditions il semble que sans être une garantie totale, le bracelet électronique serait en effet une solution adaptée.
Il faut pour cela modifier notre législation ? Modifions-la.
Il serait pour le moins paradoxal qu'on ait scrupule à restreindre les libertés des suspects alors que l'état d'urgence gêne l'ensemble des citoyens honnêtes.

7. Bellatrix  le 25-11-2015 à 20:42:45

Oui,je suis d'accord avec vous.
Le bracelet électronique me semble plus judicieux.
Et dans tous les domaines le risque zéro n'existe pas.

Merci pour vos articles.

Bonne soirée à vous.

 
 
 
posté le lundi 23 novembre 2015

Faussaire, va !

 

Dans Les Mariés de la Tour Eiffel, Jean Cocteau fait dire à un personnage :

 

 

 « Puisque ces mystères me dépassent,

feignons d'en être l'organisateur. »

 

C'est ce que doit être en train de penser François Hollande

qui court après l'évènement

et s'empresse auprès de Cameron, Obama, Merkel et Poutine. 

 


 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 23-11-2015 à 14:14:30

Euh..espérons qu'il ne devienne pas comme le héros,Lorenzo,tiré de la pièce d'Alfred de Musset (zut le titre ne me revient pas) qui devient pourri à force de fréquenter la pourriture pour la combattre!!!
Pauvres de nous...
Bonne fin de journée.

2. Frank-Marie-THOMAS  le 23-11-2015 à 18:01:57  (site)

@ Bellatrix
Lorenzaccio.

3. Bellatrix  le 24-11-2015 à 08:53:06

Merci.Mais mon oubli ne portait pas sur le "titre-héros".
Lorenzo implique nécessairement Lorenzaccio.
Puisque la pièce est basée sur la perméabilité entre deux aspects de la personnalité du héros.Sont censés symbolisés le pur Lorenzo aux nobles aspirations et le décadent Lorenzaccio corrompu,libertin et tutti quanti..(suscitant alors le mépris de ses congénères/la terminaison "accio" exprime leur mépris).
Alfred de Musset s'est probablement inspiré du concept psychanalytique persona (du nom des masques utilisés par les acteurs romains) de Jung. Ingmar Bergman,réalisateur suédois, également pour réaliser "Persona" en 1967.

C'est le titre de l'essai de George Sand qui ne me revenait pas "Une conspiration de 1537" .Essai inspiré d'après les Chroniques florentines,Histoire des révolutions de Florence (1527 à 1538) de l'historien et poète italien,Benediho Varchi.
Alfred de Musset s'est approprié le manuscrit (avec l'accord de George Sand ) et l'a remanié en prenant quelques libertés par rapport aux faits réels.
Enfin bref,c'était le titre en rapport avec la genèse de Lorenzo/Lorenzaccio que j'avais occulté.
Quant à G. Sand?, elle s'est elle-même inspiré de la 12 ème nouvelle de l'Heptaméron écrite par Marguerite de Navarre,soeur de François I,peu de temps avant l'assassinat de Lorenzo,en 1548.

Très bon mercredi à vous.

4. Frank-Marie-THOMAS  le 24-11-2015 à 09:54:40  (site)

@ Bellatrix
A mon tour de vous remercier pour ces précisions qui m'intéressent, comme vous 'imaginez.

5. Florentin  le 24-11-2015 à 15:19:25  (site)

Hollande, c'est en l'occurrence, la mouche qui cogne à toutes les fenêtres et n'arrive pas à sortir ...

 
 
 
posté le lundi 23 novembre 2015

Oscar Wide (1854-1900)

 

 

Nul homme ne meurt pour ce qu'il sait être vrai.

Les hommes meurent pour ce qu'ils veulent qui soit vrai,

pour ce qu'une certaine terreur, au fond de leur cœur,

leur dit n'être pas vrai. 

 

Le Portrait de Mr. W.H. 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 24-11-2015 à 15:12:18  (site)

Une phrase qui me semble pouvoir s'appliquer aux kamikazes d'aujourd'hui. J'ai en effet beaucoup de difficulté à croire qu'ils croient tout ce qu'on tente d'inscrire dans leur tête. Mais, a contrario, je pense pour qu'on peut mourir pour des idées.

 
 
 
posté le lundi 23 novembre 2015

Carnet de notes (1)

Depuis le 13 novembre la silence des responsables du Front National est remarquable.

Alors que les évènements semblent leur donner raison, que toutes les mesures prises dans l'urgence vont dans le sens de ce qu'ils répètent depuis des années, ils se font d'une discrétion de violette, refusant les invitations médiatiques.

Modestie ? Prudence ?

 

 

 

 

Non ! Mais c'est qu'il est superflu d'arroser son jardin lorsque la pluie l'a détrempé. 

 

*** 

 

Ce dimanche sur la 5 revoilà Mme Guigou, toujours fraîche, toujours pimpante, mais toujours aussi inutile.

 

 

 

Durant une heure entière elle a commenté les évènements et repris tout ce qu'on entend partout depuis dix jours.

Et de terminer par cet aphorisme destiné apparemment à justifier les retournements de L. Fabius et F. Hollande  :

« Le propre d'une diplomatie responsable c'est d'évoluer avec les évènements. »

En plus, c'est une rigolote !

 

*** 

Jean-Marie Le Guen, ministre socialiste, fait trembler Daesh:

«  Face à Daesh, il faut aller voter ! »

N'y voyez aucun calcul politicien, bien sûr. 

 

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 23-11-2015 à 14:05:39

Vous me faites sourire doucement...
La pluie fait pousser la liste FN en Paca si l'on en croit les sondages.L'herbe est supposé atteindre 37% des voix.Cela craint du boudin!
Elle fait pousser aussi la côte de popularité de l'exécutif aux commandes.Euh..des armes!
Aux armes citoyens!

Une "rigolote" parée d'une belle robe.Je veux la même pour mon réveillon du jour de l'an. ;-)
"Sans mentir,si votre ramage
Se rapporte à votre plumage..."

Et pour la triade qui verse dans l'opportunisme forcené*:
"Plus la démocratie cherche à s'immuniser de toute menace extérieure,plus elle se décompose de l'intérieur et s'autodétruit."
Extrait issu de "Voyous",paru deux ans après les attentats du 11 septembre 2011.
Au travers de son ouvrage,le philosophe Jacques Derrida,démontre que plus la démocratie se protège des autres et plus elle se suicide.Plus elle s'ouvre au contraire à l'hospitalité inconditionnelle,plus elle déconstruit sa souveraineté,et plus elle a d'avenir et de change de survie.Il pointe le coeur de la cible (en plein dans le mille?) celle de la pulsion souveraine de pouvoir,ce principe de l'auto-immunité vitale,par lequel la démocratie est d'abord menacée par elle-même,par le mouvement suicidaire de sa souveraineté s'auto-immunisant.

*Opportunisme:attitude voire une ligne politique qui consiste à règler sa conduite selon les circonstances du moment,et selon ses intérêts,en transigeant si nécessaire avec les principes et conséquences.

2. Florentin  le 24-11-2015 à 15:00:33  (site)

Je me demande si le FN ne suffoque pas à l'idée qu'on lui ait confisqué une partie de ses idées. Quant à Elisabeth Guigou, il vaudrait qu'elle se contente de minauder; c'est ce qu'elle sait faire le mieux. Hollande, lui, qui gît au quatrième dessous, a compris le parti qu'il pouvait tirer du tragique de la situation actuelle pour redresser la tête. Que la morale en souffre ne lui importe guère.

 
 
 
posté le samedi 21 novembre 2015

Lucidité de Villepin.

 

Une lectrice vient de signaler dans un récent commentaire, ce passage d'une émission télévisée datant de septembre 2014. 

Je  recommande fortement de prendre un moment pour suivre ce que Dominique de Villepin disait alors de la "guerre contre le terrorisme" et contre Daesh. Il y a dans cette intervention à peu près tout ce que nous sommes en train de vivre.

Visionnaire, très instructif, mais peu rassurant.

 

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/video-quand-dominique-de-villepin-s-opposait-a-la-guerre-contre-l-etat-islamique_1179957.html

 

 

 

   

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 21-11-2015 à 17:25:27

J'avais suivi son intervention à l'époque.Et revu de nouveau hier soir.Frédéric TaddeÏ en a fait rediffuser un court extrait lors de son émission.Emission consacrée au sujet qui nous occupe..préoccupe même!
"Après les attentats de Paris,les réponses sont-elles efficaces? "
J'ai beaucoup apprécié l'intervention de Myriam Benraad,politologue spécialiste de l'Irak et du monde arabe.Intervention à laquelle je me rallie!
Aujourd'hui sort en kiosque un Hors-série de La Vie "Jihad et croisades".Elle y a contribué.Je l'ai acheté.
On peut en lire un extrait sur le site de La vie.
Elle est intervenue aussi sur le site Libération.
Bonne fin de journée à vous.
Merci pour vos articles.

2. Galinette  le 21-11-2015 à 18:34:20  (site)

La video n'est pas disponible "temporairement" . Mais globalement DDV avait repris cette analyse à l'émission du grand jury -Rtl le 15/11 dernier. Pas beaucoup d'écho dans les médias qui continuent leur couverture obscène des événements pour le plus grand bénéfice des gens au pouvoir et du Front National semble-t-il (si on peut accorder quelque crédit aux sondages du
parisien?). Heureusement qu'il y a les réseaux sociaux.. Pour combien te temps? Ne soyons pas trop pessimistes
Surtout lorsqu'on lit des lettres comme celle de Sarah Roubato -(lien ci dessous)- qui nous montre que la résistance est possible. Dans la diversité des sensibilités. Mais dans la profondeur de l'humain.
http://www.sarahroubato.com/publiesdans/lettre-a-ma-generation/

3. Galinette  le 21-11-2015 à 18:51:21  (site)

http://www.politis.fr/Villepin-Faire-croire-que-nous,33021.html?utm_source=twitterfeed

A toutes fins utiles le résumé de l'interview de DDV.

 
 
 
posté le samedi 21 novembre 2015

Relectures.

Reprenant le Dictionnaire Philosophique de Voltaire que je n'avais pas sorti des rayons de ma bibliothèque depuis au moins cinq ans, je trouve ces notes manuscrites laissées par moi sous l'article Fanatisme  et précisément sous la phrase que m'a rappelée une lectrice et que je cite dans un billet précédent  :

 

« En ce 25 octobre 1983, marqué par deux horribles attentats à Beyrouth où deux kamikazes au volant de camions bourrés d'explosifs ont tué plus de trois cent personnes, cette phrase résonne fortement. »

« ...Et en 1994 après l'attentat d'Ebron où un juif fanatique tue cent musulmans »

J'y ajoute donc, hélas, : « ...et en 2015, après Charlie Hebdo le 7  janvier et Paris le 13 novembre »

 

Je crains, hélas devoir encore ajouter des notes à ce texte lumineux

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 21-11-2015 à 11:15:22

Votre billet de ce jour fait remonter de tres douloureux souvenirs..l'attentat de Beyrouth tout particulièrement..j'ai vu l'horreur de ces blessures dites de guerre..j'ai vu ces regards.. Vides et d'une tristesse sans fond..mais j'ai vu des hommes "debout"..presses de retourner au feu.. Pour un IDÉAL..j'ai perdu un grand amour sous des balles et ses armes portees par des lâches..il n'est pas mort pour rien..je ne le veux pas..je vous remercie pour votre pensée.. du fond du cœur.. Elle me fait du bien.. Fse

2. Florentin  le 21-11-2015 à 12:01:57  (site)

Les allées de l'Histoire et aussi, sans doute, celles de la Préhistoire sont jonchées de cadavres. L'homme est un loup pour l'homme. Comme on le dit volontiers aujourd'hui, nous ne vivons pas un monde de Bisounours. Il faut s'y faire. Hélas !

 
 
 
posté le vendredi 20 novembre 2015

Phillipe Muray (1945-2006)

 

 

« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts.» 

Articles liés
Oscar Wide (1854-1900)
 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 20-11-2015 à 19:39:48

Cette phrase reflète bien le regard incisif de son auteur.
Il portait un regard lucide sur les êtres et les choses.
L'on n'a plus rien à perdre lorsqu'on est mort de son vivant?

Le choix de cette phrase n'est pas fortuit je suppose.
Si j'ai bien capté le cheminement de votre pensée,cette phrase mise en exergue est là pour venir appuyer vos propos plus bas au sujet des jeunes hommes et femmes issu(e)s de l'immigration.
La racaille des banlieues si mal nommé par un ex-président de la République! Une insulte.

La phrase de Philippe Muray entre en résonance également avec l'analyse d'Alain Bentolila:"Et le désespoir de n'être rien conduit à la crédulité imbécile et à la violence aveugle....le désespoir de ne compter pour rien ni pour personne,le refus de se résigner à ne laisser ici-bas aucune trace de leur éphémère existence ont "réduit certains des enfants de ce pays à tenter de trouver d'autres moyens pour imprimer leurs marques:ils haÏssent,ils meurtrissent,ils tuent ou... ils se tuent (ce qui revient au même sauf évidemment pour les victimes et leur entourage.Un drame épouvantable) .
Ces jeunes sans repères et sans perspectives appartiennent aujourd'hui à des milieux sociaux,culturels et confessionnels de plus en plus diversifiés.Il ne s'agit pas uniquement de jeunes des quartiers,issus de l'émigration et vivant dans l'inculture et la pauvreté,croire cela ce serait faire une grave erreur.

 
 
 
posté le vendredi 20 novembre 2015

Fana-mili

Souvenons-nous et rions un peu : cela ne peut nous faire de mal en ces temps orageux.
Pour tous ceux - et nous sommes encore nombreux - qui ont vécu mai 68, les évènements de ces derniers mois sont une source intarissable de surprise amusée dont, personnellement, je ne me lasse pas.
 
 
 
 
 
J'ai vraiment cru avoir la berlue en voyant nos concitoyens - et singulièrement les plus jeunes - faire des haies d'honneur aux forces de l'ordre, les applaudir et les acclamer. Ceci a commencé en janvier et voici qu'après le sinistre 13 novembre, cela recommence de plus belle.
 
En 68 il était de bon ton, au contraire, de lancer sur les CRS et les gendarmes toutes sortes de projectiles - durs ou mous - et de les agonir d'insultes dont la plus banale était l'immortel " CRS SS ".
Ecouter Mozart ou Debussy, c'était être un tenant de la "culture bourgeoise".
Porter une cravate, ne pas avoir les cheveux longs, ne pas s'extasier aux arpèges de Ravi Shankhar, ne pas arpenter les chemins de Kathmandou, ne pas s'adonner aux paradis hallucinogènes et à l'amour avec un grand tas, c'était être définitivement rangé au nombre des morts-vivants. 
Oser prétendre, même timidement, qu'un minimum d'autorité était une nécessité dans l'éducation des enfants dans leur famille ou à l'école, c'était être un affreux conservateur, une sorte de tortionnaire, même.
Chanter la Marseillaise ou brandir les couleurs de la France, ne pouvait être qu'un symptome de fascisme.
Défendre l'armée, c'était mériter la mort.
 
Or ne voilà-t-il pas qu'on entonne la Marseillaise à propos de tout et de rien, qu'on encense la police, la gendarmerie, les CRS etc. en agitant les drapeaux du pays  ?
Mais n'est-il pas surtout réjouissant de voir des cohortes de plus en plus denses de jeunes gens et de jeunes filles devenus brusquement fana-mili, se presser aux bureaux de recrutement de l'armée de Terre, de Mer et de l'Air vingt ans seulement après que le service militaire de conscription a été aboli au soulagement de toute une génération ? 
J'attends avec impatience de voir les automobilistes embrasser le gendarme qui les verbalisera pour avoir dépassé la vitesse autorisée de 5 kms/heure  ou déposer des fleurs sur les radars de contrôle.
Nous connaissons tous au moins une personne, une femme, blonde, fille d'un ancien parachutiste et député poujadiste, candidate à une élection dans le Nord le mois prochain, au nom bien breton, qui ne doit pas être triste de cette spectaculaire palinodie.
  
 
 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 20-11-2015 à 09:55:12

Un sourire dans ce gris ambiant fait le plus grand bien..!! Nous avions commencé, Marc et moi, à sourire dans notre coin.. Mais je dois reconnaître que ce sursaut patriotique n'est pas fait pour me déplaire, nous déplaire..!! Nous autres français constituons un peuple...versatile..mais unissons nous pour les vraies causes..autour de réels debats..et virons M Valls qui a , encore!!, ouvert son bec quand il faudrait savoir se taire..cretin..!! Nos amis médecins militaires sont.."furax"..!! Bonne fin de semaine à toutes et tous.fse

2. seringa  le 20-11-2015 à 12:25:51  (site)

Cet article a réussi à m'arracher un sourire, après la gravité du précédent ... et le tragique du suivant.
Omnia vincit amor ?
Suave mari magno...
Amicalement. seringa.

3. fugace  le 20-11-2015 à 14:17:49

Oui bien vu et bien dit !

[se presser aux bureaux de recrutement de l'armée de Terre, de Mer et de l'Air vingt ans seulement après que le service militaire de conscription a été aboli au soulagement de toute une génération ? ]
Une frange non négligeable de notre jeunesse passe beaucoup d'heures (trop) sur des jeux virtuels violents où ils adorent tuer et prendre le risque de se faire eux aussi "queuter" comme ils disent.
Faudrait-il croire que la complexité de la société dans laquelle la fin du XXème nous à amené aurait fait germé dans les esprits un besoin de violence véritable ?.

4. Florentin  le 20-11-2015 à 20:21:39  (site)

Je ne suis pas sûr que les gens se jettent actuellement dans les bras des policiers et des gendarmes parce qu'ils les aiment soudain. Je crois qu'il s'agit du réflexe qu'ont ceux qui ont peur et qui cherchent à se mettre sous protection. PS : Je vous prie de m'excuser de ne pas avoir relu mon commentaire précédent.

 
 
 
posté le jeudi 19 novembre 2015

En Algérie, déjà...

On prétend que les poissons rouges, à chaque tour qu'ils font dans leur bocal, oublient qu'ils viennent d'en faire un et que cette abscence de mémoire leur permet d'avoir une vie heureuse. Ils ne sont pas les seuls.
 
 
 
Les évènements que la France est en train de traverser et dont il est à craindre qu'elle continue pour longtemps encore de les vivre, ne sont pas une nouveauté sur le sol national.
Les Français d'Algérie, dont je suis, ont vécu à peu près la même chose il y a soixante ans.
Bien sûr certains penseront - et ce n'est pas absolument inexact - que les choses ne sont plus les mêmes et que les buts des combattants sont différents.
Reste que la violence extrême, le fanatisme, la souffrance des populations n'ont guerre changé.
 
 
Ah ! certes, les Français de Métropole n'eurent pas, c'est le moins qu'on en puisse dire, une totale empathie avec leurs compatriotes d'Algérie.
Le tableau qu'on leur en dressait, les rumeurs qu'on colportait à l'envi, le poids des idéologues qui se croyaient progressistes en soutenant toutes les dictatures communistes du monde avaient fini par les convaincre que les pieds noirs, comme on les appela alors par dérision et mépris, étaient d'infâmes exploiteurs de la misère du peuple arabe, racistes, dont la principale activité consistait "à faire suer le burnous".
 
Toute une kyrielle d'intellectuels, emmenés par Jean-Paul Sartre qui, durant l'occupation nazie s'était montré beaucoup plus discret, entretenait cette légende et chantait les louanges des poseurs de bombes, de de ceux qu'on appelait les "terroristes" et prenait haut et fort leur défense.
 

De juin à septembre 1956 nous connûmes les explosions quotidiennes, la peur dans la rue, le soupçon généralisé. Cent cinquante attentats eurent lieu, à Alger d'abord, puis dans tous les départements algériens.
Les bars - le Milk-Bar, l'Otomatic, la Cafétéria, le Progrès, le Coq Hardi, pour ne citer qu'eux -  le Casino de la Corniche, des bus, des tramways, des cinémas, des stades, tous les lieux de rassemblement festifs étaient les cibles des poseurs et des poseuses de bombes.
Ces attentats aveugles ne cessèrent plus durant les sept années qui suivirent
 
Dans le même temps, des combattants égarés violaient, égorgeaient, émasculaient, énucléaient, dépeçaient dans les campagnes et dans les fermes les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards.
La population d'Algérie a vécu cela durant huit longues années.
Qu'on prenne la peine de se renseigner, par exemple, sur l'effroyable massacre d'Oran, 2000 morts, le 5 juillet 1962, quelques jours après l'indépendance et sur l'attitude criminelle du gouvernement français de l'époque. On y retrouvera, l'indifférence des autorités en moins, tous les caractères de ce que nous sommes en train de vivre.
Il est probable que la suite sera elle aussi assez semblable si ce n'est pire, les soldats du FLN de l'époque n'étant pas mus par des mobiles religieux et ne cherchant pas à perdre leur vie pour gagner le paradis.
 
Et puis - je ne saurais le passer sous silence puisque j'évoque cette douloureuse guerre - il y eut le sort atroce que, dans l'indifférence générale et avec le silence complice du général de Gaulle, connurent les soldats musulmans supplétifs de l'armée française, les harkis.
Abandonnés à leur sort tragique par notre armée qui s'était repliée, livrés aux atrocités les plus barbares de ceux qui les considéraient comme des traitres à la cause de l'indépendance algérienne, ils furent les victimes les plus misérables de cette politique calamiteuse.
 
Il ne faut pas les oublier car ce serait passer sous silence que nombreux sont, parmi les jeunes gens et les jeunes filles qui aujourd'hui font une guerre totale aux "croisés", les petits enfants de ces hommes abandonnés, trahis et déhonorés.
 
Comment pourraient-ils aimer la France ?
Comme souvent, aujourd'hui ne peut se comprendre qu'à la lumière d'hier. 
 
  
 


Commentaires

 

1. fugace  le 19-11-2015 à 14:29:11

Oui il faut entendre tout ce là. Que de souffrances de part et d'autre. A mon avis, il faudra certainement plus qu'un siècle et d'autres malheurs pour que cette page s'imprègne d'un début d'apaisement.
Avec du recul, et avec les souvenirs d'enfant qui a vécu cette période depuis la métropole au travers des conversations familiale, journaux, radio, grand frères ou oncles qui ont participés aux événements de très près, je me suis toujours demandé pourquoi la "politique" avait sur ce sujet déjà failli, non seulement par un aveuglement qu'il serait facile de qualifier aujourd'hui, mais surtout par un manque crucial de vision sur le long terme, dont aussi il me semble par rapport aux populations très pauvres des campagnes de là-bas comme d'ailleurs en métropole, mais avec un contexte très différent.
Pour tenter de faire un lien de ce sujet encore (très ?) sensible, avec les événements très graves qui se sont déroulés en métropole, je pose la question
- L'insouciance largement répandue, se rajoutant à l'aveuglement précité n'a t'elle pas joué un rôle funeste ? "



2. Florentin  le 19-11-2015 à 20:08:56  (site)

Tache indélébile sur l'uniforme du général de Gaulle qui a refusé qu'on "s'embarrasse" des harkis et qui permis qu'on parque dans des camps ceux qui avaient été, malgré lu, rapatriés. .

3. Frank-Marie-THOMAS  le 20-11-2015 à 08:01:55  (site)

" Tache indélébile" en effet, mais méthodiquement dérobée à la vue de nos concitoyens.
On a parqué des soldats français musulmans dans des camps après 62, et on fait les délicats sur les bracelets électroniques pour des assassins !

4. La cigogne  le 20-11-2015 à 11:53:13

Merci pour votre article..j'étais tres jeune -5ans!!quand ces tragiques événements se sont produits..j'apprends..j'ai juste de tres vagues souvenirs de discussions tres animées autour de la table dominicale..!!..fse

5. Bellatrix  le 20-11-2015 à 20:49:47

www.lexpress.fr/actualite/monde/la-verite-sur-les-massacres-d-oran_460144.html
Article publié le 13/09/2006

C'est indéniable:le régime de l'époque a commis des atrocités.
Aucune société ne peut avoir un rapport libre avec son passé.
Au sujet de l'effroyable massacre du 5 juillet 1962 (un peu après les accords d'Evian en mars 1962) je ne partage pas votre point de vue. Sans vouloir être désobligeante ni vous faire peine.
La police française a trop tardé pour intervenir donc éminemment coupable, cela est indéniable,et...je cite Andrée Montero (son livre Le Cri) 2 membres de sa famille (son mari et frère si j'ai bien tt retenu) ont été massacrés ce jour-là :dans les deux camps,c'était à qui se massacreraient,s'étriperaient avec le plus de haine.
Le fossé était devenu fosse,où se perdaient les charniers." Andrée Montero.
Un autre témoin Miloud Karim Rouince né en 1928 (Membre du FLN depuis 1955,ancien maçon à Oran puis en mars 1962 il a fait office de policier :"Nous avons remonté 800 personnes dans une fourgonnette au commissariat central...nous emmenions les prisonniers à la Sebkha près du petit lac pour les tirer à la mitraillette ,en fait,nous n'avions même pas le temps de les tuer car dès que les européens,harkis,militaires de Djiboutis (des juifs en majorité me semble-t-il? ) descendaient de ladite fourgonnette,le peuple s'en emparait et les achevait,qui au couteau,qui a la hache,qui par le feu (torche vivante) .Le peuple,homme et femme s'en chargeait.Je crois que ce fut une vague de démence.
24 heures après précise-t-il,je n'aurais pas pu refaire la même chose.
L'Etat français a commis des atrocités (c'est un euphémisme) et s'est comporté très mal avec les karkis mais il y a eu aussi des luttes et des massacres fratricides aussi.
Vous en savez plus que moi sur la question (je n'étais pas née) mais me suis basée sur le travail d'étude des historiens. (le lien évoque leur travail/ Jean Monneret & Maurice Faivre en ont fait un livre "La Tragédie dissimulée.Oran,5 juillet 1962".
Lumineuse soirée à vous.

6. Bellatrix  le 21-11-2015 à 17:07:37

Pardon..maldonne de ma part! Je rectifieLanguehilippe Gomis et Aimé Montero,mari et frère d'Andrée Montero,ont été enlevés "le 15 avril 1962",au "Domaine des Andalouses",près du village d'El-Ançor.
Leurs dépouilles n'ont jamais été retrouvées.

7. Bellatrix  le 23-11-2015 à 14:25:57

Décidément! Pardon de nouveau même si je n'y suis pour rien cette fois-ci.Un intrus (smiley) s'est glissé là sans que je le veuille.
(je préfère le préciser afin d'éviter d'éventuels malentendus)
Il ne viendrait à l'idée de personne d'intercaler quoi que ce soit dans un commentaire évoquant des faits aussi dramatiques.
Simple question de bon sens et de décence.

 
 
 
posté le mercredi 18 novembre 2015

Voltaire visionnaire.

 Une lectrice avisée me rappelle ces belles citations du Dictionnaire Philosophique (1764) .

 

 

 

 

 

« Que répondre a un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu (*) qu'aux hommes et qu'il est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?

..Lorsqu'une fois le fanatisme a gangréné un cerveau, la maladie est presque incurable...

Ce sont d'ordinaire les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains. »

 

 

 

 

  

 

 

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Commentaires

 

1. Florentin  le 18-11-2015 à 17:09:51  (site)

Ce qui signifie que ce que nous vivons aujourd'hui, Voltaire l'a aussi vécu en son temps. Le fanatisme religieux assassin est éternel. Nous n'en avons donc pas fini avec lui. Hélas !

 
 
 
posté le mercredi 18 novembre 2015

Les palinodies de Hollande (2)

Il y a quelques années, Hollande et les caciques de la Gauche, ridiculisaient Ségolène Royal qui voulait qu'on reprît l'habitude en France de chanter l'hymne national et de brandir le drapeau tricolore.

Depuis une semaine, on la chante et on le brandit plusieurs fois par jour.

 

Il y a quelques mois, Monsieur Hollande stigmatisait ceux qui proposaient de rétablir les contrôles à nos frontières, de fermer les mosquées salafistes, d'expulser les imams dangereux et les bi-nationaux ayant commis un crime en France.

Depuis quelques jours, il reprend sans vergogne toutes ces "horreurs" à son compte et tente même de laisser penser qu'il en est l'auteur. 

 

Il y a quelques semaines Messieurs Hollande et Fabius refusaient de livrer à la Russie deux navires déjà payés, et ils en tiraient grande fierté.

Depuis hier, ils se félicitent de la proposition de Poutine de rejoindre notre flotte au large de la Syrie.

 

Il y a quelques jours, il n'était pas question pour nos forces aériennes de bombarder les positions de Daesch en Syrie.

Depuis quelques jours on nous rebat les oreilles avec les frappes  de nos rafales en Syrie.

 

Il y a quelques heures encore, la priorité était double : battre Daesch et chasser Bachar El Assad.

Hier, François Hollande fait silence sur ce second engagement. 

 

Et pour brocher sur le tout, voilà le mou qui joue les durs. 

 

Il fait honte. 

 


Commentaires

 

1. decapedee  le 18-11-2015 à 18:37:34

Le pauvre homme fait il est vrai un peu honte à la France (un bon point cependant à observer: la discussion récente sur des accords commerciaux avec l'Iran).
Pourquoi?

Parce qu'il n'est pas digne de ses fonctions de chef de l'Etat français.
Pourquoi ?

Parce qu'il est incapable de quitter la ligne dictée par Washington et que la France doit avoir sa propre politique si elle estime que celle de Washington est mauvaise.

Manque d'expérience? d'idées? de discernement? Influence de lobbys internationaux?

C'est ainsi que nous avons dû nous associer smiley_id2354640aux USA en n'ayant qu'un seul objectif: le renversement d'Assad; pour cela il a fallu DANGEUREUSEMENT armer, à coups de millions de dollars et d'euros, le groupe jihadiste Isil (ainsi que des autres groupes opposés à Assad). smiley_id121607

Problème: certains groupes dits modérés se sont radicalisés, d'autres ont été capturés avec les armes offertes et les moins chanceux ont été anéantis par les groupes radicaux.

Une politique digne de la France, dans l'intérêt des français et de la communauté internationale:

CESSER DE BOMBARDER LE PROCHE-ORIENT, CESSER DE VOULOIR RENVERSER LES REGIMES (Irak, Syrie, Lybie) MAIS AU CONTRAIRE, RESPECTER LES SOUVERAINETES NATIONALES, ETABLIR DES RELATIONS AMICALES ET COMMERCIALES TOUT EN PROTEGEANT NOS FRONTIERES DES TERRORISTES.

Pauvre France !

C'est avec les cons qu'ils faut être impitoyable.. smiley_id119167

2. fugace  le 19-11-2015 à 00:51:03

Il y a longtemps que je me pose la question de savoir de qui il est le pantin.
Les fils ne serait-ils pas de papier reconnaissable au toucher les yeux fermés ?

 
 
 
posté le mercredi 18 novembre 2015

Les forces de la vie

« On n'entend, dans les funérailles, que des paroles d'étonnement de ce que ce mortel est mort..." Voilà, dit-on, ce que c'est que l'Homme".

Mais celui qui le dit est un homme, et cet homme ne s'applique rien, oublieux de sa destinée.

Ou, s'il passe dans son esprit quelque désir volage de s'y préparer, il dissipe bientôt ces noires idées; et je puis dire, Messieurs, que les mortels n'ont pas moins de soin d'ensevelir les pensées de la Mort que d'enterrer les morts mêmes.»

 

                                                                    J. B. Bossuet, Sermon sur la Mort. 

 

 

Cette capacité d'oubli, ce désir vital d'effacer de sa mémoire ce qui pourrait nuire aux forces de la vie est une merveilleuse capacité de l'être humain chez qui la force vitale l'emporte sur le renoncement et le désespoir.

C'est grâce à elle que la vie finit par l'emporter. A de très rares exceptions près, parmi lesquelles, et en premier lieu, il faut penser aux rescapés des pires massacres du siècle passé, le temps est un baume salvateur.

Ce sera encore une fois le cas pour tous ceux qui ont vécu les horribles heures du 13 novembre.

Ils n'oublieront évidemment jamais les sanglantes images, les détonations ahurissantes, les cris des victimes, l'effroi qui les a saisis.

Mais ils vivront, plus encore, peut-être, qu'auparavant. 

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Bossuet (1627-1704)
 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 18-11-2015 à 08:52:35

Oui.Les rescapés n'oublieront jamais,mais ils vivront plus intensément par la suite.
Une fois la culpabilité d'avoir survécu surmontée.

Il y a un passage sublime dans Les Mémoires intérieurs (publiés en deux parties en 1959 et en 1965 si je ne m'abuse) évoquant les amis disparus.
Certains textes peuvent avoir un effet consolateur.
Dommage,je n'ai pas le temps dans l'immédiat pour le transcrire.
Très bon mercredi à vous.

2. ptit-n-ange  le 18-11-2015 à 11:56:49  (site)

Bonjour,

Qui pourrait oublié les heures passées ? Personne bien évidement ! Mais nous continueront à vivre, nous le devront à toutes les victimes.

Cordialement.

Ptit n'ange

3. La cigogne  le 18-11-2015 à 13:40:33

"Que répondre a un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir a un Dieu qu'aux hommes et qu'il est sur de mériter le ciel en vous égorgeant?..lorsque le fanatisme a gangrène un cerveau, la maladie est presque incurable...ce sont d'ordinaire les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains."Voltaire.. Dictionnaire philosophique....

 
 
 
posté le mardi 17 novembre 2015

" Guerre " (3)

Je le disais dans mes précédents billets, sans doute va-t-il falloir que les Français apprennent à vivre quotidiennement avec la menace d'un attentat.

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu'à présent, à quelques rares exceptions près, notamment dans les transports ferroviaires ou aériens, les assassinats de masse ont eu lieu dans des lieux symboliques des capitales européennes : Londres, Madrid, Paris.

Il est à craindre que ceux-ci ne se déplacent sur tout autre point du territoire, comme un marché, un vide-grenier de province, une église, une école de campagne, etc. où il est évident que la sécurité des citoyens est infiniment moins bien assurée.

C'est alors, si par malheur cela arrivait, que la terreur serait totale en France, puisque plus personne ne se sentirait à l'abri d'une bombe ou d'une balle.

Avec les épouvantables fusillades de vendredi dernier qui ont massacré indistinctement  des malheureux qui se trouvaient là pour leur malheur, ce processus d'épouvante a déjà été enclanché.

Nous avons connu cela en Algérie il y a 60 ans, j'y reviendrai d'ailleurs dans un prochain billet.

 

Pour l'instant je voudrais, comme de très nombreux Français, élever une forte protestation contre ceux qui gouvernent et sont censés avoir notre protection comme priorité absolue.

 

- Qui peut comprendre qu'après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en janvier aucune des mesures que le président de la République annonce aujourd'hui dans l'urgence et que nombre de responsables avaient réclamées dès cette date, n'ait été prise, sous ombre du respect de "l'Etat de droit" ? 

- Comment est-il concevable que des personnes, au nombre de quelques milliers, connues, fichées, souvent plusieurs fois condamnées, fréquentant des mosquées intégristes aient pu continuer à aller et venir en toute tranquillité ?

- Pourquoi, alors que certains services de renseignements alliés - notamment américains et turcs - nous avaient avertis de la dangerosité de tel ou tel, rien n'a été fait pour les neutraliser ?

- Plus précisément encore, comment justifier que deux au moins des assasssins des cafés et du Bataclan nous aient été signalés par les turcs à deux reprises sans que nos services ne réagissent ?

 

Marianne est un symbole éthique. La République est avant tout une morale.

En d'autres temps, non seulement les responsables d'une telle incurie n'auraient plus eu le front de parader et de se draper dans leurs beaux sentiments larmoyants et leur feinte sévérité, mais ils eussent eu la décence de présenter leur démission (*) pour avoir gravement failli à leur devoir. 

 

 

(*) Cet heureux temps n'est plus. Ce n'est pas une question d'orientation politique. Qu'on songe un instant que Claude Guéant, condamné il y  une semaine à deux ans de prison avec sursis, ose deux jours plus tard, venir sur un plateau de télévision nous faire profiter de son expertise en matière d'ordre public ! O tempora ! O mores !

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. decapedepee  le 17-11-2015 à 18:20:32

Face au laxisme, a la désorganisation consécutive aux manques de moyens budgétaires, face a la déconnection totale avec nos réalités de nos gouvernants énarques et responsables élus, a l institutionnalisation de la langue de bois, à la cacophonie lors des débats télévisés, aux cafouillages des gouvernements, aux petits arrangements, aux intrigues de pouvoir pour garder sa bonne place, les français sont tristement désemparés
Ceux qui n ont pas le courage de démissionner seront "démissionnés par les urnes"..

2. Frank-Marie-THOMAS  le 17-11-2015 à 20:58:57  (site)

@ decapedepee

Sans aucun parti pris, je considère qu'il serait invraisemblable que de tels incapables soient reconduits. La démocratie suppose qu'on rende des comptes.

3. Bellatrix  le 18-11-2015 à 08:29:14

En plus de son incompétence crasse,l'exécutif français a contribué de manière indirecte à tout ce chaos.

Le général Flynn (directeur de l'agence de renseignement militaire américaine) dans un rapport de 2012 "avançait déjà que le soutien aux rebelles dits "modérés" profitait en réalité essentiellement à l'Etat islamique.
Dans un article,Guillaume Borel,avait déjà fourni différents éléments démontrant que la coalition occidentale dont fait partie la France ,a mené une politique de soutien à divers groupes djihadistes en Syrie dans l'objectif de renverser le président Bachar-al-Assad,sous le prétexte fallacieux "de l'aide apportée à des groupes fictifs de rebelles *modérés*"
La véritable nature de ces prétendus groupes rebelles a été récemment mise en lumière par l'intervention russe qui a entraîné une cohorte de protestations de la part des chancelleries (avant les attaques terroristes subies en France ce vendrdi bien sûr) occidentales au motif que les frappes aériennes auraient visé les rebelles soutenus par l'Occident. (Révélatrices et éclairantes les réponses apportées de Poutine aux journalistes à ce sujet lors du G20 en Turquie.Il est bon de préciser aussi qu'Erdogan défend la cause de l'Etat islamique..il en a même fait mention récemment ).
Il est bon de savoir aussi que les groupes frappés par l'aviation russe appartenaient à l'Armée de la Conquête,qui regroupe (entre autres) le Front Al-nosra,branche syrienne d'Al-QaÏda et des groupes islamites comme Ahrar al-Cham.
Il est bon aussi de se souvenir de la déclaration de Laurent Fabius en 2012 que le Front Al-nosra (branche syrienne d'Al-Qaida) faisait du bon boulot!!!

Comme l'explique si justement Guillaume Borel:"Le chaos auquel a été réduite la Syrie et la prolifération des groupes djihadistes sont en effet le résultat direct de la politique étrangère française au Proche et Moyen-orient.
Enfin bref,tout cela ne fait que conforter ce que l'on savait déjà.
Quand on fraternise avec le diable il faut s'attendre à brûler en enfer.Pour paraphraser la citation célèbre de Reagan au sujet de Saddam Hussein:"c'est un fils de pute,mais c'est notre fils de pute."
Quand on fait ami-ami avec des soi-disant groupes djihadistes (soi-disant modérés) pour renverser un dictateur faut s'attendre à des déconvenues.
Eux,ils s'en fichent,le retour du bâton leur est épargné puisque c'est toujours la population qui trinque! C'est toujours la population qui subissent les graves conséquences de leur incurie et manquements à leur devoir comme vous dites si bien!

4. fugace  le 19-11-2015 à 00:58:26

Un doute m'envahit, Car pour moi aux quatre questions posées, la réponse pourrait-être la même.
L'avant et l'après Charlie hebdo n'ayant cessés de m'interpeller.

5. fugace  le 19-11-2015 à 01:13:22

Je suis convaincu que vous connaissez cette vidéo relatant une intervention de DDVillepin et de H.Védrine le 26 septembre 2014 dans l'émission CSOJ de F. TADDEÏ. Je mets donc le lien pour vos nombreux lecteurs.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/video-quand-dominique-de-villepin-s-opposait-a-la-guerre-contre-l-etat-islamique_1179957.html

 
 
 
posté le lundi 16 novembre 2015

Savent ? Sachent ?

 

 

 L'émotion, sans doute...

 

 

«   Il faut que les forces de l'ordre savent à qui ils ont affaire »

 

 

                                                                        Nicolas Sarkozy le 15 novembre 2015 

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 16-11-2015 à 19:42:48

Bah! Faute vénielle pour un impénitent comme lui.
Sur un autre registre il y en a tellement d'autres,autrement plus graves,à son actif. Clin doeil1

2. decapedee  le 16-11-2015 à 20:12:07

1/ encore et toujours: "il faut...!
2/ les forces de l'ordre n'ont certainement pas attendu Sarkozy pour le savoir
3/ oh hé "savent ou sachent..hein moi Président de la France je m'assois sur la grammaire française
4/ ils ou elles ? (s'il s'agit des forces de l'ordre)

Ainsi nous avons: le Pitoyable smiley_id2383225
Nous avons aussi: l'Impitoyable smiley_id2386917
Où est le truand?

 
 
 
posté le lundi 16 novembre 2015

"Impitoyable"

" Impitoyables, nous serons impitoyables " a déclaré François Hollande.

 

 

 

Au vrai, on peine à le croire. 

Si les mots ont un sens - et ils en ont un, même si ceux qui s'en servent semblent souvent l'ignorer - "impitoyable" désigne une personne inaccessible à la pitié, infligeant, sans se laisser attendrir par quelque sentiment que ce soit, une punition qu'il juge méritée.

Qui pense sérieusement que ce président et ce gouvernement en particulier - voire tout autre président et tout autre gouvernement - réponde jamais à cette définition ?

 

Ceux qui, réellement, sont impitoyables ce sont ces tueurs fous qui calmement, méthodiquement, vident leurs chargeurs sur des passants, des spectateurs, des clients attablés. Ceux qui font de l'assassinat un mode de communication de leur idéologie affolante. Ceux qui considèrent que les autres sont des ennemis qu'il ne s'agit que d'abattre froidement pour gagner son paradis. Ceux qui n'attachent aucune valeur à la vie et qui vont jusqu'à sacrifier la leur.

Ceux-là, oui, sont vraiment impitoyables.

 

Mais nous, qui vivons dans un pays de droit, qui sommes attachés aux valeurs humanistes, pour qui la vie est un bien si précieux qu'on s'acharne, parfois même au delà du raisonnable à la prolonger, qui avons aboli le droit pour la société de mettre à mort même les plus épouvantables criminels, comment donc pourrions-nous être impitoyables ?

Et  le prétendre, le promettre, n'est-ce pas prendre le risque d'être pris au mot et de justifier par avance que nos ennemis soient renforcés dans leur conviction et se montrent - légitimement à leurs yeux - impitoyables ? 

 

Je sais que certains de mes lecteurs sont parfois un peu surpris ou dérangés par l'importance que j'accorde aux mots au point de leur consacrer toute une rubrique de ce blog; ils semblent considérer que la réflexion sur la sémantique est assez vaine et même contraire au réalisme indispensable à l'action efficace.

Mais je maintiens, en mettant humblement mes pas dans ceux de Camus, que rien n'est plus néfaste que de mal nommer les choses, parce que cela entraîne de grands désordres.

 

lI est faux et périlleux de prétendre que nous serons impitoyables.

Nous continuerons, parce que telle est la civilisation à laquelle nous ont conduits quinze siècles d'Histoire, à préférer la justice à la vengeance et l'humanité à la sauvagerie.

Battons-nous, vainquons notre adversaire, mais ne brandissons pas des mots définitifs comme nous le ferions d'armes factices.

Le remède serait alors pire que le mal. 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Florentin  le 16-11-2015 à 11:48:11  (site)

J'ai été, moi aussi, étonné d'entendre dans la bouche du président un mot aussi inapproprié, mais je n'ai pas été aussi choqué que vous. Je crois que Hollande a été là dépassé par son émotion. Sans s'apercevoir qu'il entrait ici dans la même logique que celle des tueurs de Daech.

2. Bellatrix  le 16-11-2015 à 13:36:41

Entièrement d'accord une fois de plus.
"Je préfère la justice à la vengeance et l'humanité à la sauvagerie." (je vous cite)

Etty Hillesum: (Déportée anonyme avec ses parents et l'un de ses frères,Misha,elle est embarquée le 7 septembre 1943 dans un convoi de 987personnes et meurt à Auschwitz le 30 novembre 1943.Quelques extraits issus de onze petits cahiers à spirale et des centaines de lettres écrites de sa main (confiés à une amie) qui sont devenus,quarante après sa mort,son lumineux ouvrage posthume (Une vie bouleversée et Lettres de Westerbook)
"La saloperie des autres est aussi en nous.Et je ne vois pas d'autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture.Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur,que nous n'ayons d'abord corrigé en nous.L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs.
Se laisser subvertir par la haine et l'attiser c'est leur donner raison (s'abaisser à leur niveau d'inhumanité).La haine ne règle rien mais contribue à la généralisation du chaos.La haine aveugle et accroît la barbarie.La perpétue.Plus positif est de tenter de comprendre ce que les événements ont à nous dire afin de les combattre au mieux.

Je souscris entièrement au billet de Jean-claude Guillebaud...
www.lavie.fr/actualite/societe/reapprendre-a-penser-la-guerre.14-11-2015-68174_7.php

Quelques extraits:
"Nous sentons bien que si nous sommes "en guerre",comme le clament les médias,cette expression ne rend pas vraiment compte de la réalité.
En guerre contre qui,au juste? Où sont les armées? Où est le front? Quelq sont les "buts de guerre",comme on disait jadis.

Pour la première fois depuis plus de deux siècles,les Européens ont vécu une période de paix de 70 années. Si l'on excepte les guerres de la décolonisation (toutes situées hors de la France),les "opex" (opérations extérieurs) au Mali ou en Centrafique,et les brefs soubresauts dans l'ex-Yougoslavie. (deux générations,en somme,que la guerre était sortie de notre imaginaire collectif).

(.......) Nous avions fini par penser - à tort- qu'elle était l'état naturel d'une société.L'état de sidération qui est le nôtre tient d'abord à cet "oubli" trop confortable.

Mais notre désarroi,notre effroi,se trouve aggravé par le fait que le terrorisme,même le plus meurtrier,est une "guerre" bien particulière.Le philosophe Frédéric Gros,en 2005 (Etats de violence.Essai sur la fin de la guerre,Gallimard-Essais),il assurait que la guerre traditionnelle disparaissait peu à peu et se voyait remplacée par des "états de violence".Ces derniers n'étaient plus liés à un territoire particulier,ne passaient plus par des armées en ordre de bataille,mais s'insinuaient jusque dans notre univers le plus quotidien:cafés,gares,restaurants,lieux publics.C'est bien à ces "états de violence" que font songer les opérations revendiquées par Daesh.

(....)

Huitième paragraphe/1è remarque:cette fois,la cible des terroristes n'était ni des caricaturistes de Charlie Hebdo,ni des juifs,ni même des chrétiens,des socialistes ou je ne sais trop qui.La vraie "cible",indifférenciée,c'était tout le monde et personne.Le but visé n'était que statistique:il s'agissait de tuer le plus d'hommes et de femmes possible,pour épouvanter les politiques et mettre en branle les médias.De ce point de vue-là,l'action terroriste visant la France s'est alignée sur celle qui est en usage depuis longtemps en Irak,en Syrie ou dans le Caucase.

(.....)

A ce consentement au "sacrifice" (les commanditaires du crime ont utilisé (instrumentalisé) des kamikazes prêts à mourir/ils acceptent de mourir pour leur cause funeste),nous ne pouvons opposer,nous,que l'efficacité de nos technologies (renseignement,écoutes,ADN,usage des drones,etc) et sur un savoir faire tactique toujours plus efficace.Mais,l'une et l'autre,parfois,seront forcément pris en défaut.Il faut le savoir sans se bercer d'illusions:nous aurons d'autres attentats du même type;peut-être même beaucoup,qui viendront,à intervalle plus ou moins régulier nous plonger dans ces "états de violence" ,nouvelle appellation de la guerre.Certains sont et seront déjoués,mais pas tous.Il faut donc nous préparer collectivement - et civiquement -,à ces éventualités.Au bout du compte,je ne sais pas si,au sens strict du terme,nous "sommes en guerre" .En revanche,je suis sûr d'une chose:quelle que soit sa nature,il nous faut réapprendre à penser la guerre sans céder à la panique.
Notre vraie réponse aux terroristes sera de ne plus jamais être terrorisés.

Billet de Jean-Claude Guillebaud (site La Vie pour le lire dans son entièreté )

Merci pour votre billet.

 
 
 
posté le dimanche 15 novembre 2015

Guerre (2)

Il est hélas probable que la France doive se préparer à traverser une longue zone de turbulence et à affronter à nouveau l'horreur qu'elle vient de subir.

 

 

 

Ce ne sera pas la première fois de sa longue histoire. Elle a toujours réussi à faire face et à survivre. Mais une condition s'impose à elle, c'est qu'elle ouvre les yeux et qu'elle cesse de mal nommer les gens et les choses pour se dispenser d'avoir à s'en défendre. Il va lui falloir s'habituer, comme les habitants d'Alger il y a plus de cinquante ans, à vivre avec la peur permanente des attentats et une nouvelle organisation de la vie quotidienne. 

 

Trop longtemps on a toléré dans les collèges et les lycées, qui auraient dû être le creuset de la conscience civique et de la morale publique, des comportements insultants et violents.

A un grand nombre de reprises, quoiqu'exerçant mon métier dans un lycée "calme", j'ai eu à sanctionner des propos intolérables, sexistes, antisémites, etc. qui, il faut avoir la lucidité de l'admettre, venaient bien souvent de jeunes gens gâtés par une idéologie pseudo-religieuse terrifiante.

Lorsque j'ai eu l'occasion de porter ces comportements à la connaissance des responsables de mon établissement, je n'ai eu pour toute réponse que des paroles lénifiantes sur le thème " pas de vagues", quand ce n'était pas une franche incrédulité, voire une hostilité.

Cela se passait dans les années 1990 et 2000.  

 

Les belles âmes de l'époque se croyaient très ouvertes et très humaines en fermant les yeux sur des dérives qui insensiblement devenaient insupportables. Et lorsque la violence, de verbale qu'elle était, devint de plus en plus souvent physique, on commença, mais trop tard, à se réveiller.

Et même alors, il se trouva nombre d'enseignants, d'élus, de responsables associatifs pour condamner l'interdiction d'arborer des signes religieux dans les établissements scolaires. Souvenons nous du nombre d'inepties proférées par les défenseurs auto-proclamés des droits de l'Homme au sujet du voile islamique.

 

Mieux vaut tard que jamais, me dira-t-on. Soit.

Mais il est triste de constater qu'il faille que le sang coule en abondance pour qu'enfin on ose appeler un chat un chat et une guerre une guerre.

En le faisant plus tôt et en prenant les mesures éducatives, juridiques et politiques adaptées on aurait pu éviter ce bain de sang et ceux qui sûrement suivront.

On n'aurait pas non plus laissé la voie libre aux extrêmistes qui prospèrent électoralement sur ce champ de ruines.   

 

 


Commentaires

 

1. decapedepee  le 15-11-2015 à 20:45:52

On n ose pas désigner une chose par son nom, faute de courage.

on répète sans cesse: "il faut..", mais on ne fait pas. Pourquoi?: par manque de courage.

Pourquoi manque t-on de courage?
Parce que l on tient a sa place, que l on a peur de perdre une place que l on sait ne pas mériter.

Pour compenser ces graves défaillances, que fait-on?

On prend un air digne et un ton grave.

LA FRANCE A-T-ELLE GAGNE SES GUERRES AVEC DE TELS CHEFS?

J A M A I S

une guerre ne se gagne pas comme une élection ("au petit-bonheur-la-chance")!

2. fugace  le 16-11-2015 à 02:54:11

En effet, il y aurait tant de choses à dire mais surtout à faire. La difficulté provient aussi sans doute que le pays est coupé en deux, (en gros). Et personne pour traiter au moins la part consensuelle qui existe entre ces parties. Le pays va bientôt être coupé en trois puisque le "cheval de Troie" va désormais prendre sa place, toute sa place.
L'horizon est sombre et sans un homme d'Etat à la hauteur des multiples sujets qui nous écrasent, il va bien falloir que les héritiers de ceux qui leur ont offert la liberté dans leur berceau, participent activement à leur tour, car la jeunesse, notre jeunesse n'a pas encore pris la mesure des enjeux à venir. Le passage du virtuel au réel risque de lui faire très mal. C'est hélas déjà commencé depuis le 13.

 
 
 
posté le dimanche 15 novembre 2015

" Guerre "

« C'est la guerre ! Nous sommes en guerre ! On nous a déclaré la guerre ! ». Depuis vendredi soir ces mots tournent en rond, repris jusqu'à l'ivresse par tous, grands et petits.

 

 

Regardons-y d'un peu plus près.

La saisissante atrocité des souffrances que des fous de Dieu viennent d'infliger à des centaines de personnes et à leurs proches ne doit pas brouiller notre vue et notre jugement. Et pour être répétée à l'infini, une erreur ne devient pas une vérité.

 

Je voudrais montrer que l'emploi du mot "guerre" par tout le monde, à commencer par nos dirigeants, est à la fois abusif et inexact.

 

La guerre suppose l'engagement de forces armées constituées, ce qui manifestement n'est pas le cas aujourd'hui.

Les poseurs de bombes, les terroristes qui nous attaquent, ne sont que le bras d'une organisation maffieuse et criminelle qui, au nom de la religion, instrumentalise de pauvres esprits incultes et exaltés. Cette campagne d'intimidation et de terreur voudrait en effet se faire passer pour une guerre, et c'est en quelque sorte lui donner déjà une sorte de victoire que de la nommer ainsi.

 

La guerre implique aussi que le peuple qui la fait soit prêt à changer au moins tout le temps qu'elle dure, son mode de vie et ses habitudes.

Or depuis deux jours on n'entend que des paroles qui vont dans un sens exactement inverse sur le thème : " ils veulent nous faire peur et nous pousser à renoncer à ce que nous sommes ; ne changeons rien à nos habitudes car ce serait leur victoire." 

Dire qu'on est en guerre et prétendre continuer à mener sa vie comme si de rien n'était est une contradiction dans les termes qui, hélas, n'est pas la seule absurdité de notre époque. 

 

Dans une guerre, chaque belligérant s'efforce de tuer le plus d'ennemis possible tout en sauvant sa propre vie.

Dans le cas de ces assassins, si l'objectif est bien de faire le plus de morts et de blessés possible, ils ne font nul effort pour sauver leur vie puisqu'au contraire chacun de ces fous s'attend à la mort, s'y prépare et la souhaite ardemment.   

 

Enfin - et c'est peut-être le plus grave - les ennemis que nous avons à combattre ne sont pas à l'extérieur de nos frontières; il sont parmi nous, ce sont pour la plupart des Français, passés par l"Ecole de la République et censés partager nos valeurs.

Cet effroyable echec que personnellement je vois venir depuis au moins 15 ans comme enseignant, que, avec d'autres, j'ai régulièrement dénoncé dans une indifférence voire une hostilité générale, était largement prévisible.

Nous avons laissé le corps social être gangréné par un mal dont on aurait pu soigner la cause dès son apparition mais que par aveuglement, lâcheté et idéologie absurde nous avons laissé proliférer.

 

 

 

 

 

Ce n'est pas une guerre que nous avons à mener, mais une vaste et longue opération de nettoyage, de redressement des valeurs fondamentales de la République et de vigilance sans faille.

En serons-nous durablement capables ? 

 

 

  

 

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 15-11-2015 à 09:20:34

Entièrement d'accord.
Cette horreur sanglante nous attend à tout un instant parce qu'elle est notre visage.Son reflet.
Puisque les sociétés dans lesquelles nous vivons la préparent.
Cette horreur sanglante en est la résultante.

Un extrait du poème de Victor Hugo "A ceux qu'on foule aux pieds/1872",poème aux mots fabuleux...

Je défends l'égaré,le faible et cette foule
Qui,n'ayant jamais eu de point d'appui,s'écroule
Et tombe folle au fond des noirs événements.
Etant des ignorants,ils sont des incléments.
Hélas,combien de fois faudra-t-il vous redire
A vous tous que c'était à vous de les conduire,
Qu'il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité.

Belle journée dominicale à vous.

Merci pour votre billet.

(les liens n'aboutissent pas)

2. ptit-n-ange  le 15-11-2015 à 09:21:31  (site)

Bonjour,

Je viens de lire avec attention votre billet et je suis bien d'accord avec vous.Il y à longtemps qu'avec mon mari nous faisons la même réflexion et notre bilan est le même. Nous en serions capable je pense, mais le voulons nous ? Je pense que si jusqu'ici nous n'avons rien fait n'est ce pas peur de se faire traiter de raciste ?

Cordialement

Ptit n ange

3. gegedu28  le 15-11-2015 à 09:34:00  (site)

Bonjour,
... tout à fait d'accord, la vermine est chez nous, elle est à nos portes sans que nous puissions la repérer.
... y a du boulot sur la planche !
A+
Gégédu28

4. Bellatrix  le 15-11-2015 à 12:03:41

Euh..la vermine est chez nous ou en soi-même avant tout?

5. Icaunaise  le 15-11-2015 à 13:21:05

Qu'importe aujourd'hui le choix des mots... Quelle importance pour les 129 morts d'hier qu'ils soient morts en guerre ou pas en guerre!? Croyez-vous que ces considérations aient quelque intérêt pour les 99 blessés dont il semble fort que la vie ne tienne qu'à un fil? Face aux drames que vivent les familles et les amis de ceux qui sont déjà morts, de ceux qui le seront bientôt et de ceux qui garderont pour toujours les stigmates de cette nuit d'enfer, n'avez-vous pas la vague impression que ces délires philosophiques soient quelque peu déplacés et que la décence n'appelle seulement qu'au silence et au recueillement?

6. Frank-Marie-THOMAS  le 15-11-2015 à 15:02:10  (site)

@ Icaunaise

Bien sûr que la mort de ces malheureux et que la douleur de leur familles et la souffrance des blessés sont les mêmes qu'on soit ou non en guerre. Sur ce point nous sommes parfaitement d'accord. Mais la compassion n'épuise pas le sujet et "le silence et le recueillement" ne constituent sûrement pas une réponse à la hauteur du défi qui nous est imposé.
C'est d'action que nous avons besoin.

Contrairement à vous je ne pense pas qu'il soit indifférent de nommer ce que nous subissons.
Camus avait raison de penser qu'un mot mal choisi pouvait être ou induire une catastrophe.
Puisque le président et le premier ministre répètent à l'envi que "nous sommes en guerre", mon billet n'a pour toute raison d'être que de rappeler que la guerre suppose des renoncements de la part non seulement des forces chargées de notre protection, mais de chacun d'entre nous.
Pour l'heure, nous en sommes loin.

7. La cigogne  le 15-11-2015 à 17:17:19

Merci pour ce billet..mon officier de mari avait très envie de vousécrire.. Vous avez été plus rapide et très efficace..mais qu'importe les mots.. Nous avons très mal..en cette fin de dimanche.. Je pense à ces jeunes morts..a leurs familles..mais je suis en colère..tres en colere..!! Mais je n'ai pas peur.. Rate..même pas peur..!! Fse

8. decapedepee  le 15-11-2015 à 17:26:18

Seigneur, priez pour eux?
Les victimes de ces attentats se satisferaient-ils de silence?
Faudrait-il se taire? Interdire les communiqués de l Élisée par exemple?
Se satisferaient-ils de recueillement?

L humanité entière est concernée par ces sauvageries au nom de Dieu et qui visent a semer la terreur parmi la population. A travers ces crimes, ces attentats concernent chacun d entre nous aujourd'hui et certainement demain.

Les victimes d attentats sont considérés comme victimes de guerre et leurs enfants seront reconnus pupilles de la Nation.

Il s agit donc maintenant de prendre les décisions qui s imposent dans l intérêt des français.

Quid des centaines de milliers de migrants qui ont assuré "promis, juré, craché je suis victime de l EI, je ne suis pas islamiste"?
On vient précisément de démasquer déjà 2 migrants parmi les auteurs de ces crimes.

C est ce qu'est devenu la France qu il faut pleurer. On n a plus de moyens humains et techniques dignes de ce nom et on va jouer les "va-t en guerre" et les justiciers comme si la France était toujours un grand Empire alors qu elle est devenue un petit pays de rien du tout, mal gouvernée, endettée jusqu'au cou et a la proie de n importe qui.

Il avait dit qu il assumerait la guerre a la Syrie.

Alors? Il va concrètement, il va assumer comment? Par des couvre-feux?

9. fugace  le 16-11-2015 à 03:15:33

"Ceci n'est pas une guerre".
Et pourtant c'en est une. Sauf qu'elle ne ressemble pas à celles que nous avons pu imaginer par les livres, ou vécu pour certain(e)s.
Ainsi, à quoi donc vont servir demain nos matériels militaires de défense incluant P.A., SMA, Avions de chasse, bombes atomiques, etc....
Les bombes demain seront "humaines" comme déjà vu ailleurs. Il va donc falloir alors de gré ou de force" trouver le bon chemin" (au sens propre comme au figuré) pour qu'ensemble la masse soit suffisamment résistante. Ce n'est pas gagné, car l'ennemi à pris beaucoup d'avance.

 
 
 
posté le mercredi 11 novembre 2015

" Mérite "

La Droite l'avait plusieurs fois évoquée sur fond de protestations indignées de la Gauche, celle-ci la remet sur le tapis dans une sorte d'indifférence générale.
 
 
 
 
De quoi s'agit-il ?
De la rémunération des fonctionnaires au mérite.
Pour l'heure il n'est question que des fonctionnaires territoriaux employés des communes, des départements et des régions.
Il n'est cependant pas exclu que la mesure ne soit élargie aux fonctionnaires d'Etat.
La nouvelle n'a pas fait grand bruit, ce qui peut surprendre. A moins que le public, accoutumé à ces  annonces bien souvent creuses et sans effet, ne prête plus à tout ce bruit qu'une oreille dubitative et distraite.
 
Toujours est-il que si l'intention du gouvernement est bien d'aboutir à la mise en œuvre de la rémunération au mérite, il s'agit d'un bouleversement des habitudes dont les conséquences peuvent être majeures.
La Droite, et plus curieusement la Gauche, semblent y être favorables.
Il est  possible, donc, si tout cela aboutit, que dans les années qui viennent, une partie de la rémunération des fonctionnaires soit variable en fonction de leur "mérite".
 
Ce mot, d'origine latine, signifie à l'origine "récompense", c'est à dire prime de satisfaction donnée à un militaire qui a particulièrement bien accompli sa tâche.
Progressivement le mot a cessé de désigner la somme d'argent allouée pour signifier la qualité du service rendu qui justifiait cette gratification.
Aujourd'hui le mot "mérite" désigne une vertu de sérieux, d'application, de courage, etc.
On voit qu'en donnant une prime sonnante et trébuchante à ces qualités, on revient au sens premier du mot.
 
 première vue, rien de plus juste que de récompenser le zèle d'un employé.
A y regarder de plus près, cependant, il en va tout autrement.
Je pose deux questions : - en quoi consiste le mérite particulier d'un employé qui fait correctement son travail et qui y met tout son cœur ? 
                                            -  qui jugera du mérite particulier de tel ou tel ?
 
Autant je considèrerais comme équitable de sanctionner celui ou celle qui ferait mal son travail, qui serait souvent en retard, etc., autant il me paraît abusif d'augmenter le salaire d'employés qui font simplement ce à quoi ils se sont engagés.
Nous sommes là sur une pente glissante qui amène, chose extravagante, à récompenser par exemple ceux qui sont régulièrement présents à leur poste...
Quant à la question cruciale de la responsabilité de l'octroi de cette prime au mérite, elle est encore plus aléatoire et discutable.
Le moyen d'éviter qu'on appelle "mérite" le seul fait d'être bien obéissant, bien soumis, un tantinet lèche-bottes ?
Un employé trop zélé, qui serait amené à dénoncer dans l'intérêt du service les mauvaises mesures prises par ses supérieurs sera sans doute exclu, lui qui pourtant le mériterait plus que les autres,  du bénéfice de cette prime.
 
Sans être trop pessimiste, mais simplement en ayant un peu d'expérience de la vie en groupe et du fonctionnement d'une administration, on peut craindre que la prime au mérite ne soit qu'un moyen de renforcer le pouvoir des responsables et de contraindre les employés à une soumission plus ou moins servile. 
 
 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 11-11-2015 à 13:16:23

En ce qui me concerne cela ne me laisse pas indifférente.Je m'offusque carrément que cette rémunération des fonctionnaires au mérite puisse être mise en application.
C'est en soi porter atteinte implicitement à leur conscience professionnelle et intégrité morale.
Si prime selon leur efficience au travail cela révèle révélatrice la piètre considération qu'ils ont pour eux.
C'est les considérer comme des êtres mineurs et défaillants (immatures et irresponsables),incapables de faire correctement leur mission par pure conscience professionnelle.Par amour du travail bien fait pour la fierté d'eux-mêmes et pour le bien de la collectivité.
Finalement ce parti politique (c'est valable pour les autres) juge les autres corps de la société en fonction de leurs propres turpitudes.Ils font surtout de la politique pour en tirer de substantiels avantages et privilèges qu'ils ne méritent guère compte-tenu de leur incompétence crasse!
Et surtout de leur manque de probité.
Combien de députés se font porter pâle à l'Assemblée Nationale ou à Bruxelles?
(les autres exemples sont légion!)
Et ils veulent réduire le taux d'absentéisme des fonctionnaires?
Si je fais le compte de mes absences en remontant dix ans en arrière:deux jours seulement (c'était pour une gastro carabinée pardon pour le détail! ) c'était un jeudi et un vendredi,fort heureusement les deux jours du W-K faisaient suite pour me remettre!
Et être en forme pour le lundi.Deux jours en dix ans d'activité.Franchement c'est aberrant de rémunérer des fonctionnaires pour qu'ils fassent correctement ce pour quoi ils sont déjà rétribués! C'est en soi leur accorder un régime spécial..on entérine un régime qu'on est censé supprimer par un tour de passe-passe!
Franchement cela me révolte profondément.
Alors qu'il faudrait mieux rétribuer certains travailleurs dont les infirmières ou ceux qui font des travaux pénibles.Ces hommes et femmes valeureuses oeuvrent aussi pour le bien de la collectivité!
Je trouve cela à la limite du fascisme:le bâton ou la carotte.Des manoeuvres dilatoires s'il en est.
Je crains fort aussi que la personne censée faire usage soit du bâton ou soit de la carotte ne le fasse pas dans un réel souci d'équité.
La nature humaine faisait souvent preuve de partialité pour x et x raisons qui seraient trop longue à développer ici.
D'autant plus dans un contexte hiérarchique.
La conscience humaine dont celle en l'occurrence qui consiste à bien faire son travail n'est pas monnayable.Tout travail mérite salaire cela va de soi mais monnayer le fait d'être consciencieux sûrement pas!
Cela pour moi relève de l'éthique tout simplement.
Et je souscris aussi à la teneur de votre dernier paragraphe.C'est dans l'idée de les instrumentaliser pour en faire non des êtres libres et consciencieux (avoir la conscience et volonté de bien faire est logiquement consubstantiel à la nature humaine,cela ne s'achète sinon cela relève d'une perversion ) mais en faire des êtres serviles et exploitables à volonté.
L'une des motivations est de les presser comme des citrons pour réduire le nombre du cheptel!
Réduites à être des bêtes de somme...
Enfin bref,tout cela me fait gerber!

2. Frank-Marie-THOMAS  le 12-11-2015 à 09:35:26  (site)

@ Bellatrix

Je suis heureux de constater que nous sommes d'accord sur ce sujet.
Comme enseignant durant 40 ans, j'ai pu éprouver à de multiples reprises à quel point ceux des collègues les mieux"vus" (qui donc auront droit éventuellement à la prime au "mérite" ) étaient souvent les plus insignifiants mais les plus dociles.
Vous avez ajouté dans votre commentaire une dimension importante du problème : le flicage suppose la méfiance, ce qui est effectivement une grave atteinte à la dignité des fonctionnaires et témoigne d'une société médiocre et triste.
En 1996 j'ai publié un ouvrage, "Tableau Noir " dont le thème principal est précisément celui-là.

3. Bellatrix  le 12-11-2015 à 13:57:41

Oh pardon! Je viens de relire ma diatribe ou plutôt mon pavé truffé de fautes.Il aurait fallu le faire avant de le poster! Comme j'ai une pensée en arborescence je me fais violence pour faire dans le succinct...à maîtriser tout cet afflux qui s'impose à moi,d'autant plus si c'est un sujet qui me passionne et/ou me révolte.
L'un n'empêche pas l'autre ceci dit.
J'aurais mieux fait de me relire avant de le poster,ai bien envie de les corriger mais je n'ai pas trop le temps pour ce faire.
J'irai voir sur la toile si votre ouvrage est référencé.Sans nul doute.
Lumineuse fin de journée à vous.

4. fugace  le 16-11-2015 à 03:32:23

Je n'ai travaillé que dans le privé, ou ce genre de prime existait.Mais aussi différentes et volatiles les une que les autres surtout dans le temps.

Je demeure pour ma part convaincu qu'il existe une piste en ce sens. La difficulté majeure demeurant dans le choix des critères et leur mesure, avec quel outil et surtout par qui.

Hélas sans doute une usine a gaz difficilement applicable, comme celle des avantages relatifs aux travaux pénibles dans le privé.

 
 
 
posté le mardi 10 novembre 2015

Gaîtés des textes sacrés (2)

« Le ksatriya* doit protéger les citoyens contre toute difficulté. C'est pourquoi, dans le but de maintenir la loi et l'ordre, il peut, dans certains cas, user de la violence.

Son devoir est de vaincre les armées de rois ennemis pour gouverner le monde sur la base des principes religieux. » 

 

La Bhagavad-gita ( le chant du Bienheureux ) IIe chapitre, verset 31 

 

 

 

* Le "ksatriya" est généralement un roi dont la mission est de protéger ses sujets. 

 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 11-11-2015 à 13:29:24

Le chant du Bienheureux est bien mal nommé puisqu'il prône et exalte la haine de l'autre.
Gouverner le monde sur des principes religieux cela met en exergue les "bonnes pratiques" du croyant,mythe qu'exaltent aujourd'hui dans le sang et la violence les djihadistes d'Irak ou de Syrie.
La haine cimente leur groupe et les fait tenir ensemble.

2. Bellatrix  le 12-11-2015 à 07:52:01

Suis allée lire ce verset (quelques autres également) issu d'un poème de Krishna (la Bible de l'hindouisme) censé instruire le prince Arjuna "sur le but ultime de la vie".

Je transcris:" Dans ce verset le sentiment de la nature tout entière en ce moment périlleux de la guerre.
"Tuer les miens":cette expression contient à la fois le cri du coeur et de l'esprit d'Arjuna.
"Tuer" vient de l'esprit voué à la vérité,à la droiture,à la destruction du mal."Les miens" est le cri du coeur.
Arjuna,dont le coeur est comblé d'amour,perçoit ses opposants comme des êtres chers et non comme des agresseurs ou des ennemis.Cette perception justifie ces paroles:"Je ne vois aucun bien dans le fait de tuer les miens dans la bataille."
Alors effectivement je retire ce que j'ai dit précédemment:quiconque prône la paix et/ou perçoit avec acuité qu'autrui, fut-il son ennemi,demeure son frère humain. Dans ce sens-là il fait partie des "Bienheureux". Sourire1

 
 
 
posté le dimanche 08 novembre 2015

Gaîtés des textes "sacrés" (1)



« Dieu descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.
Et Il dit " voici que tous forment un seul peuple et parlent une seule langue...
Maintenant aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons, descendons ! et là, confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres.»
 
La Bible  la Genèse, 11
 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 09-11-2015 à 20:02:30

Mon précédent commentaire s'est envolé d'une drôle de façon.Je ne sais s'il sera enregistré.
Je ne connais pas cet extrait issu des textes sacrés (La Bible).
Quelle interprétation en faites-vous? Je vais attendre la suite (2) pour le savoir.
La langue permet d'exhiber tout comme elle permet de dissimuler.Elle a le pouvoir de fournir certaines informations et d'en cacher d'autres.
Et pour rebondir sur mon précédent commentaire:la langue c'est aussi le discours politique qui plus que tout autre discours devrait ouvrir toutes les portes.
Comme l'exprime si justement Alain Bentolila:ce discours devrait ouvrir toutes les portes par lesquelles l'intelligence du peuple pourrait s'immiscer pour bousculer des certitudes et déranger l'ordre établi.Les portes de la réfutation si bien nommées par lui.Une incitation à la discussion et à la critique.
Enfin pour le dire de façon succincte A.Bentolila invite les responsables politiques à faire l'impasse sur certains mécanismes de la grammaire parce qu'ils les utilisent sciemment pour interdire tout questionnement et toute réfutation,bafouant ainsi la langue dans ce qu'elle a de plus noble:l'appel au dialogue exigeant.
J'attends la suite (2) pour savoir le fin mot de

2. Frank-Marie-THOMAS  le 10-11-2015 à 09:11:18  (site)

@ Bellatrix

La "suite", chère lectrice, consistera en d'autres citations d'un texte sacré - sans me cantonner à la Bible - dont le fond montrera, comme celui de ce billet, le caractère souvent violent, cynique et profondément inhumain des religions.
Chacune de ces citations sera indépendante de celle qui la précède, même si l'esprit général en sera le même.
Le passage ci-dessus est un extrait du début de l'Ancien Testament que partagent Juifs et Chrétiens; il montre un dieu méchant et jaloux, qui ne supporte pas la concorde et la paix entre les Hommes et qui, sciemment, les fait se disputer pour sauvegarder sa mainmise sur eux.
On ne peut guère rêver plus mauvais roi.
Merci pour vos commentaires riches et approfondis.

3. Frank-Marie-THOMAS  le 10-11-2015 à 09:13:29  (site)

J'oublie, dans mon commentaire, de préciser que ce passage, extrait du début du Livre, est celui de la tour de Babel.

4. Bellatrix  le 15-11-2015 à 09:36:34

Je suis allée ré-écouter René Girard hier.
(notamment "la Violence et le Sacré" /Le rôle de la violence dans la culture humaine "Le Bouc émissaire" sur youtube)

=U9G_ldEdmMvc (le choix ne manque pas!)

Cet essayiste français (décédé au début de ce mois de novembre ) qui a cherché au travers l'analyse littéraire à créer une nouvelle anthropologie,décelant au fondement de toute culture la violence..à laquelle il oppose l'irréductibilité du message évangélique.

 
 
 
posté le vendredi 06 novembre 2015

Bourde chez Bourdin.

 

 

Madame Myriam El Khomeri, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social. 

 

 

 

 

Ce n'est certes ni la première fois ni, on peut en être certain, la dernière qu'un ministre sera pris en flagrant délit d'ignorance sur un point précis touchant à la vie quotidienne des Français.

Un tel, ministre de l'Education Nationale, ne sait pas résoudre une simple règle de trois, tel autre, lui aussi ministre de l'Education, yoyotte entre un kilo de plumes et un kilog de plomb, telle femme du monde-ministre ignore le prix du ticket de métro, etc, etc. 

On raconte encore, en Bretagne, l'histoire de ce ministre de l'Agriculture, héritier d'une famille illustre de négociants en vins de Champagne, répondant aux paysans qui se plaignaient de ne plus avoir de pâturage  pour leurs bêtes : " et toute cette herbe ? ". Il montrait en disant ces mots un vaste champ de blé en herbe... 

Ainsi, la bourde chez Bourdin hier matin de Madame El Khomeri, qui a remplacé François Rebsamen au ministère du Travail et de l'Emploi il y a deux mois, n'est pas si rare qu'il faille plus que de raison la monter en épingle.

 

 

Cette jeune (37 ans) et brillante  femme  a gravi en accéléré les marches du pouvoir : chargée de mission auprès du maire du 18e arrondissement de Paris en 2002, conseillère municipale du 18e arrondissement ( celui de Daniel Vaillant et de Lionel Jospin),  et adjointe au Maire de Paris en 2008, réélue adjointe au maire auprès d'Anne Hidalgo en 2014, nommée secrétaire d'Etat chargée de la ville en août 2014 dans le premier gouvernement Valls, devenue ministre du travail en septembre 2015 à la suite de la démission de François Rebsamen, retourné gérer sa ville de Dijon. Parcours fulgurant.

 

On peut s'étonner tout de même du ministère qui lui a été affecté. En effet, jusqu'à ce jour, Mme El Khomeri était apparemment spécialisée dans le domaine de la sécurité et de la tranquillité publiques, mission qui avait accompagné ses mandats de conseillère et d'adjointe au maire de Paris  depuis plus de dix ans. Rien ne semblait la prédestiner à gérer l'épineux ministère du travail et de l'emploi dans cette période particulièrement sensible.

 

Or voici qu'hier matin, interviewvée par Jean-Jacques Bourdin sur RMC, elle s'est pris les pieds dans le tapis sur le sujet extrêmement délicat des emplois à durée déterminée qui concerne, hélas, un si grand nombre de nos concitoyens.

Eux savent bien qu'un CDD ne peut être renouvelé que deux fois. La ministre, elle, interrogée sur ce point dit d'abord "trois fois", puis "plusieurs fois", pour terminer par cet aveu : " je ne pourrais pas le dire".

 

Le cas, en soi, n'est pas pendable. Nul, pas même la ministre, ne peut connaître par coeur l'intégralité du Code du Travail français.

Il n'en reste pas moins que la question ne concernait pas un point de détail, mais une donnée de base dont l'ignorance, quoi qu'on dise, est plus que troublante de la part de celle qui est censée dominer la question la plus brûlante de l'épreuve que traverse notre pays.

 

La capacité d'oubli du public est telle et la puissance déferlante des vagues médiatiques si grande qu'il est probable que toute trace de ce faux pas sera bientôt effacée et que Madame El Khomeri restera ministre. On ne démissionne plus, de nos jours, que lorsqu'on y est contraint. Et Vatel n'est plus de notre temps.

Ce qui est à craindre, cependant, c'est que l'autorité de l'Etat et le respect dont il doit être entouré pour mener à bien ses missions risquent d'en être une fois encore altérés 

  

 

 

 

 

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Bourdineries
 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 06-11-2015 à 15:24:37

Qu'il etait beau Monsieur Cazeneuve dans son bel habit de ministre de l'intérieur ..chez Monsieur Bourdin ce matin..mécontent que l'on s'en soit pris à un ministre de la republique.!! Un ministre blessé..pauvre chou..!! Pas envie de la plaindre..moi..!! On ne demande pas à un ministre du travail de réciter le code ..mais un stricte minimum de connaissances..on pourrait presque en rire.si ce n'était a pleurer..!!fse

2. Florentin  le 06-11-2015 à 15:50:26  (site)

Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierrre ... Mais, vous avez raison, cela fait désordre. Le problème, c'est que les ministres ne sont pas forcément nommés dans leur domaine de compétences. J'ai, par exemple, bien connu B. Caseneuve, puisque je l'ai eu comme maire. C'est un homme de dossiers et de chiffres, que rien ne prédisposait à la sécurité. Il est ministre de l'Intérieur. Il y peine, évidemment ...

3. fugace  le 09-11-2015 à 00:13:50

Ce n'est pas tant la méconnaissance du point particulier en question qui pour moi à fait désordre, mais bien plus la déstabilisation infantile de l'élève n'ayant pas appris sa leçon face à l'instituteur accablant.
Ce faux pas ne lui sera pas pardonné d'abord par ceux de son camp idéologique qui doivent commencer à bouillir face à tant de bourdes successives des unes et des autres.

4. Galinette   le 09-11-2015 à 12:10:03  (site)

juste une remarque : j'ai entendu, par pur hasard, en direct l'interview de la ministre du travail (que je ne connaissais pas et pour laquelle je n'avais aucun a-priori particulier si ce n'est un malaise un peu suspicieux à force de voir en " 1ere ligne", à des postes requérant un minimum d'expérience des " jeunots" n'ayant jamais vraiment été confrontés à la complexité de la réalité, des idées..., si ce n'est à travers des livres ou des "mémoires" universitaires ou des cabinets plus ou moins obscurs. Bref, j'ai été éberluée par son air d'élève appliquee récitant une leçon bien apprise, par son incapacité à maîtriser son sujet face à un interlocuteur un peu dérangeant ( interlocuteur dont je n'apprécie pas spécialement le ton ou la manière par ailleurs. Pour moi M. Bourdin est le prototype du "journaliste" dont bcp de gens ont assez. Mais il fait de l'audience..!!).
Esprit brillant la ministre? Peut-être. Ça ne m'a pas sauté aux yeux et j'ai plutôt "vu" le visage lisse, inexpressif de "la bêtise au front têtu". De celle qui ne doute pas, qui ne se pose pas la question de sa légitimité à ce poste, un peu comme NVK ( le sourire mielleux et l'arrogance triomphante en moins, l'inconscience en plus).
Je me suis dit que son incompétence allait sauter aux yeux, qu'on aurait droit à un " buzz" qui n'aurait aucune conséquence tant tout est devenu "inconséquent" et j'ai éteint mon poste de télé, dégoûtée pour la journée.

En lien, un bon résumé de l'épisode. (Je trouve)

http://grincheux.typepad.com/weblog/2015/11/myriam-el-khonnerie-ministre-du-travail.html

5. Bellatrix  le 09-11-2015 à 15:04:27

Il est bien évident que cette femme a été nommée à un poste qui n'a rien à voir avec son domaine de compétences. (il suffit à chacun de se renseigner sur son parcours et cursus liés à l'administration du politique/mémoire de fin d'études sur les maisons de Justice et du Droit/Chargée sous Delanoé des questions relatives à la prévention,la sécurité et le toxicomanie,porte-parole d'Anne Hildago,nommée Sécrétaire d'Etat à la politique de la ville en 2014,enfin bref je vous fait grâce du reste)
Cette femme ne connaît rien à la vie des travailleurs et chômeurs.Elle ne sait absolument rien à quoi ils sont soumis.A l'instar des hommes politiques qui font profession de leur engagement politique pour les privilèges qui vont avec,ils sont complètement déconnectés de la vie des pauvres gens.
Non au service des citoyens mais avant tout ils font profession de leurs propres intérêts aux dépens du plus grand nombre.Déjà en lui-même tout le système politique est profondément dévoyé.
Je suis absolument réfractaire aux cumuls des mandats.Et faire carrière dans la politique devrait être interdit par la loi.Je vote pour!!!
Néanmoins,j'ose croire encore à la probité de quelques un(e)...
Combien de politiques masculins sont nommés à des postes qui ne cadrent en rien avec leurs compétences initiales? (ils se nomment les uns les autres par effet de consanguinité et dans un esprit de retour de bonnes grâces afin de maintenir leurs privilèges)
Parce que c'est une femme ce serait plus grave?
Comme Galinette je ne supporte pas les procédés de Bourdin.Il attend les hommes politiques comme un brigand dans les bois pour les mettre à mal.
Leur faire perdre la face pour faire le buzz!
Ce qui fait du tort à tout le monde sauf à son taux d'audience.Résultat les citoyens n'ont rien appris sur ce qu'elle compte faire réellement pour le marché de l'emploi.Sur sa mission etc...
Cela ne peut que conforter la défiance et désintérêt des citoyens à l'égard des politiques.Ce qui ne peut contribuer à amoindrir leur capacité à défendre leurs droits.
Des droits et des devoirs bien entendu (l'un ne va pas sans l'autre) :c'est d'abord la résistance active à l'oppression qui fait le citoyen.La puissance de revendication est ainsi le gage même de la défense permanente d'un droit effectif.Autrement dit,en deça des dispositions juridiques,avoir un droit c'est avoir,avant tout,la puissance de pouvoir le défendre et de le revendiquer.Enfin bref,c'est à la réalité effective résultante de sa mission qu'il faudra juger cette femme.
Sa fonction a débuté le 2 septembre 2015 dans un domaine qui ne fait pas partie de ses compétences directes alors laissons-lui le bénéfice du doute.
L'attaquer par surprise au coin d'un bois n'est pas un comportement loyal d'autant plus si c'est pour en tirer des bénéfices substantiels:faire fructifier sa boutique en faisant le buzz!

6. Frank-Marie-THOMAS  le 09-11-2015 à 17:23:44  (site)

@Bellatrix

Je suis en accord avec l'essentiel de votre commentaire. Comme vous, notamment, je ne considère pas que la bourde de Mme El Khomeri la disqualifie en tant que ministre , même si cette lacune me semble particulièrement fâcheuse.
Sur J.J. Bourdin je ne partage pas complètement votre point de vue.
Certes cet homme est assez brutal, certes il vise avant tout à conforter l'audience de RMC et de BFMTV. Mais il passerait pour un journaliste complaisant dans certains pays anglo-saxons, notamment aux USA. De plus il faut à mon avis mettre à son crédit le fait qu'il traite de la même manière tous les politiques, quelle que soit leur appartenance.
Enfin je suis absolument hostile au sous-entendu que laisse courir Mme El Khomeri lorsqu'elle évoque son état de femme et de femme maghrébine par un de ses parents pour expliquer l'acharnement dont elle se dit victime.
Cet argument usé jusqu'à la corde me paraît, surtout en l'occurrence, une assez misérable défense.

7. Bellatrix  le 09-11-2015 à 19:39:55

Je ne savais pas qu'elle avait fait usage de la nationalité de son père pour se victimiser.
Ce genre d'attitude me révulse également.
Plus on assume les conséquences de nos erreurs et moins on éprouve le besoin de blâmer les autres.
Il est toujours plus difficile de faire de soi une évaluation critique que de s'attribuer une part de responsabilité dans ce qui nous arrive.Aussi paradoxal que ça puisse paraître,c'est le refus d'assumer nos responsabilités qui nous met en condition d'être victime et/ou à la merci de l'autre.

Oui,Jean-Jacques Bourdin fait subir le même traitement aux hommes politiques tous bords confondus.Je n'apprécie guère son postulat qui consiste à les piéger (pourtant je ne suis pas tendre avec le milieu politique) de façon systématique.
Ce n'est pas comme si leurs lacunes apparaissaient de manière fortuite au cours d'un interview bien mené.Le fait que ce soit orchestré à l'avance,qu'il essaie sciemment de les mener à la faute,cela me procure un sentiment de malaise.
C'est un procédé déloyal qui annule de ce fait toute authenticité au débat. Vouloir faire le buzz médiatique en voulant acculer les hommes politiques à la faute je n'assimile pas cela à du vrai journalisme.
Les pousser à la faute et les pousser dans leurs retranchements (aller au-delà de la langue de bois) sont deux choses distinctes pour moi).
Oui c'est vrai,les journalistes français sont trop complaisants parce qu'inféodés eux aussi au retour de leurs bonnes grâces.La courtisanerie à toujours bonne presse en France (c'est le cas de le dire).
Hélas, ce ne sont toujours pas des mondes séparés mais ils se pénètrent les uns les autres... Lunettes
Hors du cadre de leurs fonctions journalistiques bien sûr.C'est un système qui fonctionne comme le même principe des vases communicants/Ils se font allégeance. (Philippe Verdier l'a appris à ses dépens)
Franz-Olivier Giesbert décrit cela infiniment mieux dans ses innombrables bouquins consacrés aux soi-disantes élites.

 
 
 
posté le mercredi 04 novembre 2015

Anecdote vécue.



Cette anecdote qui m'a été racontée par une amie très chère, qui en rit encore.
 
Une collègue enseignante  organisait avec ses élèves le compostage des déchets de la cantine en vue d'enrichir un petit carré de terre misérable où rien ne poussa jamais, mais dont les effluves insupportables gênaient tout le monde.
 
Poussant toujours plus loin  son amour de la nature, elle ne cessait de pester contre l'usage qu'elle considérait abusif de la photocopieuse par ses collègues.
 
Un jour qu'elle était encore un peu plus irritée que de coutume, elle colla sur l'appareil ce mot pathétique et déchirant :
 
" Arrêtez de faire pleurer la planète ! "
 
 
 


 


Dans la même veine, entendu à l'instant  France 3 durant le 12-13 :
"Un geste écolo simple : faites pipi sous la douche".
En voilà une bonne idée, et ragoûtante surtout à l'hôtel ou dans les campings ! 
 
 


 
 
posté le mercredi 04 novembre 2015

"Homophobe", "climatosceptique", "athée",etc.

Par goût et par formation  professionnelle - déformation, diront certains - les mots me passionnent, et je suis sans cesse à la recherche de ce qu'ils disent et plus encore de ce qu'ils cachent.
 
 
 
On connaît la phrase cynique de Talleyrand prétendant que " la parole  été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée". Force est de constater que certains mots sont des pièges et que leur emploi, même en toute bonne foi, peut s'avérer inepte, voire dangereux.
 


ATHÉE  est un terme-piège par excellence.
Construit sur le modèle courant des mots privatifs commençant par le préfixe "a", il désigne une personne privée de la foi en dieu. Comme tout privatif, il dit sans le dire que la normale est de croire, et que ne pas croire est une infirmité, comme le fait d'être "aveugle" ( "privé de vue"), ou "anormal" ( "exclu de la norme").
Ainsi, une croyance religieuse est présentée comme une donnée naturelle, une norme dont certains handicapés sont privés; des malades en quelque sorte.
 
HOMOPHOBE  est une vilaine création; vilaine et absurde, parce que fondée sur un contresens.
Le suffixe grec "phobe", en effet, signifie "qui a peur de" et l'adjectif "homos" veut dire "semblable". En toute logique, donc, l'homophobe devrait être celui qui a peur de ce qui est semblable à lui.
On est loin, on le voit, du sens  que l'usage absurde qui en est fait donne couramment à ce mot, par lequel on cherche à stigmatiser les personnes qui condamnent les femmes et les hommes  qui sont attirés sexuellement par les personnes de leur sexe.
 
CLIMATOSCEPTIQUE est  un néologisme constitué de deux mots accolés - comme les monstres antiques  le sont de deux ou plusieurs corps - dont le premier désigne évidemment le climat et le second celui qui doute.
Au pied de la lettre, par conséquent, le mot "climatosceptique" devrait qualifier une personne qui doute que le climat existe.
Cette absurdité n'est pas due au hasard : cet adjectif composite ridiculise tous ceux - dont je fais partie - qui doutent non pas, naturellement, de l'existence des climats, non pas, non plus, que ceux-ci soient changeants au cours des millénaires, mais que ce soit l'activité humaine qui soit cause du changement actuel.
 
En cette époque de déferlement de la parole sur des supports de plus en plus vastes, rapides, et incontrôlables, il importe sans doute plus que jamais d'être attentif à l'emploi des mots, surtout lorsqu'ils sont d'invention récente. Il ne faut jamais oublier qu'un mot ne naît pas tout seul et que derrière lui peuvent avancer des idéologies parfois néfastes.
 
 
 
NB:  Sans doute m'intéresserais-je un jour à d'autres mots-valises dont notre époque est friande : "islamophobe", "écoresponsable", "alicament" et autres monstruosités...
 


Commentaires

 

1. Bellatrix  le 06-11-2015 à 20:42:41

Un(e) homosexuel(le) est attiré(e) sexuellement par les personnes de leur sexe. Ils ou elles n'éprouvent par conséquent aucune phobie à l'égard des personnes de leur sexe.

Un(e) homophobe a peur (éprouve une phobie) à l'égard des personnes qui sont attirées sexuellement avec des personnes de leur sexe.Qui plus est si elles ont des relations sexuelles avec des personnes de leur sexe.

Ce sont souvent ceux qui refoulent leurs tendances homosexuelles qui forment le plus gros contingent des homophobes.

Suis athée et bisexuelle et je suis convaincue qu'il y a un lien de cause à effet du réchauffement climatique avec l'activité humaine.
Bien évidemment celle-ci s'ajoute à d'autres facteurs.

Quel terme sied le mieux pour me définir?
Pour le premier je privilégie malgré tout Athée à celui d'agnostique.Pour les autres je vous laisse juge.

2. Frank-Marie-THOMAS  le 07-11-2015 à 09:08:49  (site)

@Bellatrix

Heureusement notre époque n'est pas encore devenue suffisamment folle pour inventer un mot qui définisse tous les paramètres d'une personnalité à la fois. Ou bien il faudrait construire une infinité de mots-valises en nombre aussi élevé qu'il y a d'êtres différents sur cette Terre.
Je vous remercie de dire que "vous êtes convaincue qu'il y a un lien de cause à effet du réchauffemenet climatique avec l'activité humaine".
Si c'était une vérité scientifique, le mot "convaincue" n'aurait pas de sens.

3. Bellatrix  le 07-11-2015 à 10:36:06

Mon interrogation était dite sur le mode de l'humour et de la dérision pardi! (dérision à mes dépens)
D'où l'intérêt de l'usage des smileys.

Je ne suis pas sceptique aux effets de l'activité humaine sur le réchauffement climatique il est vrai.
Y a-t-il une vérité scientifique? (il ne faut pas m'attribuer ce que je n'ai pas dit:un bon sujet de philo pour l'un de vos prochains articles afin de clarifier votre pensée sur la question?)

Néanmoins (vérité scientifique ou non) en ce qui me concerne les rapports du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) m'ont convaincue qu'il y a un lien de cause à effets.
Sans nier les autres facteurs.
La communauté scientifique dans son ensemble avalise la position du GIEC et démontre " la réalité" du réchauffement climatique,et que celui-ci observé depuis une cinquantaine d'années, découle "en grande partie à l'activité humaine."
"Depuis 2007,aucun corps scientifique de calibre international ou international n'a contesté "cette affirmation",quoique quelques organisateurs n'aient pas pris position.

Très bon samedi à vous et merci pour vos articles très intéressants. Sourire1
Je cite

4. Frank-Marie-THOMAS  le 07-11-2015 à 16:22:45  (site)

@Bellatrix
Il est tout à fait exact que le GIEC est très alarmiste et qu'il lie étroitement le changement climatique actuel à l'activité humaine.
En revanche il l'est tout autant que des scientifiques très sérieux s'interrogent sur ce lien et, tout en acceptant comme leurs confrères le constat du réchauffement du climat, se refusent à en rendre l'Homme responsable. Ils privilégient des phénomènes naturels, entre autre l'activité solaire.
On ne parle de ces savants-là que pour les stigmatiser ou les ridiculiser.
Quant à moi je n'ai aucune compétence pour choisir entre ces deux thèses.
Tout ce que je me borne à regretter, c'est l'engouement médiatique accablant autour de ce thème, engouement que la réunion de la COP21 porte à son paroxysme. On assiste à la naissance d'un nouveau millénarisme.
Je constate aussi que les états du monde, dont la France, font leur beurre de ces affirmations dans la mesure où "la lutte contre le réchauffement" leur permet de multiplier les impôts et les taxes pour la bonne cause, sans qu'il soit le moins du monde prouvé que cette fiscalité ait la moindre influence bénéfique sur la santé de la vie sur terre.
A ce propos, et en passant, il faudrait cesser de parler de "sauver la planète", celle-ci n'étant pas le moins du monde en danger, puisque, quel que soit l'état de la vie à sa surface dans un, plusieurs siècles ou plusieurs millénaires, la planète en tant que telle, évidemment, survivra.
Elle ne disparaîtra pas du fait de l'Homme mais de celui du soleil qui, d'ici environ 4 milliards d'années, transformé en nova, la dévorera de son feu puissant.

5. fugace  le 09-11-2015 à 00:29:21

[...Elle ne disparaîtra pas du fait de l'Homme mais de celui du soleil qui, d'ici environ 4 milliards d'années, transformé en nova, la dévorera de son feu puissant. ]
On peut aussi imaginer que ce soit d'abord le soleil qui s'affaiblisse faute de carburant. Je vous dis pas les dégâts d'abord dans les tuyauteries, et les conséquences inverses d'un réchauffement.
Là ou je serai , je les entends déjà ! "Machine arrière toutes !"

 
 
 
posté le mercredi 04 novembre 2015

Le climat se détraque !

Le licenciement du jeune présentateur météo de France 2 Philippe Verdier est passé quasi inaperçu et les medias, d'ordinaire si prompts à monter en épingle la liberté d'expression, se montrent d'une discrétion de violette depuis ce scandaleux renvoi. (*)
 
 
 
Le crime de Philippe Verdier ?
Avoir osé écrire un livre, Climat Investigation à un mois de la sacro-sainte grand-messe écolo de la COP 21, critiquant l'alarmisme millénariste de la majorité des climatologues et des écologistes.
Il a eu l'audace, faute impardonnable, de remettre en cause non pas le réchauffement du climat qui, tant bien que mal, semble être mesuré actuellement, mais le dogme fondateur du catéchisme écolo :  à savoir que le changement climatique est dû aux seules activités humaines.
 

 
 
Qu'il partage ou non les doutes de M. Verdier, un citoyen français attaché à la liberté de penser et de dire ne peut être que choqué par ce qui vient de se passer.
Malgré une pétition signée par des milliers de personnes, la direction de la chaîne nationale est restée impitoyable devant cette faute à ses yeux impardonnable : emettre une opinion qui s'écarte de la doxa dominante.
Parce qu'il refuse de se taire et de se soumettre au discours dont on nous rebat les oreilles matin, midi et soir, un journaliste est chassé, sans avoir commis la moindre faute déontologique. Oublié, Voltaire...
 
Décidément, oui, le climat se détraque ! 
 
 
(*) Ce matin, 5 novembre, il a été reçu sur RMC par Jean-Jacques Bourdin et a pu s'expliquer clairement.  
                                        -  
  
 


Commentaires

 

1. Florentin  le 04-11-2015 à 10:32:01  (site)

La censire approche. Averc ses grands ciseaux.

2. fugace  le 09-11-2015 à 00:37:51

Il est probable que les nuages s'amoncelant, un orage violent devrait s'abattre.Mais on ne sait pas encore comment classer le niveau de risque.
Le ministre Ier doit (lui) s'attendre à devoir classer la zone en "catastrophe naturelle". Un paradoxe ?

 
 
 
posté le lundi 02 novembre 2015

Air Cocaïne

Quatre Français ont été arrêtés, jugés et incarcérés par la justice dominicaine avant d'être laissés libres d'aller et venir sur le territoire de l'île, sans toutefois avoir le droit de la quitter.

 

 

Deux pilotes du Falcon 50, Bruno Odos et Pascal Furet, un membre d'équipage,  Alain Castany et un passager,  Nicolas Pisapia, ont été arrêtés en mars 2013 alors qu'ils s'apprêtaient à décoller de l'aéroport de Punta Cana avec à bord du petit jet 26 valises contenant 680 kgs de cocaïne.

26 valises amoncelées dans un si petit espace, 680 kgs de drogue - une fortune - un seul passager, avouons qu'il y avait pour le moins de quoi s'interroger et mettre en cause les quatre hommes. 

 

 -   Monsieur Odos est ancien pilote de l'Aéronavale, détaché dans l'Armée de l'Air Française.

-    Monsieur Pisapia nie être le commenditaire du vol et affirme n'en être que le passager, ignorant tout du contenu des 26 valises.

-   Monsieur Castany a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris en 2002 pour escroquerie, enrichissement personnel et détournement de fonds d'un montant de 4 millions d'euros .


Quatre mois plus tard ceux-ci ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 années de prison. Ayant fait appel de ce jugement, ils furent autorisés par le tribunal de Saint-Domingue et contre l'avis du ministère de la justice de ce pays, à demeurer en liberté surveillée sur le territoire de la République Dominicaine.

Notons au passage que l'attitude de celle-ci ne montre pas, c'est le moins qu'on puisse dire, une sévérité excessive ou un acharnement particulier à l'encontre des quatre Français. 

 

Il y a quelques jours les deux pilotes, messieurs Fauret et Odos se sont enfui de Saint-Domingue par mer puis par air, par Saint-Martin, la Martinique et la Métropole, grâce à l'action conjointe de plusieurs soutiens émanant notamment  de la Marine et de l'Aéronavale, corps auxquels ils avaient appartenu.

100.000 euros ont été réunis pour organiser cette fuite, et deux parlementaires, messieurs Chauprade, député européen FN et monsieur Cadic, sénateur UDI se sont chargés, en même temps que le criminologue Christophe Naudin, de planifier et d'organiser cette fuite.

 

Une fois passée l'émotion de la nouvelle et retombée la satisfaction - un tantinet chauvine voire raciste - de voir deux de nos concitoyens échapper à une justice nécessairement inique et barbare puisque tropicale et métisse, la raison doit reprendre le dessus.

Je ne vois rien de glorieux, pour ma part, à la fuite des deux pilotes qui soit dit en passant placent les deux autres hommes inculpés dans une situation des plus périlleuses. Il me semblait que le capitaine devait toujours quitter le navire en dernier...

Cette fuite met aussi la France en situation délicate par rapport à la République Dominicaine alors même que, du fait qu'elle est présente dans la région à travers les collectivités de Saint-Martin, de Saint-Barthélémy et des départements de la Guadeloupe et de la Martinique, son intérêt évident est d'entretenir avec ses voisins de la Caraïbe les meilleurs rapports possibles.

Compte tenu de la susceptibilité de ces pays autrefois colonies européennes, fort jaloux de leur indépendance et du respect qui leur est dû, on mesure l'impact négatif d'une telle affaire.

 

Nous en sommes là pour l'heure.

A Marseille une instruction est en cours depuis 2013 visant un vaste réseau de trafic de cocaïne; cette affaire en fera évidemment partie et les deux pilotes fugitifs devront y comparaître. (*)

Sans préjuger de leur innocence ou du degré d'implication de ces hommes dans ce trafic, la justice française, espérons-le, sera à la hauteur de la gravité des faits. 

 

 

(*)  On vient juste d'apprendre que les deux pilotes ont été incarcérés l'un à Marseille, l'autre à Lyon ce 2 novembre. Malgré les protestations de Me Dupont-Moretti, il ne semble pas que cela soit le moins du monde anormal. 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. La cigogne  le 03-11-2015 à 10:23:03

Bonjour Monsieur.bizarre..bizarre..drôle d'affaire..je ne trouve pas étrange que des hommes prisonniers s'évadent..surtout après avoir subi une telle parodie de justice.. Je déplore qu'ils aient laissé derrière eux leurs camarades d'infortune..le mode d'interpellation d'hier reste discutable..est-ce pour calmer la justice dominicaine..??!! Je le pense..!! Et cela m'agace et m'énerve..!! Fse

2. Frank-Marie-THOMAS  le 04-11-2015 à 08:14:25  (site)

@La cigogne

Je ne suis pas en mesure de dire si la justice dominicaine est soucieuse du droit des gens ni si le procès qui a abouti à l'incarcération des quatre hommes a été correctement conduit ou pas.
Les protestations d'innocence des condamnés et celles de leurs avocats ne sauraient constituer des preuves suffisantes que leur procès et leur condamnation ont été iniques. On vit tous les jours la même chose en France.
Leur libération conditionnelle en République Dominicaine, en tout cas, plaide plutôt pour un fonctionnement démocratique de la justice à Saint-Domingue.
Leur fuite place notre pays en situation plus que délicate. La seule issue possible est celle d'une justice qui fasse toute la lumière sur cette sombre affaire et sur ces protagonistes un peu inquiétants tout de même.
A l'issue de l'instruction à Marseille on en saura suffisamment pour se faire une idée du degré de culpabilité - ou de l'innocence - des deux fugitifs.
Si d'aventure il s'avérait que messieurs Odos et Fauret ainsi que les deux Français demeurés sur place fussent coupables de trafic de cocaïne, leur condamnation à Saint-Domingue cesserait de facto d'apparaître comme anormale, et il faudrait qu'une peine lourde fût infligée en France à messieurs Odos et Fauret, puisque notre pays a pour règle de ne pas extrader ses ressortissants.

3. Florentin  le 04-11-2015 à 10:30:19  (site)

Je ne suis,pas persuadé, moi non plus, de l'innocence de ces deux messieurs. Et si c'est le cas, ce sont de bien grands naïfs ! Mais, ils donnent l'impression d'avoir déjà bien roulé leur bosse. Doit tout de même y avoir un os dans le potage ... ..

4. fugace  le 09-11-2015 à 00:44:37

Pour ma part, je crois ces pilotes inconséquents, mais innocents, contrairement aux deux autres accompagnateurs des bagages.

[La seule issue possible est celle d'une justice qui fasse toute la lumière sur cette sombre affaire et sur ces protagonistes un peu inquiétants tout de même.]
De grosses surprises à venir ? J'en doute fortement, car on ne connaîtra jamais le (les) véritables propriétaires de la daube.

 
 
 
posté le dimanche 01 novembre 2015

L'impayable Monsieur Baupin.

Onze ans adjoint au maire de Paris, député de la capitale (*), Monsieur Baupin est écologiste, c'est là sa gloire, son espérance et son soutien.
 
 
 
 
Je l'ai entendu avant-hier proférer lors d'une interview à Télé Matin, sur A2, l'une des énormités les plus grossières qu'on puisse imaginer.
Ce cinquantenaire passe-partout, lisse comme une savonnette, au regard bleu-vide est propre sur lui.
 

 
Pas un mot plus haut que l'autre, une langue de bois extrêmement rôdée, un art consommé de l'esquive et de la réponse décalée.
Bref, un amateur devenu professionnel. 
 
A une question du journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait des "climatosceptiques" ( mot imbécile pour désigner les spécialistes du climat qui mettent en doute non pas le changement climatique, mais le rôle de l'Homme dans ce changement), le petit père Baupin répondit par une attaque ad hominem.
C'est une tactique bien connue, minable mais toujours efficace, lorsqu'on ne veut pas discuter du fond d'une opinion, de s'en prendre à la personne qui émet cette opinion. Cela n'éclaire en rien  la question, mais, en traînant dans la boue l'adversaire, cela permet de s'en défaire sans argumenter.
 
Selon Denis Baupin, donc, les "climatosceptiques" relèvent de deux catégories.
La première est constituée de personnes appartenant à des lobbies industriels, de faux savants, donc, vendus à l'ennemi.
La seconde  aussi peu crédible mais plus minable encore s'il se peut est celle des personnes en quête d'une notoriété facile.
Vous ne vous reconnaissez ni dans les uns ni dans les autres ? Peu importe, le révérend père  Baupin vous englobe tout de même dans ces catégories infâmantes et vous voue à l'excommunication écologique.
Sur le fond du sujet, en revanche, à savoir si oui ou non c'est l'action industrielle et agricole de l'Homme qui induit le changement du climat, pas un mot.
 
Quand on prétend incarner comme ses amis et lui-même la modernité, la morale et une façon nouvelle de faire de la politique, on n'emploie pas ces vieilles ficelles tacticiennes qui déshonorent non pas ceux qui en sont la cible, mais ceux qui, comme l'impayable Monsieur Baupin, en font  usage.
 
  
 
 (*) On lui doit à ce titre le blocage progressif de la circulation parisienne.
Son credo actuel est de subordonner le soutien des écolos à l'éventuelle candidature Hollande en 2017 à la fermeture de la centrale nucléaire de Fesenheim ... Sérieux, comme on peut le constater.  
 
 
 
 


Commentaires

 

1. Florentin  le 01-11-2015 à 10:43:34  (site)

Bonjour. Je ne sais pas qui est cet insignifiant, mais je crois bien que je ne vais pas faire l'effort de faire sa connaissance.

2. fugace  le 09-11-2015 à 00:54:58

Surnommé le « Khmer Vert » par ses opposants, cet ingénieur généraliste de formation, à su trouver la voie (*) porteuse pour sa carrière.

(*) La voie verte réservée aux déplacements non motorisés, évidemment.

 
 
 
 

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